Archives par auteur: Bénédicte Wolf-Kiene

Une comédie des erreurs de Nell ZINK; Trad. par Charles RECOURSE

Mais qu’est ce que c’est que ce livre ? Je m’attendais à de l’humour  (vu le titre en français, on peut s’y attendre), et c’était ce que je recherchais.  Comme d’habitude avec l’humour, j’espérais que ça colle avec le mien, (d’humour) ! D’emblée, le titre en anglais laisse  place à une interprétation plus dramatique du contenu :  « Dislaid » veut dire Egaré, paumé, donc, pas forcément hilarant comme scénario. La couverture laisse entrevoir des grincements. Donc, suspens … Finalement, double réussite : en plus d’être souvent très drôle, l’écriture inventive et précise fait mouche, les dialogues aussi ! Pourtant, comme souvent, l’air de pas y toucher, les péripéties traversées par les membres de  cette famille éclatée et dysfonctionelle pourraient les mener à  finir dans un désespoir complet. Ils pourraient subir de plein fouet la discrimination ambiante (raciale, antifemme, anti homo).

Ce qui fait avancer les choses, ce n’est pas que les homos ou les noirs puissent ouvrir un bar à jus d’herbe frais bio, mais qu’ils puissent proposer des choses de première nécessité

Mais ils choisissent, même mal, et assument leurs choix en tordant la réalité s’il le faut ! La mère usurpe l’identité d’une fillette noire décédée pour pouvoir démarrer une nouvelle vie avec sa propre fille alors qu’elle n’est absolument pas noire. Et ça passe,, parce qu’aux USA, à une période, une seule goutte de sang noir pouvaient vous faire classer comme tel vis à vis de l’administration !

Pourtant, comme chez John IRVING,  les personnages sont animés par une vitalité et un amour infini qui les fait avancer jusqu’au dénouement.

Et l’ humour détaché utilisé par l’auteur  permet de dédramatiser toute sorte de situations « sérieuses » (y compris les scènes de sexe.)

Le modèle de famille « classique » est froissé, mais celle qui est montrée ici fait bien partie des familles !

Un roman qui fait du bien, donc. Drôle et profond en même temps !

Pour voir le résumé et réserver, c’est ici

 

Bonheur volé de Suzanne COX ; Trad. de Catherine BERTHET


Cette jeune lectrice de 23 ans a choisi ce livre acheté dans un  dans un lot acheté dans un marché aux puces par sa maman. Elle pratique la lecture tous azimuts et varie ses choix selon son humeur.

Cette histoire, légère,  d’enfant qui va faire la connaissance de son père, remplit tout à fait son office et ravit sa lectrice pendant son trajet régulier !

 

Le Feu divin de Robert LYNDON ; trad. de Elodie LEPLAT

Couverture Feu divin de Robert LYNDON

 

Un roman du feu de Dieu !

Envie d’un périple médiéval  à travers océans, montagnes et déserts arides ? Ce livre vous appelle déjà ! Dans une Europe du  11è siècle déchirée par les guerres,  une compagnie dont les membres ayant déjà bien bourlingué pour la plupart se rassemble autour de  la quête de l’arme absolue repérée en Chine (encore plus dévastatrice que le feu grégeois) . Ils devront mener moultes batailles sur mer, dans la tourmente, contre les normands et contre des peuples rencontrés sur leur chemin.

Les personnages, dont la plupart se connaissent déjà sont soldats, érudits, jeunes recrues à former, femmes indépendantes . A leur tête, Vallon, un mercenaire franc, portant un secret le liant à un jeune soldat. Leurs relations cimenteront le récit et les échanges avec un de ses compagnons le plus proche. Tout au long du récit, on ne perd rien des réflexions qui animent Vallon et ses proches, leurs hésitations, qui rendent leurs personnages plus complexes. Heureusement, car une fois ou deux, on frôle le cliché du côté de la description des relations intimes hommes -femmes !

