Archive mensuelles: septembre 2015

Rentrée : ces romans francophones qui font le buzz

La rentrée littéraire 2015 comprendra 589 nouveaux romans. Ce chiffre est en légère baisse par rapport à 2014. Il comprend 393 romans français et 68 premiers romans.

 

En voici 9 dont vous avez certainement entendus parler :

 

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– La Boussole de Mathias Enard

– Profession du père de Sorj Chalandon

– Un Amour impossible de Christine Angot

– Le Crime du comte de Neuville d’Amélie Nothomb

– Eva de Simon Libérati

– D’après une histoire vraie Delphine de Vigan

– La Septième fonction du langage Laurent Binet

– La dernière nuit du Raïs Yasmina Khadra

– Quand le diable sortit de la salle de bain Sophie Divry

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Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de nos lectures, de nos découvertes ainsi que de la réception des ouvrages de la rentrée par nos lecteurs.

 

A découvrir : Jocelyne Saucier

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Romancière québécoise, elle a fait une carrière journalistique. Elle est l’auteur de quatre romans dont deux ont rencontré un certains succès en France. Il s’agit de :

 

 

Il pleuvait des oiseaux Denoël
saucier 2Dans les forêts du Témiscamingue au Québec, il est facile de se faire oublier. C’est le cas de Charlie et Tom, deux vieillards qui vivent en quasi-autarcie. Leurs seuls contacts sont des planteurs de marijuana. Cette petite communauté va être chamboulée par l’arrivée de deux femmes : une photographe, à la recherche de témoignages sur les grands incendies du début du XXe siècle et Marie-Desneige, oubliée dans un hôpital psychiatrique et qui renaît à la vie.

Un roman original, véritable ode à la nature, peuplé d’anti-héros, âgés et cabossés par la vie.  Une adaptation cinématographique est prévue.

Les Héritiers de la mine Denoël

saucier_Les Cardinal, avec leurs 21 enfants, règnent sur la petite ville de Norco. C’est le père, prospecteur, qui a découvert le filon de la mine.Les enfants ont grandi, se sont éparpillés au quatre coins du monde. Les voilà réunit lors d’une remise de médaille. L’atmosphère des retrouvailles est tendue. Les souvenirs refont surface tandis qu’un malaise s’insinue.

Roman là aussi unique par son thème mais aussi par la mise en scène. Comme dans une pièce de théâtre, les protagonistes prennent chacun à leur tour la parole pour raconter leur vie. Ainsi se tisse la trame du drame qui les a tous affectés et qui ne sera dévoilé qu’à la fin.

La maison dans l’arbre de Mitsuyo KAKUTA ; traduit par Isabelle SAKAI

Ca aurait pû s’appeler le voyage de Yoshitsugu, puisque c’est par lui que tout commence lorsqu’il prend conscience, suite à la mort de son grand-père, de son ignorance du passé de sa famille. Lorsque sa grand-mère déclare qu’elle veux « rentrer chez elle »,  iI décide de l’accompagner sur les traces du passé de ses ancêtres, en Mandchourie, là où tout a commencé.

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Travail personnel de Douglas P Perkins

Avec « La maison dans l’arbre », nous plongeons donc dans la vie dans trois générations de cette famille de Tokyo à propos de laquelle Yoshi se pose beaucoup de questions  Est-normal que tous ses membres pratiquent la fuite d’une façon ou d’une autre ? Pourquoi ne mange-t-on jamais ensemble ? Au delà de l’inconfort psychologique que cette situation procure, c’est cela , finalement qui les rend si attachants. Individuellement, ça se débrouille, et ça trace sa route avec des retours vers le nid : la maison dans le même bâtiment que le restaurant familial Jade qui, lui aussi, se développe au cours du temps, parfois augmenté d’appendices provisoires (caravane, cabane).

« Chacun vit sa vie, mais il y a lien, on dirait. »

Un très beau livre où se mèlent les  époques de façon très libre dans un style très fluide. En prime, une vision du Japon au cours du 20ème siècle.