Archive mensuelles: août 2016

Quand les grands écrivains se font tirer le portrait…

Le site Actualitté proposait le 19 août, en l’honneur de la journée de la photographie, quelques portraits d’écrivains tombés téléchargement (1)dans le domaine public. Alors si vous avez la curiosité de voir ou revoir les photographies de Georges Sand, Victor Hugo ou Guy de Maupassant, c’est ici.

 

Autoportrait par Emile Zola, 1902

A consulter aussi le beau livre  » Grands écrivains : les auteurs célèbres vus par de grands photographes » de Goffredo Fofi aux éditions du Chêne 2014.

Deux disparitions

téléchargementAvec un peu de retard, signalons la disparition de l’écrivaine belge et française Françoise Mallet-Joris et de la romancière Solange Fasquelle. Françoise Mallet-Joris s’était fait connaître avec Le Rempart des béguines qui avait choqué à l’époque. Elle reçut le prix Fémina en 1958 pour l’Empire céleste. Œuvrant pour la cause féminine tout en continuant d’ écrire, elle siégeait aussi dans les cercles littéraires dont l’académie Goncourt qu’elle quitta en 2011. Solange Fasquelle, elle, faisait partie de jury du Fémina. Elle était l’auteur d’une vingtaine de romans dont Le Congrès d’Aix (1961), Le Trio infernal (1974), porté à l’écran et les Falaises d’Ischia en 1978.

Voyage littéraire en Corse

images (1)Encore un peu de bleu dans les yeux après un séjour en Corse, je vous propose une petite escale littéraire dans cette île. La Corse possède une forte tradition orale. La réputation de ses chants, notamment, n’est plus à faire. Mais l’écrit, s’il s’est imposé plus tardivement, est bien présent. Des écrivains célèbres se sont intéressés à l’île. Citons parmi eux : Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac ou Alphonse Daudet. La postérité a aussi retenu « Colomba » de Prosper Mérimée, le célèbre inspecteur des monuments historiques qui visita la Corse en 1839. La nouvelle est centrée autour du personnage de Colomba, une femme qui a réellement existé et de la vendetta dont elle fut une des protagonistes. Une version de 1913 est proposée par la BNF en ligne ici. Un livre « Le Roman Couverture de Le roman de la corsede la Corse » chez Omnibus (2004) rassemble les écrits les plus célèbres.

Jérôme Ferrari a situé un de ses romans « Le Sermon sur la chute de Rome » (Prix Goncourt 2012) sur l’ïle. Il la connait bien puisqu’il y a vécu et enseigné. L’histoire se déroule dans un village corse où deux jeunes gens, tournant le dos à leurs études, décident de reprendre un bar.

Le dernier roman policier de Michel Bussi « Le Temps est assassin » (2016) se situe sur la presqu’île de la Revellata. Un accident de la route prive Clotilde de ses parents. Adulte, elle revient en vacances et reçoit une lettre de sa mère.

Autre titre récent dont j’avais fait la critique sur ce blog, « Un Petit jouet mécanique » de Marie Neuser. Paru en 2012, il raconte les vacances en Corse d’Anna. La jeune adolescente est rejointe par sa soeur et son bébé. Mais très, vite Anna trouve l’attitude de sa soeur très inquiétante…

Terminons par le roman « Le Caillou » de Sigolène Vinson (2015). Une jeune femme se désespère de sa vie, de son métier… Sur les traces de son vieux voisin, elle part en Corse se ressourcer. Retrouvera-t-elle l’énergie et la motivation nécessaires pour redonner sens à sa vie ?

Bien sûr, on pourrait en citer beaucoup d’autres…

N’oublions pas les écrivains et éditeurs corses. On peut trouver ici la liste de ces derniers.

Mitéléchargementchèle Castelli, professeur de lettres à Paris, a consacré deux ouvrages à sa famille : « La Veuve blanche » Presses de la Cité, 2012 et « Marie di Lola« , Presses de la cité, 2014.

 

Professeur de langue corse, Marcu Biancarelli écrit de la poésie, des nouvelles et des romans (« Murtoriu » Actes sud, 2012, écrit en corse et traduit par Jérôme Ferrari et « Orphelins de Dieu » téléchargement (2)Actes Sud, 2014). Il a reçu le prix fiction de la littérature insulaire en 2001.

Autre écrivain corse célèbre sur le plan national : Marie Ferranti. Elle a écrit notamment chez Gallimard « La Fuite aux Agrigates« , 2001 et « Une Haine de Corse« , 2012.

Ce petit tour d’horizon se termine…en espérant qu’il vous aura donné envie de (re)découvrir l’ïle, source d’inspiration.