Un  point fort du livre réside dans l’architecture très documentée du roman : le contexte historique autour de Constantinople, l’Asie et notamment la société chinoise,  la vie des soldats, les détails des batailles, l’élevage des faucons pour la chasse, tout est très réaliste et, même pour ceux que ça n’intéresse pas, cela ne pèse pas  lors de la lecture.

Un livre vraiment dépaysant à recommander pour tout type de lecteurs et dans le même genre que « La Religion » de Tim WILLOCKS.

pour le réserver au catalogue de la MD68, c’est ici

 

 

 

Le chien, la neige, un pied de Claudio MORANDINI ; trad. par Laura BRIGNON


Le mytho de la caverne

 

Pour écrire ce livre sec et entêté comme un arbre de montagne, l’auteur est parti des paroles de villageois à propos d’un homme solitaire installé dans un chalet d’alpage : Adelmo Farandola. Ce misanthrope a choisi de vivre isolé et de se mêler le moins possible à ses semblables. Par contre, il recueillera un chien philosophe, plus humain que lui et avec qui il dialoguera au quotidien de façon fructueuse et souvent humoristique. Au centre de leurs préoccupations : la survie en milieu hostile et la découverte d’un pied dans la neige. A qui appartient -il ? Adelmo est-il impliqué dans cette disparition? Tel est le fil conducteur de l’histoire.

 

 

La montagne oppose ses contraintes et rythme la vie d’Adelmo,  mais en même temps, elle  est une alliée de choix qui lui fournit un rideau de solitude bienvenue.

Un des charmes de ce livre : le contraste entre la rudesse d’Adelmo,  fermé sur lui même et certains aspects enfantins et légers de ses attitudes, révélés par le chien. Et le style tour à tour terre à terre et  poétique.

Adelmo et son chien sans nom parlent de la fonte des neige qui laisse apparaître des cadavres, au printemps :

« C’est comme si on voyait pousser les poils d’une barbe, dit un jour Adelmo – Comment ça ? – Les bouts de pattes, ils poussent comme des poils- Ah, je comprends, dit le chien, qui n’a pas compris »

Dans ce livre, on entend d’autres paroles animales, et  des paroles d’outre tombe !

Autre personnage cité dans le titre :  le pied. Au fur et à mesure, il  dévoilera son propriétaire et obligera notre ours à sortir de sa tanière, poussé par son chien.

Ce n’est pas un livre macabre comme pourrait l’être un polar sanglant, c’est plutôt une danse macabre . D’ailleurs, Adelmo ne s’appelle -t-il pas Farandola ?

J’avais déjà chroniqué un livre sur un homme des montagnes : Une vie entière de Robert SEETHALER

Pour voir le résumé et /ou réserver, c’est !

 

70 acrylique 30% laine de Viola DI GRADO ; Trad de Nathalie Bauer

La puissance des titres a encore frappé : cette grande lectrice quinqua, amatrice de couture s’est décidée chez un bouquiniste (oui, il y en a encore, mais ils sont moins médiatisés ) après l’avoir lu sur la couverture ! Elle vient de commencer sa lecture et ne peux que juger sur le style.

Il est imagé et poétique et, du coup,  le côté sombre de l’histoire passe bien.

Cette lectrice  utilise le TER pour se rendre au travail.

Voir le résumé ou/et réserver sur le catalogue de la MD

« Dans la forêt » de Jean HEGLAND ; Trad. de Josette CHICHEPORTICHE

Avec ce merveilleux livre, vous ne verrez plus la forêt comme avant. Ou peut être que si, comme dans les contes pour enfants ou un peu comme la population qui la côtoyait  quotidiennement auparavant. : belle, réconfortante, nourricière, mais  pleine de dangers.

