coups de coeur / de griffe

« Histoires » (pas si simples) de Marie-Hélène LAFON

« Tous mes livre sont extrêmement autobiographiques »

 

marie-helene-lafon-lecture-2016

A l’occasion d’une formation sur la littérature contemporaine francophone, j’ai emprunté à une personne proche un livre d’un auteur très apprécié de celle-ci. Petit saut dans l’inconnu, mais sans grand risque, je savais que ça pouvait me convenir.

En fait, « Histoires » a plus fait que me convenir, il m’a touchée. Dans ce recueil de nouvelles, elle réussit à mettre des mots sur des petits mondes anciens profondément enfouis dans beaucoup de personnes. Car il est souvent question de campagne, de vie provinciale, de vie avec les bêtes, d’enfance, d’années 60… Beaucoup de choses connues, fuies et partagées. Mais ici, pas de nostalgie pour cette vie de terroir.

Ce qui m’a frappée, c’est l’impression de voir un artisan du langage au travail qui ajoute pour arriver à des incarnations précises où on apercevrait encore les étapes de son travail . De longues phrases alternent avec des tournures très ramassées. Du coup, le résultat est très poétique mais très charnel en même temps et en constante évolution.

Quelques vidéos car c’est bien aussi de  l’entendre parler

Voir la vidéo de « La Grande librairie » du 16 octobre 2015 à propos de « Histoires » et de « Chantiers » et où il est question aussi de lecture à voix haute. Le dialogue avec Christian BOBIN est assez fascinant. Ils s’écoutent parler mais dans le bon sens du terme, dans ce cas là, c’est pour notre plus grand plaisir, ça cherche en direct.

Un portrait de Marie-Hélène LAFON en vidéo

Réserver des titres au catalogue : Les derniers indiens ; Joseph (livre) ; Joseph (Livre lu) ; L’annonce

 

La Renverse d’Olivier Adam Flammarion

J’aime beaucoup l’écriture d’Olivier Adam. C’est toujours un plaisir de se laisser porter par sa plume et son style bien particulier. Cependant, les thèmes abordés sont toujours sombres. Ce livre n’échappe pas à la règle. Antoine vit en Bretagne avec Chloé. Il apprend fortuitement la mort de Jean-François Laborde. Cet homme politique aurait trempé dans une sordidetéléchargement (1) histoire sexuelle avec la mère du narrateur quelques années auparavant. Antoine décide d’assister aux obsèques et de se replonger dans son adolescence en banlieue parisienne : le pavillon qu’il habitait, ses amis, son père distant… Cette vie conventionnelle a volé en éclat lors de la médiatisation du scandale. Alors que la famille devait faire front commun, les parents d’Antoine n’ont fait aucun cas des sentiments de leurs enfants. Camille, le jeune frère d’Antoine quitta la maison. Antoine, lui, fit la connaissance de Laetitia, la fille de Jean-François Laborde. Les thèmes abordés sont complexes. Il y a bien sûr les faux-semblants, ce qui se cache derrière l’apparence des adultes, le cynisme et le côté sordide de certains hommes politiques. La réflexion porte aussi sur l’adolescence et les relations fraternelles. Comment supporter la réalité et grandir avec de telles cicatrices ? A travers ses personnages, l’auteur tente d’apporter des réponses. Avec la Bretagne pour toile de fonds.

L’amie prodigieuse Enfance, adolescence Elena Ferrante Gallimard coll. Du monde entier

