Actu littéraire

Les premiers prix ont été décernés

Mathis Enard a reçu hier le Prix Goncourt pour « Boussole« , roman mettant en avant les relations entre l’Occident et l’Orient.enard Depuis 2003, ses écrits sont récompensé par des prix littéraires avec « La Perfection du tir », puis en 2008, « Zone ». Il obtient en 2010, le Prix Goncourt lycéens avec « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants », sorte de conte où l’on suit Michel-Ange à Constantinople. En 2012, il écrit « Rue des voleurs », inspiré par l’histoire en marche dans les pays arabes. »Boussole », commencé il y a plusieurs années, laisse transparaître la fascination de l’auteur pour l’Orient. En effet, Mathias Enard a étudié l’arabe et le persan. Il a aussi séjourné dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Erudit, amateur d’art, ce fin lettré propose une oeuvre dense à découvrir.

Pour compléter la lecture de ce livre, voir ici , sur le site de France Culture

 

Delphine de Vigan obtient le Prix Renaudot pour « D’après une histoire vraie« .vigna Elle est l’auteur de huit romans. « Jours sans faim » a pour sujet l’anorexie en 2001. En 2007, « No et moi » décrit la relation nouée entre une adolescente surdouée et une SDF. En 2009, elle publie « Les Heures souterraines »sur deux personnages malmenés et solitaires dont on ne sait si le destin les réunira. Enfin, en 2011, dans « Rien ne s’oppose à la nuit », l’auteur aborde les rapports mère-fille et la maladie psychique. Autofiction/roman, la différence est difficile à faire dans les romans de Delphine de Vigan.C’est le cas aussi avec « D’après un histoire vraie » qui met en scène une écrivain en panne d’inspiration. Celle-ci fait connaissance avec une jeune femme qui s’impose progressivement dans sa vie. L’écriture fluide, la part importante de l’aspect psychologique sont des facteurs de succès dans les romans de Delphine de Vigan.

Un peu de poésie virale, ça ne peut que faire du bien !

L’exposition  « UGO RONDINONE : I ♥ JOHN GIORNO », organisée au Palais de Tokyo est consacrée à « Dial a poem »(appelle un poème ), oeuvre de poésie virale innovatrice de John GIORNO lancée en 1968 et permettant  l’écoute à la demande de poèmes par téléphone.

Des moyens technologiques actualisés ont été mis au service d’un numéro de téléphone : 0800 106 106

Du 19 octobre 2015 au 10 janvier 2016, ce numéro vert vous permettra d’écouter des textes lus par des artistes très variés, avec une reprise des enregistrements emmagasinés pour 1968 augmentés de nouveaux textes.

dial poemUn autre article sur le site « Je beurre ma tartine »

Info rapide : le prix du livre allemand à Frank WITZEL

Sur le site Livre Hebdo, le 16 octobre 2015 : le  Prix du livre allemand attribué à Franck WITZEL pour Die Erfindung der Roten Armee Fraktion durch einen manisch-depressiven Teenager im Sommer 1969 (L’invention de la Fraction armée rouge (RAF) par un jeune maniaco-dépressif à l’été 1969) (excusez du peu). A ce jour, pas de traduction de sa propduction en français.

 

 

 

Prix Nobel de littérature à Svetlana ALEXIEVITCH

 

Auteur mettant la vie des individus sous l’ère soviétique au centre de ses écrits, le combat contre la guerre et les mensonges de l’histoire, Svetlana ALEXIEVITCH auteure et journaliste vient d’être récompensée pour toute son oeuvre à la frontière de la fiction et du documentaire par le Prix Nobel de littérature 2015.

Dernier prix d’ une longue liste, dont le dernier en 2013,  le prix Médicis catégorie essai pour La fin de l’homme rouge .

Voir  Les cercueils de zinc.

Soviet_Union.svg

Emblème de l’U.R.S.S.