Si vous aimez les romans post apocalyptiques, vous pourrez vous trouver en terrain connu puisqu’il est question de suite d’événements qui font que la société américaine s’écroule sur elle même et d’autosuffisance.  Mais c’est bien plus que cela. C’est un roman sur les choix à faire, les erreurs et ce qui fait qu’au final, on devient soi même : les livres, les passions, les relations, les renoncements, les événements extérieurs qui nous poussent à habiter notre vie.

D’ailleurs, la mère répétait de son vivant : « C’est ta vie », lorsqu’il fallait faire des choix..

La maison familiale de Nell et Eva, qu’elles habitaient avant le grand changement reste leur foyer au cœur de la forêt et elles vont apprendre ensemble à se passer de tout ce qui les a construites depuis toujours : la civilisation, leur culture, tout ce qui les faisaient tenir et envisager leur avenir : la danse pour l’une, les études pour l’autre »Le passé n’existe plus, il est mort »

Elle a exécuté une danse qui se débarrassait  de la danse classique comme une peau devenue trop grande et laissait la danseuse fraîche et joyeuse et courageuse.

Elles vont s’en séparer pour trouver leur propres marques, en apprivoisant leur environnement (culture et cueillette sauvage au programme). Tout ça se fait souvent dans la douleur physique et morale. Ce livre est rempli de détails concrets sur les méthodes d’autosuffisance issues parfois d’un des livres de leur bibliothèque et les corps y sont  très présents. Mais ce qui est magique aussi, c’est cette façon de nous faire si bien partager les pensées intimes de Nell (le livre est constitué de son journal) et ses doutes dans son évolution. La relation fusionnelle qu’elle entretient avec sa sœur est parfois chaotique et la distance qui s’installe parfois entre elles est admirablement palpable de même que ce qui les attire puissamment l’une vers l’autre.

Ici, la nature ne se donne pas spontanément, elle peut être est hostile  et ne fera partager son énergie qu’après longtemps. la souche géante proche de la maison a été abattue par les hommes mais continue à constituer un refuge pour les soeurs  .

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 L’ordinateur était une boîte pleine couverte de poussière…aussi retournais-je aux romans pour me nourrir de pensées  et d’émotions et de sensations, pour me donner une vie autre que celle en suspens qui était la mienne.

Au moment de se sélectionner les livres à emporter, Je les aimais tous. J’aimais l’odeur et le poids de chacun d’eux, j’aimais les couleurs de leur couverture  et le toucher de leurs pages. J’aimais tout ce  qu’ils représentaient pour moi, tout ce qu’ils m’avaient appris, tout ce que j’avais été à leur contact.

 

C’est ça l’histoire, dit mon père , elle pourrait être mieux, elle pourrait être pire. Mais au moins, il y a un bébé au centre »

Ce que je sais, c’est qu’elle me convient parfaitement, cette histoire, et j’espère qu’elle habitera de nombreuses personnes après sa lecture !

Une partie de la sélection de Nell : Poésies complètes d’Emily Dickinson, Contes de Grimm ; L’origine des espèces ; Sous la neige ;  Howl ; Orgueil et préjugés ; Les Aventures de Huckelberry Finn ; Un guide des oiseaux d’Amérique du nord ;  Œuvres complètes de Shakespeare (achetées par la MD68 cet été !) ;  Troisième Reich, des origines à la chute ;  Les Hauts de Hurlevent.

Un bel article de Télérama sur les forêts dans les contes

Suivez le lien pour le résumé et la réservation sur le catalogue de la MD68

 

En descendant dans nos jardins (petite sélection)

Romans

 

Certains  de ces livres étaient en friche, mais ne demandent qu’à être pris en main pour reverdir…

AUDUR Ava Olafsdottir : Rosa candida ; Zulma (Littérature étrangère)

Le jeune Arnljotur quitte la maison familiale, son frère autiste, son père octogénaire. Sa mère est récemment morte dans un accident de voiture durant lequel elle a eu la force de téléphoner à son fils pour lui dispenser ses dernières volontés. Arnljotur partageait avec sa mère le jardin et la serre où elle cultivait une espèce rare de Rosa candida à huit pétales.

