Archive mensuelles: septembre 2016

HARRY POTTER AND THE CURSED CHILD Part 1 and 2 par Joanne K. J ROWLING

Couverture HARRY Potter and the curve child

La première page de Harry Potter

Harry Potter est revenu parmi nous et il reprend le train (le TER cette fois -ci !!), j’en ai la preuve. Mais pour l’instant, il s’exprime encore dans sa langue natale. Ca n’a pas effrayé cette jeune lectrice de 25 ans environ qui fait le trajet tous les jours pour se rendre à son travail. Etant donné qu’elle a déjà lu les épisodes précédents, les repères sont déjà bien ancrés et la barrière de la langue moins infranchissable, d’autant plus que le texte s’apparente à celui d’une pièce de théâtre dans sa forme. Elle s’est fait prêté l’exemplaire car l’atmosphère particulière de la série lui avait déjà plu. Et, après avoir dévoré un quart du livre, elle n’est pas déçue. Harry Potter est une exception héritée de son adolescence dans ses lectures habituelles qui sont variées mais ne la pousse pas vers ce style de littérature d’habitude.

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LA COUVERTURE !!

Pour débuter : Harry Potter à l’école des sorciers

Harry Potter and the deathly hallows

Tous les autres dans notre catalogue 

Mousseline la sérieuse Sylvie Yvert Editons Héloïse d’Ormesson 2016

« Mousseline la sérieuse » est le surnom que Marie-Antoinette donnait à sa fille, Marie-Thérèse. A travers ses yeux, nous allons revivre la Révolution. C’est donc un voyage dans le temps sans nul autre égal. Car, gageons-le, Sylvie Yvert a dû fort bien se documenter. En effet, le récit est détaillé et permet véritablement de se transposer à l’époque. Quand la Mousseline la Sérieuse de Sylvie YvertRévolution éclate, Marie-Thérèse est encore une enfant. Elle vivra l’arrestation et l’enfermement de la famille royale au Temple puis la Terreur. Ce sont surtout sur ces événements qu’elle revient. Son point de vue, évidemment, est unique même s’il est romancé. On se prend de pitié pour ces personnages royaux qui retrouvent leur humanité sous la plume de Sylvie Yvert. Le texte, dense, peut décourager. Mais, pour peu qu’on aime l’histoire, on y apprendra beaucoup sur cette période.

Si vous le souhaitez, vous pouvez  aussi écouter l’émission de Frank Ferrand sur Europe 1 Au coeur de l’histoire, consacrée à Mme Royale, survivante de l’histoire : https://www.youtube.com/watch?v=0uvM77pV6Ns

Tout l’amour est dans les arbres de Alessandro DE ROMA ; trad. par Vincent RAYNAUD

 

 

Sapins Photo BWK

Sapins Photo BWK

Et le mépris est partout…

Emilio et Pasquale, que tout différencie et surtout leur milieu d’origine nouent une relation addictive, fatale et malsaine dès leur rencontre alors qu’ils sont adolescents.Mais pas de sexualité  là dedans, du moins pas exprimée clairement, de la domination, seulement.
Voir décrits noir sur blanc des sentiments aussi négatifs, même si on les rencontre dans la « vraie vie », (et qu’on évite les personnes qui en sont porteuses), ça reste éprouvant pour moi. Pour la violence c’est la même chose, mais elle se voit et on a plus de chance de la repérer et c’est là toute la différence. Je reparlerai de ça à l’occasion de la critique à venir de « La femme qui avait perdu son âme » en cours de lecture.couverture du livre 3tout lamour est dans les arbres"

Donc, malgré toutes ses grandes qualités : style, histoire, thématique, l’introspection d’ Emilio, le narrateur,  tirant sa maigre énergie de l’humiliation qu’il inflige à son « ami » -esclave m’a mise dans un état de malaise persistant. Et c’est peut être le signe de la réussite du roman ! Mais ce n’est clairement pas la littérature qui me convient.

Le calvaire psychologique qu’il a  fait subir à Pascale, même s’il s’aperçoit que c’est le même que celui que la société tente d’infliger à ses membres est insupportable. Pas une once d’humour qui le sauverait peut être de la lâcheté qui le maintient au niveau du caniveau duquel même son éducation n’a pas pu le sortir.

Seule la forêt et les moments qu’il y partage avec son ami, lui permet de révéler son humanité et de faire taire enfin son cynisme. Il est rabougri et finit par vider de son amour toute relation qu’il tente d’avoir avec ses semblables : femme, frère…

Et c’est vrai que la beauté  de la Sardaigne aussi sauvage que les adolescents est magnifiquement rendue par la langue.

Au final, c’est lui qui se sentira blessé par la vitalité (toute relative) de Pasquale et les bienfaits apportés par cette amitié innocente des premières années ne suffiront à lui donner l’impression d’être meilleur qu’à la toute fin du livre.

