Archive journalières: 18 août 2015

La Part des flammes Gaëlle Nohant éd. Héloïse d’Ormesson

Il s’agit de l’histoire de trois femmes de la haute société parisienne.  Au mois de mai 1897, la duchesse d’Alençon tient un comptoir au Bazar de la Charité avec la comtesse de Raezal et la jeune Constance d’Estingel. Elles viennent de se rencontrer et de se lier d’amitié au service des malades tuberculeux. Violaine de Raezal est veuve. Sa réputation entachée, nohantjpgelle doit se battre pour conserver son rang. Constance, quant à elle, a été élevée chez les sœurs et entretient une foi authentique. Elle vient de rompre ses fiançailles. Un terrible incendie meurtrier se déclenche au Bazar de la Charité. Il bouleverse la destinée des trois femmes.

Ce roman historique nous plonge entièrement dans l’ambiance du Paris de la fin du XIXe siècle. C’est encore un monde de classe, habité par les convenances. L’indépendance des femmes n’en est qu’à ses balbutiements, de même que les innovations technologiques et la recherche médicale. On suit avec passion ce monde en pleine mutation, emporté par le souffle romanesque de l’oeuvre !

Ric-Rac d’Arnaud Le Guilcher éd. Robert Laffont

Dans ma valise d’été, j’avais mis Ric-Rac. Eh bien, ça y est : je l’ai lu ! Je m’attendais à un roman avec un adolescent pour adolescents. En effet, il s’agit de l’histoire de Jeanyf, 14 ans, en vacances chez lui à La Sourle. Il doit gagner quelques centimètres pour intégrer un centre de formation professionnel de football. Arrivent de nouveaux voisins tout de cuir moulés, au look quelque peu détonnant. Voilà pour la trame. Après, Arnaud Le Guilcher se lâche ! Les personnages sont truculents : Soubirou le cousin « illuminé », l’oncle guérisseur Jackyf et le père, touchant, en veuf éploré qui peint partout des portraits de sa femme.Ricrac

Il y a bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant fait sourire. Je ne le classerais pas dans la catégorie « Ado » car les réflexions de Jeanyf ne correspondent pas à celle d’un jeune garçon. Je n’ai pas trop aimé la fin non plus qui part dans un délire fantastique total. Mais pour le reste… quel humour !

L’Eté de mes nuits blanches de Pauline Penot ed. Thierry Magnier

éténuitblancheGaël, 16 ans, souffre d’insomnie. Il voudrait arrêter de réfléchir :  à ses amis qu’il juge mieux que lui, à sa sœur qui réussit tout ce qu’elle entreprend, à son avenir morose… Son père lui propose de venir en vacances chez lui à Blois et de travailler, avec sa belle-mère, au château. Loin des vacances à Saint-Tropez qu’il invente pour ses copains, Gaël va pourtant vivre un été surprenant…

Roman initiatique intéressant et plein d’humour avec un foisonnement de thèmes. Le sujet du mal-être et de l’insomnie est ici abordé de front. Les références historiques au château de Blois et au poète François Villon enrichissent le roman.