Du même auteur :

AUDUR AVA Olafsdottir :  Le rouge vif de la rhubarbe ; Zulma (Littérature étrangère)

Augustina, sorte de Fifi Brindacier islandaise, est profondément libre, et ce ne sont pas ses jambes en coton qui l’empêcheront de tracer sa route. D’ailleurs, elle a comme projet de gravir une vraie montagne, celle qui surplombe le village du bord de mer. Des mots comptés, précis et pleins de chaleur, comme ceux des lettres qu’elle échange avec sa mère du bout du monde et dont est rempli ce livre fort et sensible.

 

Didier DECOIN : Je vois des jardins partout ; Lattès

L’auteur se souvient des jardins qui l’ont enchanté et bouleversé, qui lui ont appris l’essentiel de la vie. Quand un amoureux des jardins emploie sa plume à nous les décrire…

 

Anne FINE : Dans un jardin anglais ; Ed. de l’Olivier

Le jardin comme champ de bataille où s’affrontent les membres d’une famille anglaise à travers complots et amertume. L’humour, parfois noir, pour masquer les blessures de chacun : réjouissant !!

 

Rodrigo FRESAN : Les jardins de Kensington ; Seuil

Les jardins de Kensington sont « l’éventuel cœur de l’univers, point d’énergie pure où tout est né et finira par revenir ». Lieu d’inspiration en plein centre de Londres, fréquenté par James-Matthew Barrie, éternel enfant perdu après plusieurs décès au sein de sa famille et auteur de Peter Pan. Rodrigo Fresan en fait le portait en s’adressant à son fils Keiko, récit croisé avec celui de Peter Hook dans le Londres des Swinging sixties. Un tour de force halluciné !

 Extrait de Peter Pan and Wendy (en anglais)

 

Hella Serafia HAASSE Les jardins de Bomarzo : Seuil

Enquête dans un jardin italien

L’auteur tente de répondre aux questions qui entourent l’histoire d’un jardin italien peuplé de statues étrange, unique en son genre. Il subsiste seulement des indices sur son origine et rien n’est assez solide pour expliquer son évolution. Au milieu des fantasmes qui entourent ce jardin de pierre mystérieux, seule la présence de grandes familles italiennes de la Renaissance qui y sont liées est une certitude. Un roman /documentaire passionnant.

 

Erik ORSENNA / Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre, 1613-1700 ; Fayard

Jamais l’art des jardins n’a connu un tel état de perfection qu’avec André Le Nôtre (1613-1700), contrôleur général des jardins du Roi, et créateur des jardins de Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Versailles, des Tuileries, etc. Disciple et ami des peintres et architectes de son temps, son caractère heureux a su attirer sur lui la faveur des grands seigneurs et de Louis XIV.

 

Pascal QUIGNARD : Dans ce jardin qu’on aimait ; Grasset (Collection littéraire)

Le révérend Simeon Pease Cheney a noté tous les chants des oiseaux qui venaient pépier dans son jardin, dans les années 1860-1880. Passionné par les sons, il portait un amour absolu à sa femme disparue.

 

Donatella RIZZATI : La petite herboristerie de Montmartre ; Charleston

Paris, novembre 2004. Viola Consalvi, passionnée de naturothérapie, découvre une herboristerie près de la rue Lepic. Elle tombe amoureuse du lieu, ce qui conforte son choix d’étudier la médecine alternative. Son diplôme en poche, elle revient à Rome, où elle rencontre Michel. Après six ans de bonheur, il décède brutalement d’une crise cardiaque. Bouleversée, elle décide de retourner à Paris.

 

Francis WYNDHAM : L’autre jardin ; Bourgois (Littérature étrangère)

Un autre jardin anglais, pendant la deuxième guerre, dans un petit village épargné par les combats directs. Dans ce havre de paix, le jeune narrateur peut se réfugier et découvrir la vie à travers le cinéma, les livres et l’amitié. Un livre refuge.