Des vidéos à propos de Les femmes, la Biélorussie et  de  La fin de l’homme rouge

 

 

 

 

 

 

 

Décès de deux figures des lettres

Henning Mannkell, grand maître du polar nordique, est mort à 67 ans lundi dernier. On pourra lire son avant-dernier livre « Sable mouvant, fragments de ma vie » au Seuil. Il s’y interrogeait sur le sens de la vie après la découverte de son cancer. On relira avec bonheur les aventures de Wallander ou les livres jeunesse dont il était aussi l’auteur.

Dans un autre registre, Christine Arnothy vient de disparaître elle aussi. Son livre « J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir » a marqué le milieux des années 50. D’origine hongroise, elle revenait sur son périple pendant la guerre. Elle écrira encore une cinquantaine d’oeuvres. Elle a reçu le Prix Interallié pour « Toutes les chances sauf une » en 1980.

Rentrée littéraire Romans étrangers

EN TOUTE FRANCHISE jpgcouleur de l'eauj'ai vu un hommed'AILLEURS POISSONSjpgNEVERHOME

 

Ils sont peut être moins médiatisés que les romans francophones, mais les étrangers sont bien présents sur les 589 sorties de la rentrée littéraire.

La thématique de l’exil (ou, les racines) revient dans plusieurs des romans sélectionnés ici (pour la plupart issus de la sélection pour le Fémina étranger). Le mensonge et ses conséquences à assumer est aussi de la partie.

  • « La Neige Noire » de Paul LYNCH, l’histoire d’un exilé parti aux Etats-Unis et de retour dans son pays, l’Irlande. Il n’y rencontre pas la bienveillance escomptée.
  • « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds : chronique familiale » de Jon Kalman STEFASSON. Un voyage en Islande à travers l’évocation de la vie des  grands-parents du narrateur, pêcheurs en Islande, puis sa jeunesse pour nous conduire jusqu’au présent.
  • « La couleur de l’eau » de Kerry HUDSON (Ecosse). Encore une histoire d’exil . Alena , une jeune russe sans papier entame une relation avec Dave qui semble exilé dans son propre pays, l’Angleterre.
  • « J’ai vu un homme«  de Owen SHEERS (Angleterre). Un homme détruit par le décès de sa femme, s’installe à Londres et s’imisce dans la vie une charmante famille qui l’a aidé à son arrivée.La culpabilité et la recherche du pardon sont au rendez-vous de ce récit où les apparences mènent le bal.
  • « Tous nos noms » de Dinaw MENGESTU (Etats-Unis). Un homme, rattrapé par son passé alors qu’il a fuit son pays pour les Etats-Unis dans les années 1970.
  • « L’imposteur » de Javier Cercas (Espagne). Inspiré par un personnage réel, imposteur n’ayant jamais connu les camps, mais à la tête d’une association de survivants de l’Holocauste.
  • L’imposture, ici mais, cette fois pour sauver une personne avec  » Neverhome » de Laird HUNT (Etats-Unis)
  • « Et ne restent que des cendres » de Oya Baydar pour nous replonger dans la Turquie des années 70.
  • « Péchés capitaux » de Jim HARRISON (Etats-Unis). Où l’on retrouve l’inspecteur Sunderson en quête de tranquillité et de quelques poissons.  C’est sans compter avec ses voisins dégénérés adeptes de toutes formes de violences qui vont le forcer à sortir de sa réserve.
  • « En toute franchise » de Richard FORD (Etats-Unis) Un autre retraité qui ne peut profiter de son repos.Après le passage de Sandy, il doit régler ses comptes et affronter le passé.
  • Et « Zone d’intérêt » Martin AMIS qui transforme le système des camps de concentration en royaume ubuesque.

Vous les trouverez en tout cas dans notre catalogue dans quelques temps.

 imposteurNEIGE NOIREtout nos noms_SL160_

 

 

 

Suite de l’actu des prix littéraires

taslivresLe 9 septembre, le prix du Monde  a été décerné à Agnès DESARTHE pour « Ce coeur changeant »

Le 8 septembre, sélection pour le Renaudot 2015

Le 03 septembre, sélection pour le Goncourt 2015

Le 02 septembre, la revue Transfuge a décerné ses prix

Pour le calendrier des prix (sélections et remises), c’est

(tous ces articles ont été vus sur Livrehebdo.fr )