A l’abordage des livres lus avec Le fils du vent de Henning MANKELL

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C’est mon premier livre lu ! En cette période de Noël propice aux longues préparations culinaires, je m’étais dit que je pourrais essayer d’écouter un livre lu dans la chaleur de ma cuisine plutôt qu’au fond de mon lit.

J’avais le choix, et, j’ai pris un auteur dont on a parlé récemment (suite à son décès). Mais j’avais déjà eu envie de lire cet auteur surtout connu pour ses romans policiers.

1875 : Hans Bengler, après des études de médecine abandonnées pour cause d’évanouissement à la vue des cadavres, décide mollement de prendre en main son existence.Il décide de partir pour le désert du Kalahari afin d’en ramener une espèce d’insecte nouvelle. Il épinglera en plus d’un spécimen de scarabée, un jeune bochiman, Kolo qu’il décide de sortir du malheur en le ramenant en Suède et en l’initiant à sa  culture après l’avoir rebaptisé. Dans cette décision, on sent plus l’envie de sortir de sa solitude et de son échec que l’action désintéressée et l’empathie.

La première partie correspond au voyage de l’entomologiste, l’élan positif,  la deuxième, au retour au pays accompagné de son fils adoptif , le racisme les barrières culturelles et la troisième à la réalité qui reprend le dessus. Et, du coup , on a plusieurs livres dans un seul : aventure et  témoignage social, conte moral où le sauvage n’est pas celui qui est désigné par ce mot.

Le suspens nous tient puisque, même si le caractère lâche et égoïste de Hans nous fait craindre les revers du destin. Le style est assez proche du langage parlé en général, au service de descriptions précises (scientifiques ?) laissant peu de place à l’introspection psychologique. Ce qui donne peut être ce sentiment de superficialité. Mais cette impression est atténuée par le personnage de Daniel, habité par l’esprit de ses ancêtres, les souvenirs de son ancienne vie et surtout sa volonté de revenir dans son pays, quitte à employer un moyen surprenant pour un esprit scientifique occidental.

A ce récit s’ajoute la lecture par une autre personne qui incarne les personnages, et situe l’expérience entre la lecture et le cinéma. Dans le cas présent , Guy MOIGN remplit bien son rôle et fait vivre les dialogues.

Au final, un bon roman de forme assez classique que j’ai eu envie de poursuivre jusqu’au bout du monde et qui m’a donné envie de lire  cet auteur.

Pour la version papier  de ce titre

Pour la thématique ségrégation et racisme, du même auteur,  voir « Un paradis trompeur »

 

 

 

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