 

Virginia WOOLF : Kew Gardens et autres nouvelles ; Le livre de Poche (Les langues modernes Bilingue)

Dans un jardin public anglais, un tableau impressionniste représentant un massif de fleurs évoluant dans les lumières de la journée. Des groupes s’y arrêtent, le dépassent tout en bavardant. Voilà une des nouvelle de ce recueil, toutes pleines d’humour et d’amour des détails comme savait en composer Virginia Woolf.

 

Et si cela vous a donné envie, pourquoi ne pas « cultiver votre jardin « ?? Grâce à quelques documentaires afin de pouvoir en profiter ensuite (les fruits et légumes récoltés) et comme cadre de vos lectures !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph CHAUFFREY : Mon petit jardin en permaculture : durable, esthétique et productif ! ; Terre vivante-Facile & bio

Des outils pour créer un petit jardin biologique ultra-productif en milieu urbain, périurbain ou campagnard selon les principes de la permaculture, une méthode systémique s’inspirant de l’écologie naturelle et de la tradition pour une production agricole durable. Avec des QR codes permettant d’accéder à des reportages vidéos.

 

Laurent RENAULT : Mon premier jardin : c’est facile ! ; Rustica

Sous forme de fiches-projets, des conseils à l’intention des débutants qui veulent commencer leur premier jardin : la pelouse, les arbres et les arbustes, les massifs de fleurs, le coin potager, etc.

 

Martin STAFFLER : Le jardin vertical : jardiner sans jardin, c’est possible ! : 20 projets à faire soi-même ; Larousse

Pour gagner de l’espace cultivable, vingt projets créatifs permettant de jardiner à la verticale, expliqués en pas à pas : recycler des palettes de bois, utiliser de la toile de jute ou encore réaliser un kokedama ou un mur végétal. Avec un répertoire de cinquante plantes qui s’adaptent facilement à ce mode de culture.

 

Alain BARATON : Le camélia de ma mère ; Grasset

Selon la légende, le camélia aurait été découvert par le mythique empereur de Chine Shennong, qui en aurait tiré un breuvage, le thé. De Venise aux samouraïs, de Coco Chanel à La dame aux camélias d’Alexandre Dumas, l’histoire de cet arbuste offre autant de prétextes à l’auteur pour évoquer sa mère et ses souvenirs d’enfance.

 

Erik ORSENNA : Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre, 1613-1700 ; Fayard

Jamais l’art des jardins n’a connu un tel état de perfection qu’avec André Le Nôtre (1613-1700), contrôleur général des jardins du Roi, et créateur des jardins de Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Versailles, des Tuileries, etc. Disciple et ami des peintres et architectes de son temps, son caractère heureux a su attirer sur lui la faveur des grands seigneurs et de Louis XIV.

 

Enfin, après tous ces efforts, et pour le plaisir de l’œil !

Végétal : explorer le monde botanique ; Phaidon

300 illustrations qui célèbrent la beauté des plantes et des fleurs ainsi que leur grande diversité. Ce bel ouvrage nous le montre à travers un choix de dessins, de gravures, d’aquarelles et de photos, accompagnés de commentaires et d’anecdotes sur ces artistes qui, bien souvent, ont été des botanistes et des jardiniers talentueux.

Saisons d’Alsace (Les), n° 72 L’Alsace, ce beau jardin ; Dernières nouvelles d’Alsace

Un numéro consacré aux plus beaux jardins d’Alsace : publics ou privés, botaniques, monastiques ou ouvriers, romantiques ou contemporains.

RMN-Grand Palais : Jardins

Histoire de l’art des jardins et des créations qui y sont liées à travers la présentation d’oeuvres diverses : peintures, sculptures, photographies, dessins et installations.

En prolongement de la magnifique exposition du même nom au grand Palais jusqu’au 26 juillet 2017. Que diriez-vous d’une petite visite guidée ?

