Actu littéraire

Décès de deux figures des lettres

Henning Mannkell, grand maître du polar nordique, est mort à 67 ans lundi dernier. On pourra lire son avant-dernier livre « Sable mouvant, fragments de ma vie » au Seuil. Il s’y interrogeait sur le sens de la vie après la découverte de son cancer. On relira avec bonheur les aventures de Wallander ou les livres jeunesse dont il était aussi l’auteur.

Dans un autre registre, Christine Arnothy vient de disparaître elle aussi. Son livre « J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir » a marqué le milieux des années 50. D’origine hongroise, elle revenait sur son périple pendant la guerre. Elle écrira encore une cinquantaine d’oeuvres. Elle a reçu le Prix Interallié pour « Toutes les chances sauf une » en 1980.

Rentrée littéraire Romans étrangers

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Ils sont peut être moins médiatisés que les romans francophones, mais les étrangers sont bien présents sur les 589 sorties de la rentrée littéraire.

La thématique de l’exil (ou, les racines) revient dans plusieurs des romans sélectionnés ici (pour la plupart issus de la sélection pour le Fémina étranger). Le mensonge et ses conséquences à assumer est aussi de la partie.

  • « La Neige Noire » de Paul LYNCH, l’histoire d’un exilé parti aux Etats-Unis et de retour dans son pays, l’Irlande. Il n’y rencontre pas la bienveillance escomptée.
  • « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds : chronique familiale » de Jon Kalman STEFASSON. Un voyage en Islande à travers l’évocation de la vie des  grands-parents du narrateur, pêcheurs en Islande, puis sa jeunesse pour nous conduire jusqu’au présent.
  • « La couleur de l’eau » de Kerry HUDSON (Ecosse). Encore une histoire d’exil . Alena , une jeune russe sans papier entame une relation avec Dave qui semble exilé dans son propre pays, l’Angleterre.
  • « J’ai vu un homme«  de Owen SHEERS (Angleterre). Un homme détruit par le décès de sa femme, s’installe à Londres et s’imisce dans la vie une charmante famille qui l’a aidé à son arrivée.La culpabilité et la recherche du pardon sont au rendez-vous de ce récit où les apparences mènent le bal.
  • « Tous nos noms » de Dinaw MENGESTU (Etats-Unis). Un homme, rattrapé par son passé alors qu’il a fuit son pays pour les Etats-Unis dans les années 1970.
  • « L’imposteur » de Javier Cercas (Espagne). Inspiré par un personnage réel, imposteur n’ayant jamais connu les camps, mais à la tête d’une association de survivants de l’Holocauste.
  • L’imposture, ici mais, cette fois pour sauver une personne avec  » Neverhome » de Laird HUNT (Etats-Unis)
  • « Et ne restent que des cendres » de Oya Baydar pour nous replonger dans la Turquie des années 70.
  • « Péchés capitaux » de Jim HARRISON (Etats-Unis). Où l’on retrouve l’inspecteur Sunderson en quête de tranquillité et de quelques poissons.  C’est sans compter avec ses voisins dégénérés adeptes de toutes formes de violences qui vont le forcer à sortir de sa réserve.
  • « En toute franchise » de Richard FORD (Etats-Unis) Un autre retraité qui ne peut profiter de son repos.Après le passage de Sandy, il doit régler ses comptes et affronter le passé.
  • Et « Zone d’intérêt » Martin AMIS qui transforme le système des camps de concentration en royaume ubuesque.

Vous les trouverez en tout cas dans notre catalogue dans quelques temps.

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Suite de l’actu des prix littéraires

taslivresLe 9 septembre, le prix du Monde  a été décerné à Agnès DESARTHE pour « Ce coeur changeant »

Le 8 septembre, sélection pour le Renaudot 2015

Le 03 septembre, sélection pour le Goncourt 2015

Le 02 septembre, la revue Transfuge a décerné ses prix

Pour le calendrier des prix (sélections et remises), c’est

(tous ces articles ont été vus sur Livrehebdo.fr )

Le lecteur : une espèce menacée ? Newsletter Télérama du 24 août 2015

Frederick_Augusta_Barnard01Le lecteur, une espèce menacée ? Un article intéressant de Michel Abescat et Erwan Desplanques qui ne se contente pas de nous dire que le nombre de grands lecteurs diminue, mais nous donne des clés de compréhension : concurrence des autres loisirs (notamment les séries qui ont pris le relais des romans feuilletons du début du 20è s), inluence d’internet qui a enfoncé le clou,  plus grande diversité des titres proposés par les éditeurs (voir la rentrée littéraire en France avec 589 titres). Mais il ne faut pas oublier les petits chiffres de vente au moment de leur parution de certains classiques de toutes époques ! Allier gros succès et excellence reste exceptionnel et ne  peut pas être partagé par tous les auteurs …