Archive mensuelles: juillet 2015

Auteurs de fanfictions : les enfants des sagas

Battle_of_Stamford_Bridge,_fullSagaThe Battle of Stamford Bridge, from The Life of King Edward the Confessor by Matthew Paris. 13th century.

A l’occasion de la sortie de l’opus 4 de la série « Cinquante nuances de Grey », France Culture nous fait découvrir ce courant de la littérature coopérative et numérique qu’est la « fanfiction » et à travers le témoignage d’une auteure, Alixe. La série de E.L..JAMES en est un exemple dont le point de départ était « Twilight« , autre succès de librairie.

 

Poésie : La traversée de l’Eté avec RIMBAUD

418px-Forain_RimbaudJean-Louis Forain [Public domain], 1872 (via Wikimedia Commons)

Du 27 au 31 juillet, France Culture vous propose de partir à la découverte d’un autre RIMBAUD pour une « Grande traversée » .

Des témoignages, des reportages, des lectures vous ferons découvrir les multiples facettes du poète : génie,  voyou, commerçant, explorateur et  mystique.

Cette émissions se fait l’écho également de la réouverture le 21 juillet  (un peu précipitée, apparemment), du musée RIMBAUD à CHARLEVILLE-MEZIERES

Quand ? Départ tous les matins à 9h09 pour un voyage jusqu’à 11h , mais d’autres horaires à la carte sont possibles en podcast !

Des pistes à découvrir dans notre catalogue : Abyssinie : entre ciel et terre ; Eloge du voyage ; Rimbaud à Aden ; Rimbaud (chanté par Ferré) ; Rimbaud et la ménagerie impériale (Numéro spécial 2008 de la revue Parade Sauvage) ; Arthur Rimbuad : ses plus beaux poèmes ; A Rimbaud : une biographie

Pour les jeunes : Arthur Rimbaud, le voleur de feu ; Arthur Rimbaud , une vie en enfer

1Q84 Livre 1 et suite

MURAKAMIbaladeur 001Aujourd’hui, c’est 1Q84 (Tome 1) qui se fait balader dans le TER après avoir été emprunté par une jeune femme de 25 ans qui se rendait au travail à Colmar.

C’est son premier Murakami et elle a été conseillée par son patron avant de le choisir dans la Bibliothèque qu’elle fréquente à Strasbourg.

Elle l’a presque fini et va continuer l’aventure avec les deux autres tomes. Elle aime son style avec ses descriptions de personnages »carrées  » mais en même temps fouillées . Comme elle lit du fantastique, les incursions de ce genre dans les livres de cet auteur ne la gêne pas , au contraire.

« Le » site

babelio

Pour les amateurs de livres, ce site internet est bien connu. Il est un peu ce qu’est le site Marmiton à la cuisine : un site collaboratif basé sur un système de notes attribuées par les lecteurs. Pour participer, il suffit de s’identifier. On peut aussi y créer sa propre bibliothèque. Vous ne savez pas quoi lire ? Ce site vous propose plusieurs entrées : les livres les plus populaires, la presse en parle, des tags ou encore des listes de livres aux sujets parfois étonnants… Vous pouvez d’ailleurs faire un tour sur la liste des livres les plus attendus de la rentrée automnale 2015. Des vidéos, entretiens et études complètent les informations à disposition. Un incontournable !

Le prix Jean MONNET pour Christoph RANSMAYR

 

les_plus_beaux_portulansSource : Gallica.bnf.fr

L’écrivain autrichien Christoph RANSMAYR vient de recevoir le prix Jean MONNET de littérature européenne pour « Atlas d’un homme inquiet« , paru en avril dernier. 70 textes courts, presque des instantanés,  de ce témoin du monde.

Voir L’article de LIVRE HEBDO du 15 juillet 2015 sur le prix décerné à l’écrivain autrichien.

Des compagnons de route pour l’été

51et5WE8jRL__SL160_Pour les vacances à l’étranger, voici quelques petites idées qui pourraient vous accompagner tout l’été.

« L’Amérique des écrivains » : road trip par Pauline GUENA et Guillaume BINET, 2014

Voilà un livre complet qui donne envie de lire tous les écrivains rencontrés. Le principe adopté par les deux auteurs : Pauline GUENA,  auteur elle même, est partie avec Guillaume BINET (photographe)  et leurs quatre enfants pendant un an à la rencontre de 26 grands auteurs américains et des lieux qui les inspirent – soit un périple de 15 000 km environ, avec comme point de départ et d’arrivée, l’amour des livres.

Les questions posées aux écrivains par P. G. portent aussi bien sur leur cheminement dans le métier que sur leurs méthodes de travail et permettent de se rendre compte de la diversité des parcours et de les rendre tous intéressants. Même si l’organisation du métier est différente aux Etats Unis et que la tradition des ateliers d’écriture est au centre de beaucoup de « démarrages », l’envie de raconter par le livre est commune à tous. Le fait que l’auteur soit un écrivain rend très pertinentes ses interrogations et  provoque en retour les questions de certains de ses collègues américains.