Comme d’habitude, ces livres sont ( moyennant plus ou moins d’attente ) disponibles aux lecteurs du réseau des bibliothèques du Haut-Rhin et du Médiabus. A réserver

Pour les autres, rendez-vous auprès de tous vos fournisseurs habituels de lecture !

Cultivons l’été !

 

 

REPARER LES VIVANTS par Maylis de KERANGAL ; Gallimard Folio

Ce livre adapté au cinéma est un achat en librairie sur les conseils d’une amie qui avait lu un autre roman de Maylis de Kerangal. Pour cette lectrice trentenaire qui fait le trajet au quotidien, le style (qu’elle ne trouve pas exceptionnel)  est moins important que l’histoire qui l’a fait vibrer.

Vous êtes lecteurs du réseau des BM 68 ou du médiabus ? Pour réserver  c’est ici pour le livre et ici pour le livre lu

 

Collections été 2017 : sélection de romans francophones et étrangers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi tous les titres parus au printemps, voici une petite sélection de romans pour l’été : il y a du léger, du sentimental, de l’historique et du roman tout court. Bref, c’est un reflet de nos collections à savourer avec ou sans modération…

LES LIVRES « QUI FONT DU BIEN »( les autres aussi, mais d’une autre façon !)


Les jours meilleurs/Ahern, Cecelia- Milady

En panne d’inspiration, Kitty tente d’en retrouver auprès de la femme qui lui a tout appris de son métier de journaliste et qui est sur le point de mourir. Elle trouvera dans cette quête bien plus que des idées.

 

Le jour où les lions mangeront de la salade verte/ Giordano, RaphaëlleEyrolles

Romane s’est donnée pour mission de réduire de façon originale ce qu’elle appelle le taux de burnerie, ce mal répandu dont les symptômes sont le sentiment de supériorité, l’égocentrisme, le penchant pour le pouvoir ou encore la mauvaise foi.

 

Petites surprises sur le chemin du bonheur/Wood, Monica –  Kero

Dans la même veine … Lorsque le scout qui s’occupait d’elle disparaît, Ona (104 ans tout de même),son père, Quinn, lui succède. L’homme, meurtri par sa défaillance parentale, embarque la vieille femme dans un périple aux conséquences surprenantes pour l’un comme pour l’autre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai/ Marquis, Serge – La Martinière

Maryse du Bonheur, éminente neuropédiatre, cherche désespérément la reconnaissance. Par ses questions philosophiques et existentielles, son fils de 9 ans, Charlot, la pousse dans ses derniers retranchements.

 

ET ENCORE…

La petite herboristerie de Montmartre /Rizzati, Donatella – Charleston

 

INSPIRES DE PERSONNES AYANT EXISTE

Jours barbares : une vie de surf/ Finnegan, William –  Ed. du sous-sol

L’auteur, raconte sa vie, partagée entre son travail de reporter de guerre pour le New Yorker et sa passion du surf. L’océan se révèle une échappatoire aux horreurs de la guerre, un moyen de prendre du recul sur sa carrière et sur sa réussite.

 

Mrs. Hemingway/ Wood, Naomi – Ed.La Table ronde
L’histoire romancée des femmes qu’Ernest Hemingway a connues au cours de sa vie.

 

 

Agatha/ Deghelt, FrédériquePlon Miroir

Dans ce monologue, Agatha Christie dépeint le vide dont elle fut saisie lorsque la perte de sa mère adorée se doubla de la trahison d’Archi, son mari.

 

 

Ne nous quittons pas/ Expert, Jacques- Albin Michel

Années 1960, dans une station balnéaire du sud-ouest de la France. Le père du petit Jacques, maître-nageur saisonnier, voit arriver sur la plage Jacques Brel et sa famille

Et aussi La veuve des Van Gogh /Sánchez, Camilo ; Ed.Liana Levi

 

LES ROMANS TOUS AZIMUTS

La tresse/ Colombani, Laetitia- Grasset

Les destins croisés de trois femmes,sur trois continents différents. Le bouche à oreille a accompagné ce beau succès de librairie.