Tandis que je conduisais en direction de chez moi, je sentais qu’il ne pouvais rien m’arriver de mal, car tout l’amour est dans les arbres, il  est en quantité inépuisable, pour peu qu’on ait le courage de lever les yeux et de se perdre dans l’entrelacs de choses sans limites qui renvoient les unes aux autres … Pascale avait fait de moi un homme meilleur.

Voilà, un grand auteur, mais pas fait pour moi !

Réservez le ici , sur le catalogue de la Médiathèque départementale 68

Hôzuki d’Aki Shimazaki Actes Sud 2016

Il y a des livres dont la couverture vous interpelle. Récemment, sur ce blog, je parlais des couvertures notamment celles qui prêtent à sourire. Celle-ci m’évoque plutôt une certaine fragilité, accompagnée de douceur. Et cela correspond plutôt bien à la trame de ce roman. Ecrite par une canadienne d’origine japonaise, cette histoire fait partie d’un cycle. Mais on peut lire les livres indépendamment. Je ne connaissais pas cette auteur mais après renseignement, elle a déjà écrit plusieurs romans salués par les critiques et couronnés par des prix.livre Hôzuki d'Aki Shimazaki

Mitsuko, la narratrice est une jeune femme célibataire. Elle vit au Japon avec sa mère et son fils sourd-muet et métis Tarô. La semaine, elle gère une librairie d’occasion et le vendredi soir, travaille dans un bar comme entraîneuse. Bref, une vie de famille pas banale, dissimulée derrière un caractère secret et distant. Celui-ci est mis à l’épreuve par l’arrivée dans le cercle familiale d’une amie de Tarô et de sa mère…

Ce court roman met en scène les liens familiaux et notamment la relation mère/enfant. Il est question également des liens qu’on choisit et qu’on tisse à travers les petits bonheurs du quotidien. Un roman qui nous ouvre les portes de la société japonaise et de ses traditions.

 

 

Découvertes Cultura : six auteurs à découvrir

 photo de Gael FAYES, pendant une séance de dédicaces

Vu sur Actualitte.com : Six auteurs débutants, pleins de talents, à découvrir chez Cultura

Des extraits et une présentation de six auteurs qui se lancent dans le bain à l’occasion de la rentrée littéraire.

Et sur « The Conversation », un article sur le phénomène « Rentrée littéraire » en France. Pourquoi régulièrement on se rend compte que c’est commercial et malgré cela, chaque année, le besoin de se retrouver dans ce repère festif reste intact. Rentrée littéraire : quand le marketing éditorial raconte des histoires de couronnes et de bandeaux

Le nuage d’obsidienne d’Eric MCCORMACK

lenuage-dobsidienne

 

Nous qui vivons aujourd’hui, dans un monde aussi troublant qu’inconstant, nous sommes comme le vieil Archimède : nous manquons de tout fondement solide pour dissocier l’illusion du réel.

Couverture du livre :

 

La rencontre entre un livre mystérieux et Harry Steen le met en mouvement, à travers plusieurs pays et à l’intérieur de lui-même. Le mystère contenu dans ce livre est de l’ordre de la science fiction et ce nuage d’obsidienne pourrait bien ressembler au monolithe de « 2001 l’odyssée de l’espace« . Tout au long du livre, des éléments fleurtent avec le fantastique ou les récits horrifiques mais le mystère n’est jamais résolu entièrement.

Cette ambiance est entretenue par un style d’écriture un peu suranné qui fait qu’on se demande si on est dans un livre écrit de nos jours ou à la fin du 19è siècle : les Hauts de Hurlevents  pour Duncairn Manor, la maison isolée dans les landes et l’histoire d’amour tragique,   Frankenstein pour les créatures issues des expériences menées par le professeur Dupont . Il y a là un mélange de réalisme et de fantastique à l’image du personnage principal qui essaie de se raisonner mais n’y arrive pas toujours.

Voilà ce qu’il est lorsque je suis calme et objectif. Mais quand je quitte cet état d’esprit, le catalogue des explications rationnelles me paraît vain et vide. Il n’y a plus rien que l’aveuglement, une manière pour moi d’éviter de reconnaître ce qui me terrifie réellement, à tel point que j’ai presque peur de le formuler par des mots, de peur que ces mots ne s’avèrent prophétiques.

Les personnages gardent aussi leur part d’ombre et c’est très bien ainsi.

Une fois de plus, je me rendais compte que, si j’avais été proche de lui (Gordon), je le connaissais à peine. Ce qui n’aurait pas dû me surprendre, évidemment. Quand nous prenons un tel soin de déguiser nos vrais sentiments, aux autres, pourquoi devrions-nous espérer lire en eux ?

A bien des égards, elle était pour moi un si complet mystère que face à elle,  je me sentais désarçonné.

Pour les amateurs d’histoire d’amour tragique, les motivations de la femme qui lui a brisé le coeur ne seront révélées qu’à la fin du livre.

Les livres occupent une grande place dans ce roman. Ils ont des pouvoirs comparables à celui des êtres vivants et à travers eux se créent des liens. Le fils de Harry va ouvrir une librairie – cabinet de curiosités propre à rassasier les amateurs de livre rares. J’ai vérifié certains titres, ils existent : « The Poor Man and the Lady (1867) (Le pauvre homme et la Dame) de Thomas Hardy.