G. Binet photographie les auteurs chez eux, mais aussi ses enfants (toujours de façon très naturelle). Il prend aussi des clichés des habitants et des paysages urbains et de pleine nature. De quoi partager une part de l’inspiration qui alimente l’écriture et d’en donner une interprétation visuelle, très belle.

Donc, un livre multiple, de voyage, de photos, de littérature, de témoignages… pour partir loin.

Et en complément, un voyage  (en anglais) sur les traces d’autres personnages de la littérature américaine offert par Télérama

« L’année des volcans » de François Guillaume LORRAIN, spécialiste du cinéma, est certes un auteur français,  mais les destinations où il nous emmène sont exotiques ! Direction les Îles Eoliennes, mais aussi Hollywood.

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Le livre nous dévoile comment une promesse d’un rôle non tenue par Rosselini à son impétueuse maîtresse Anna Magnani a débouché sur le tournage de Vulcano de William Dieterle, film jumeau  de Stromboli avec la rivale du nord, Ingrid Bergman.

Les deux tournages, explosifs déboucheront sur des films peut être pas indispensables. Ce qui est intéressant, c’est le trio Rosselini et ses deux amours, la façon dont les sentiments prennent part aux projets les plus fous et souvent pour de mauvaises raisons.Toutes ces passions et ces faiblesses font un mélange explosif qui donne vie à des situations et des dialogues souvent drôles et réalistes.

 

Et si vo51y0mlUA7NL._SL160_us aimez les acteurs, l’Italie et Hollywood , De si jolies ruines de Jess WALTER , trad. par Jean HESCH, roman choral, réunit aussi ces trois ingrédients avec également de l’humour : (les scènes de navigation avec Richard BURTON aviné par exemple). Les ruines désignent  les acteurs vieillissants, l’Italie d’après guerre mais aussi les bâtisses qui bordent l’Adriatique dans le petit port déserté de Porto Vergogna.

Une jeune actrice s’y réfugie en 1962, fuyant la maladie alors qu’elle devait débuter le tournage de Cléopâtre, à Rome. Aussitôt, le tenancier de l’unique hôtel du village en tombe amoureux. Elle est rejointe par Richard Burton et le producteur intéressé. S’en suivront des péripéties sur différentes époques, des retrouvailles entre des personnages liés par le cinéma et les sentiments. Avec un style à la fois drôle et poignant.

Pour faire la transition avec le cinéma, voici un recueil de nouvelles rééditées :  « La colline des potences » par Dorothy Marie JOHNSON trad. par Liliane Stzain dont un premier volume « Contrée indienne » avait servi de base à plusieurs westerns.

Pour ceux qui apprécient les voyages sous des températures plus fraîches, Katarina MAZETTI nous emmène avec « Ma vie de pingouin » pour une croisière naturaliste du côté de l’Antarctique . Une nouvelles occasion pour l’auteur de nous faire partager les états d’âme de trois personnages hauts en couleur et à priori incompatibles qui vont apprendre à s’apprécier, coincés qu’ils sont sur ce bateau.

Car,  comme dit l’auteur : « Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C’est ce qui rend l’existence si intéressante. »

imagesEt si vous voulez en savoir plus sur l’auteur Vidéos de K. MAZETTI

 

 

 

 

 

Dans le genre 51enPmHrCBL__SL160_« Famille loufoque » : La vie prodigieuse de Garnet Ferrari par Marie MANILLA, traduit par Sabine PORTE se pose là. Garnet est une jeune fille dotée de pouvoirs surnaturels détectés depuis son plus jeune âge. Le Vatican voulant s’en assurer, il dépêche un émissaire qui sera chargé d’interroger ce mystère. Le roman est constitué de ces entretiens qui nous font voyager dans l’histoire familiale d’une famille peu banale.Il se joue de notre attirance pour le surnaturel et de la volonté de récupération des croyances qu’animent les communautés religieuses.

 

Autre voyage : pour ceux qui aiment les livres qui se passent dans une librairie, comme « La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina BIVALD  » voici  » Le coeur entre les pages » de Shelly KING, trad. par Pascale HAAS.coeur pages

Une trentenaire en reconversion professionnelles forcée, va s’investir dans une librairie en perte de vitesse et victime de la concurrence. Le point de départ de cette aventure sera une correspondance amoureuse trouvée dans un exemplaire de « L’amant de Lady Chatterley » et qui va piquer sa curiosité. Au fil du livre, elle apprendra à (re)découvrir des personnes qu’elle croyait connaître et mettra ses anciennes compétences à profit.

Un livre optimiste avec des livres dedans, de l’amour, de l’humour, et un chat furtif.