Farallon islands/ Geni, Abby – Ed..Actes Sud

Miranda, une jeune photographe spécialisée dans la faune sauvage, découvre sur une île déserte un monde parallèle où vit une petite communauté scientifique inhospitalière. Exotisme et mystère.

Les furies/ Groff, Lauren – Ed. de l’Olivier

Lotto et Mathilde représentent l’archétype du couple glamour. Lui, dramaturge à succès sur lequel plane l’ombre de Shakespeare, elle qui lui est dévouée. Cette passion durable issue d’un coup de foudre pourrait cacher en son sein des monstres beaucoup moins lisses qu’il n’apparaît… En cours de lecture, je n’ai qu’une hâte m’y plonger tous les jours !

Les jours enfuis/ McInerney, Jay – Ed. de l’Olivier

A New York, Russell lutte pour garder sa maison d’édition tandis que sa femme, Corrine, se consacre aux plus démunis. Mais un homme avec qui Corinne a eu une liaison au lendemain du 11 septembre ressurgit dans leur entourage et fragilise l’équilibre de la famille. L’auteur revient en forme !

Dans la forêt/ Hegland, Jean – Ed . Gallmeister

La société américaine s’est écroulée. Nell et Eva, deux adolescentes, se retrouvent livrées à elles-mêmes dans leur maison perdue dans la forêt. Elles luttent pour survivre et découvrent les richesses de leur milieu naturel et vivent leur passion pour la danse et l’écriture. Celui-ci, je l’amène en vacances !

 

Un été invincible/ Adams, Alice –  Albin Michel

Des amis, séparés par la vie, se retrouvent de façon surprenante, la trentaine arrivée.

ET PLUS ENCORE ! : Sous le ciel qui brûle/ Nguyen, Hoai Huong ;Ed. Viviane Hamy ,

Fendre l’armure/ Gavalda, Anna – Dilettante

Dans ce jardin qu’on aimait/Quignard, Pascal- Grasset

Le retour de Jules/ Van Cauwelaert, Didier

 

EXOTISME

A l’ombre de l’arbre kauri/ Lark, Sara- Archipel

En 1875, en Nouvelle-Zélande, Lizzie et Michael Drury sont bouleversés par l’enlèvement par un chef maori de Matariki, leur fille adoptive. De son côté, Katherine Burton, l’ancienne fiancée de Michael, apprend le retour au pays de son fils Colin. Exotisme et amour garantis !

L’espoir est une terre lointaine Volume 1, L’île du maudit/ McCullough, Colleen- Archipel

Au XVIIIe siècle, à Bristol, Richard Morgan est accusé de vol à tort et envoyé en prison. Les prisons sont pleines, et lil est dirigé vers les terres lointaines de Norfolk Island. Mais, une fois sa peine purgée, il restera sur cette terre.Exotisme et aventures au rendez-vous!

 

Lonesome Dove : l’affrontement Lune comanche ; Lonesome Dove (série)/ McMurtry, LarryGallmeister

Au coeur du désert texan. Le chef comanche Buffalo Hump tient tête aux colons, ce qui donne lieu à de violents affrontements. Côté Mexique, le bandit Ahumado sème la terreur. Un grand auteur de littérature western contemporaine.

HISTORIQUE

Les lionnes de Venise Volume 1

Les lionnes de Venise, n° 1/ Calmel, MireilleXO

Venise, 1627. Lorsque trois hommes masqués enlèvent son père imprimeur, la jeune Lucia, 17 ans, échappe de justesse à un tir de pistolet. Elle cherche alors à découvrir la vérité cachée sous cette attaque.

 

Les serpents et la dague/ Young, Robyn –  Fleuve éditions

Complots familiaux en 1483, entre Séville et l’Angleterre .