 

 

téléchargement (4)téléchargement (3)Couverture de

 

Le mystère Dyatlov Anna Matveeva Presses de la cité 2015

Ce livre est  inclassable : roman, thriller ou documentaire, c’est au choix… Il revient sur une énigme historique. La mort non élucidée de neufs jeunes sportifs partis pour une ascension dans l’Oural en 1959.Trente ans plus tard, Ania, écrivain, poussée par des circonstances étranges, décide de mener l’enquête et de rédiger un livre sur le sujet. Le lecteur la suit dans téléchargementses recherches. On apprend que les jeunes gens avaient installé leur  tente sur le versant de la Montagne des Cadavres, nommé depuis Col Dyatlov du nom du chef de l’expédition. Sans nouvelle d’eux, on retrouva leurs corps éparpillés, la tente lacérée. Mais leur mort resta inexpliquée. Je ne connaissais pas cette histoire. L’auteur rapporte de nombreux documents. Certains, comme un lexique, peuvent paraître ennuyeux . Mais, malgré tout, on accroche assez rapidement. D’ailleurs, les détails concernant la vie d’Ania sont vite oubliés au profit de l’enquête. A-t-elle pu approcher la vérité concernant ce drame, classé secret d’Etat ? Ce livre permet de se faire sa propre opinion.

« Un premier roman par jour » sur livrehebdo.fr et un ralentissement estival pour le blog

terre vue ciel

©Claude GRANPEY

Le site de la revue LIVRE HEBDO reprend la même formule que l’année dernière et propose tous les jours  de découvrir un premier roman  à ceux qui préparent déjà leur rentrée littéraire ! C’est en accès libre, pas besoin d’être abonné.

Le blog va quant à lui prendre son rythme estival avec moins de publications jusqu’au début du mois de septembre !

Pour la préparer, je vais (entre autre)  me plonger dans les profondeurs de « La femme qui avait perdu son âme »  Bob SHACOCHIS (800 pages, ce n’est pas rien).

En attendant, nous vous souhaitons un été mémorable !

Intérieur nuit de Marisha PESSL . TRAD; PAR Clément BAUDE : la vérité est ailleurs

interieurnuitLa couverture est à l’image de l’histoire : vous pensez avoir résolu le mystère et il débouche sur une autre vérité qui finalement mène au début d’une autre interprétation et une autre dimension psychologique.

 « Je compris à ce moment que que je m’étais trompé. Parce qu’elle était là. La fin. La queue. Je l’avais enfin trouvée »

Même quand on croit que tout s’est mis en place, que la vérité a enfin éclaté, finalement, non ! Et c’est bon de se perdre dans ce labyrinthe !

L’histoire : Scott Mc Grath, un journaliste d’investigation, remet le couvert lorsque la ténébreuse fille de Cordova, mystérieux réalisateur de films d’horreur est retrouvée morte dans un entrepôt. C’est qu’il avait déjà enquêté sur le père et ses accusations  de pédophilie sans fondement lui avait valu un procès, un divorce et le bannissement de sa profession.

Cette fois, grâce à deux jeunes coéquipiers improbables, il va tenter de rassembler les éléments du puzzle monde Cordova en fonction de ce qu’il l’avait imaginé plusieurs années auparavant mais la vérité des personnes n’est pas celle qu’on imagine.

Et sa vérité détruisait tout sur passage, ratiboisait la jungle magique et sombre dans laquelle je m’étais égarée en suivant les traces d’Ashley, m’indiquait que je marchait en fait sur un terrain plat et sec , inondé de lumière

L’enquête nous plongera dans les faux semblants du cinéma avec son paroxisme au moment où Mc Grath est plongé (on se demande s’il devient vraiment fou ou si c’est réel et donc s’il s’en sortira), dans le studio et où il est confronté physiquement à la réalité des films qu’il a vus à travers les objets et décors qui lui font rejouer véritablement les scènes.

En dehors de la construction diabolique du récit, les vrais faux documents distillés (articles de presse, captures d’écran…) ajoutent au trouble quand ils donnent à imaginer le mal.

Les italiques utilisés reprennent des dialogues ou des éléments observés lors des recherches  (pour mieux nous persuader de l’avancement de l’enquête dans le sens du journaliste, on est dans sa tête).

 

Maison_Hantée_-_P1350595

Japan Expo Sud; 2012, Yves Tennevin

En dehors de cela, le style imagé m’a beaucoup plu !

On est du côté du thriller avec manipulation, paranoïa, faux semblants, vérité cachées, dark internet, magie noire et attirance pour le mal, cinéma, toutes ces thématiques m’ont fait penser à David LYNCH !!, même si la construction du livre reste classique.

Voilà donc un de ces livres qu’on a qu’une envie, c’est de le retrouver tous les jours ! Et sa fin ouverte fait que j’y pense encore et encore et encore  !

Pour plus de précisions, voire une réservation , c’est ici