A propos de ce livre, si vous voulez des avis complémentaires sur Babélio, en voici quelques uns.

 

Avec « Le paradis des animaux » par David James POISSANT et  Michel LADERER  pour la traduction,51tpIIwIKtL__SL160_ vous ferez le plein d’amour sous toutes ses formes, celui qui nous fait faire des folies (ou pas) mais nous font avancer, avancer toujours. Les personnages attachants de ces nouvelles nous réservent à chaque fois des surprises, comme dans la vie ? et avec un style percutant.

 

 

Avec « Nous » de David NICHOLLS, trad. par Valérie BOURGEOIS, partez en voyage à travers l’Europe du Sud avec un couple en pleine crise et leur fils, adolescent dans toute sa splendeur. Connie (fibre artistique revendiquée) vient d’annoncer sa décision de quitter son scientifique de mari, Douglas. Pourtant, même désespéré, Douglas décide d’essayer de sauver son couple et sa relation avec son fils. Les thèmes : difficultés d’entretenir la flamme, méconnaissance de l’autre due à la paresse et l’usure.Tout ça ne vous rappelle personne ? Si oui, plongez voluptueusement dans leur contradictions,  leurs maladresses que  l’humour « so british » de Douglas et l’écriture de l’auteur rendront émouvants.

Voir aussi : d’autres avis

 

romantisme

 

 

 

 

 

 

 

Lire en short des animations autour du livre pendant l’été

 

LIRE ENSHORT

Lire en short est une manifestation orientée vers la lecture jeunesse (pour lecteurs de 0 à 20 ans) organisée par le Centre national du livre (CNL) et le Ministère de la culture du 17 au 31 juillet.

Une carte vous permet de visualiser les animations proposées. Mais, vous pouvez aussi les rechercher sur le site par localisation, date, type d’animation, et âge ciblé.

Vous trouverez forcément une façon sympathique d’accompagner les enfants dans la lecture.

 

 

 

Le fils de Philipp MEYER ; trad. par Sarah GURCEL, 2014

ciel désert-cloudy-4607-525x350Même si ce roman se déroule sous le soleil du Texas, il est profondément sombre. Ses personnages dont les histoires se déroulent en se croisant et en s’alimentant les unes des autres espèrent une vie meilleure à chaque fois, mais l’histoire (la grande et celle de leur famille) les rattrappe et il vaut mieux faire partie du groupe dominant à ce moment là. Ce récit nous conte la vie de trois personnages membres d’une puissante famille texane, les MacCullough à plusieurs époques : du milieu du 19è (après que le Texas ait quitté le giron du Mexique) jusqu’à nos jours.

Le premier, Eli se fait enlever par un clan apache pour en devenir un membre à part entière durant trois années. Il restera marqué par leur culture d’où un hédonisme revendiqué et un goût pour les activités solitaires et/ou de pleine nature. Là, le rapprochement avec « « Danse avec les loups » (le film) mais aussi le  livre ou avec  « Little Big Man » (le ‘film) ou le livre  est tentant. Mais, dans le roman de Meyer, certaines tribus indiennes sont présentées comme pouvant être très cruelles envers des clans différents et envers les américains également (massacres de famille, scalps). Au passage, les coutumes et l’organisation sociale des apaches sont très documentées et on est loin des westerns classiques puisque la cruauté n’est pas seulement le fait des indiens. D’ailleurs, tout au long du livre, elle change de camp selon les époques et les biens à s’accaparer : chevaux, terres, têtes de bétail, puis pétrole. Donc, pas d’angélisme,  » la seule différence, entre les blancs, les mexicains et les indiens : les premiers agissent pour leur intérêt individuel, les deuxièmes dans celui de leur clan et sans hypocrisie.  On pouvait bien massacrer et piller : du moment que c’était pour ceux qu’on aimait, c’était sans importance. Pas de psychose traumatique et de regard vide, chez les Comanches – tout ce qu’ils faisaient visaient à protéger leurs amis, leur famille, leur bande. La « fatigue du combat » était une maladie de Blancs, eux qui combattaient dans des armées lointaines pour des hommes qu’ils ne connaissaient pas. » Les mexicains sont, après les indiens, les victimes des américains. Le deuxième personnage dont l’histoire nous est compté, le fils d’Eli, sera un homme doux droit et révolté contre un père sans aucune morale. Sa petite fille, perpétuera la tradition familiale à la tête d’un empire pétrolier qui participera, après les ranchs monstrueux, véritables royaumes des plaines, à dilapider la terre à laquelle les indiens étaient si attachés. Donc, c’est brutal, poussiéreux, sensuel et c’est l’histoire de cette partie des Etats-Unis qui vous attend et vous empêchera de lâcher ce grand livre.

Lien vers la Notice sur notre catalogue

Une critique sur un autre site : le fils de philipp meyer