 

 

Et encore :

Deux hommes de bien/ Pérez-Reverte, Arturo- Seuil

A la fin du XVIIIe siècle, deux Espagnols sont chargés de trouver l’intégralité de l’Encyclopédie. Commence alors un pénible voyage de Madrid à Paris, perturbé notamment par un espion chargé de faire échouer leur mission.

 

SENTIMENTS

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie/ Grimaldi, VirginieFayard

Pauline, quittée par son mari Ben, se retrouve obligée de vivre chez ses parents avec son fils de 4 ans. D’abord abattue, elle décide de ranimer ce qui avait fait tenir sa relation avec Ben jusque-là.

La mélodie de l’été/Macomber, Debbie – Charleston

Jo Marie Rose poursuit ses activités au sein de sa maison d’hôtes, avec son ami Mark. Elle accueille trois nouveaux visiteurs : Ellie Reynolds, venue rencontrer un homme avec lequel elle correspond, ainsi que Maggie et Roy Porter, qui prennent leurs premières vacances sans leurs enfants et espèrent retrouver l’alchimie des débuts. Amour et sentiments.

 

Le souffle des feuilles et des promesses/ McCoy, SarahM. Lafon

New York, fin du XIXe siècle. Hallie Erminie cherche un éditeur pour publier son roman et rencontre Post Wheeler, un journaliste, célibataire endurci. Mais Post part subitement en Alaska. Durant une dizaine d’années, leurs chemins se croisent… Amour, toujours !

La plage de la mariée/ Sabard, ClarisseCharleston

La vie de Zoé, 30 ans, bascule lorsqu’un coup de téléphone lui apprend que ses parents ont eu un grave accident : son père est mort sur le coup et sa mère est trop grièvement blessée pour espérer s’en sortir. Avant de mourir, elle confie cependant à Zoé que l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Pour retrouver ce dernier, elle lui donne un seul indice : la plage de la mariée.

HUMOUR

Tout un été sans Facebook/ Puértolas, Romain – Dilettante

Agatha Crispies, lieutenant de police, a créé un club de lecture au commissariat de New York, petite ville du Colorado.. Mais ses connaissances littéraires ne sont pas d’un grand secours  pour la résolution de l’enquête qui s’annone. L’absence de réseau numérique l’isole encore plus.

ET AUSSI

Amuse-bouche/Carlier, Stéphane – Le Cherche Midi

 

Voilà, nous pensons qu’avec ça, il y aura forcément de bonnes rencontres… Bonnes vacances. Le blog va lui aussi adopter un rythme plus estival.

Tous ces livres peuvent être réservés sur le catalogue de la médiathèque départementale68 : ici

 

 

Les Pleurs du vent de Medoruma SHUN chez Zulma

Nature mort au crâne/ Paul Cézanne

« The answer, my friend, is blowin’ in the wind »

Sur l’Ile d’Okinawa, les soldats morts pendant la bataille qui y a fait rage en juin 1945, communiquent avec les vivants à travers les messages délivrés par le crâne d’un des leurs, déposé en plein vent. Le vent qui le traverse est chargé de messages de réconciliation et de paix y compris entre les vivants. Les enfants et un photographe ne s’y sont pas trompés quand ils veulent y accéder.

Acceptez cette part de fantastique et de délicatesse et trouvez votre vérité après avoir affronté la partie luxuriante de l’île (j’ai été m’acheter un grand spécimen de palmier d’intérieur après avoir fini le livre, et ça m’a fait penser aux tableaux de Peter Doig )

PELÍCANO ( CIERVO ) /PETER DOIG

A adopter pour l’été ?

A ce propos, cet été le Japon est l’invité de la Maison Européenne de la Photographie à Paris pour l’exposition » mémoire et lumière : photographie japonaise 1950-2000  »

 

Pour le réserver, c’est  sur le catalogue de la médiathèque départementale68