Quand j’avais ouvert ce vieux quarto pour la première fois et vu là, sur la page de titre le mot « Duncairn » imprimé, j’aurais presque pu croire que le livre m’attendait, qu’il m’avait en quelque sorte choisi… Naturellement, j’ai conscience que l’idée même d’un livre détenant de pareils pouvoirs n’est que pure absurdité romantique.

C’est un roman très divertissant (on y découvre des coutumes érotiques exotiques pratiqués autrefois au détour d’un des différents séjours de Harry !).

C’est léger et grave à la fois et la couverture donne une bonne idée du contenu touffu. Des pistes sont ouvertes qui permettraient même une suite !

Si ça vous a donné envie, la réservation se fait là, sur le catalogue de la MD68.

J’avais chroniqué un autre livre qui pourrait intéresser le même lectorat : « Corps mémorables » de Marcel Théroux .

En bonus, « Wuthering heights » de Kate Bush  vidéo expressive version 1978 que j’ai revue avec beaucoup de plaisir à l’occasion.

Rentrée littéraire : des sélections en attendant les prix !

 

LABYRINTHE DE LIVRES POUR RENTREE LITTERAIREPetite revue de presse (non exhaustive, évidemment) avec des sélections de romans pour la rentrée littéraire. Cette année, comme l’an dernier, il y a pas mal de premiers romans (66 sur les 645 qui paraissent) et des très bons.

Vu ce nombre élevé, ces aides sont de plus en plus précieuses. Elle prennent différents aspects qui se rapprochent plus ou moins de la promotion mais la blogosphère et les réseaux sociaux regroupant les avis des lecteurs est complémentaire.

On commence avec France culture qui propose des émissions en podcast dans le cadre des « Matins des écrivains » en général.

Chez Actualitté les lauréats du Futur Prix Landerneau seront à choisir parmi une dizaine de romans de la rentrée.

Sur le même site, les libraires d’Aquitaine Poitou -Charentes et Limousin présentent une sélection rehaussée par un beau visuel.

Le prix roman Fnac a départagé 6 romans pour célébrer « Petit pays » de Gaël FAYE.

Et ceux de la revue « Transfuge » viennent d’être décernés.

Sur Télérama 1et 2 aussi.

En matière de réseaux sociaux,  Babelio vous incite activement à participer au Défi consistant à chroniquer les 645 parutions de la rentrée 2016 !

Je terminerai par le très bon site « Bibliosurf » » qui centralise des critiques parues sur plusieurs sites et nous présente le top de la blogosphère pour la rentrée littéraire.

Tout ça pour vous donner des idées de lecture en sachant que de notre côté, nous ferons des critiques au fur et à mesure de certains titres présents dans le catalogue du réseau des Médiathèques du département du Haut-Rhin.

 

 

 

Le Carrousel de Cyrielle RECOURA

Un livre léger et qui fait du bien pour la rentrée. Acheté après lecture de la 4è de couverture par une utilisatrice quasi quotidienne du TER dans le cadre de son trajet vers son lieu de travail.

Le premier jour, elle ne semblait pas très enthousiaste, mais je l’ai revue alors qu’elle abordait les dernières pages et là, les surprises ménagées dans le cette histoire d’amitié féminine ont fait leur petit effet positif bon pour le moral.
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Deux livres avec des adolescents sur le thème de la disparition

A demain, Lou de Marie-Claude Vincent Robert Laffont 2016téléchargement

Lou a douze ans quand sa sœur aînée disparaît, sans préavis. La famille qu’elle formait avec ses parents, Elisabeth et Laura, la petite dernière, n’existe plus. Alors, Lou attend désespérément le retour d’ Elisabeth. Outre la grande charge émotionnelle inhérente à ce thème, ce sont surtout les conséquences du silence et des non-dits qui rendent ce livre intéressant. On comprend aussi que certaines personnes peuvent être des relais lorsque les proches sont dépassés. Les réactions de Lou permettent d’ouvrir la discussion sur la façon de traverser les épreuves. Un livre d’apprentissage et de réflexion qui peut donner des clés.

Tomber d’Eric Genetet Héloïse d’Ormesson 2016

couverture de TomberA Wissembourg, Mariano vit seul avec son père. Celui-ci se laisse aller depuis le départ de sa femme. Alors Mariano est livré à lui-même. Il s’interroge sur ce qui a pu entraîner le départ de sa mère : est-ce l’annonce de sa dyslexie ? Heureusement, il y a les copains et le sport. Mariano décide qu’après la finale de Roland Garros, il parlera à son père et lui dira ce qu’il a sur le cœur. Mais rien ne se passe comme prévu… Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l’alsacien Eric Genetet, en tant que journaliste …  Pour ma part, je l’ai écouté sur les ondes radio. Ce roman, en partie autobiographique, nous laisse entrer dans les pensées caustiques d’un jeune ado qui se débrouille, continue sa vie malgré les difficultés et décide de s’en sortir.