Elena, la narratrice, reçoit un appel du fils de son amie, Lila. Celle-ci s’est volatilisée. Mais Elena n’est pas prête à l’accepter. Elle se remémore alors l’histoire de leur amitié quand les deux fillettes habitaient le même quartier pauvre de Naples dans les années 50/60. Le lecteur va donc les regarder grandir sous le prisme de leur amitié.  Si Elena est blonde et potelée, Lila, cheveux noirs, semble l’exact contraire. Le deux fillettes sont intelligentes même si Lila a ce petit plus, cette facilité qui fait d’elle une surdouée. Elena n’ en est que plus fascinée. Elle admire chez son amie sa facilité à s’exprimer, sa vivacité et son caractère bien trempé qui frise parfois la méchanceté. Cette fascination est teintée de jalousie.Mais il y a téléchargementaussi tout un monde qui gravite autour des deux filles. Celui de Naples, des traditions et des familles avec leurs querelles et leurs violences . Fermez les yeux et  vous pouvez les entendre s’agiter, les voir parler avec leurs mains, s’énerver… Imaginer la vieille boutique du cordonnier, l’épicier du quartier ou le vendeur de rue. C’est toute la magie de l’écriture d’Elena Ferrante, cette capacité à retranscrire l’atmosphère napolitaine, si particulière, ce monde qui transite encore entre modernité et coutumes. Au début, je me suis un peu perdu dans les noms des personnages. J’ai mis aussi un peu de temps à adhérer à l’histoire. Peut-être parce que les deux héroïnes ont chacune leur part d’ombre ? En continuant la lecture, les personnages secondaires prennent plus de stature et leur intérêt dans l’histoire s’accroît . Le roman devient vite addictif. Il est difficile de ne pas se reconnaître dans l’enfance et l’adolescence des fillettes : les relations entre camarade, les transformations physiques, les tensions avec les parents… Cette première partie de la vie où l’on croit encore que tout est possible même si déjà des portes se ferment… Elena pourra continuer ses études au collège alors que Lila devra abandonner  faute d’argent. Cette dernière reportera ses rêves sur la cordonnerie de son père. Quelques années encore et les garçons commencent à faire leur cours aux deux jeunes filles. Le premier livre se termine sur un grand événement l’année de leurs 16 ans. Si le tome 2 est paru en début d’année, il en reste encore deux à traduire ! Et l’auteur reste toujours aussi mystérieuse puisqu’elle signe avec un pseudonyme. Ce roman me fait penser à « D’acier » de Silvia Avallone. Même thématique, l’amitié de deux jeunes filles pauvres. Seule l’époque et le lieu changent puisque l’histoire se déroule dans la banlieue de Piombino (en Toscane) pendant l’ère Berlusconi. Décidément, la littérature italienne, à l’instar de ses personnages, fait preuve d’une lucidité sans concession mais aussi d’une belle vitalité !

 

Les « Corps variables » de Marcel THEROUX, des corps mémorables

Revenu d’entre les morts,  il doit convaincre qu’il est vivant et pas la proie de la folie.

Mais Nicky n’était pas mort et il semblait que lui et moi étions les seuls à le savoir

Un homme, officiellement mort et enfermé dans un hôpital psychiatrique, prétend être Nicholas Slopen,  érudit spécialiste du fameux poète anglais Samuel JOHNSON. C’est le récit de ce qui a précédé cet enfermement et de ce qui l’a suivi que nous délivre ce roman qui m’a happée et intriguée dès le départ (et jusqu’au bout) avec des indices distillés tout au long permettant d’essayer de résoudre ce mystère. Il nous entraîne jusqu’en Europe de l’Est dans le sillage de sombres scientifiques ayant en projet l’amélioration de l’être humain.

On est du côté de  Frankenstein   Le personnage de Jack proche de la créature du docteur. Voir et réserver : Frankenstein : the modern Prometeus

Il est question de la permanence des choses, de l’individualité, de l’essence de la vie.

Est- ce qu’on peut faire mentir son corps ? Apparemment, c’est beaucoup plus difficile et c’est cette image que les autres gardent de chacun.

A l’inverse, c’est ce mélange d’éléments très concrets, enregistrés par nos corps et encapsulés dans les mots qui constitue notre individualité,  et ce que nous gardons en mémoire.

Et quand il m’a appelée par mon nom, sa bouche l’a formé comme elle l’avait toujours fait

La permanence du souvenir du lien physique avec ses enfants ou sa femme illustre ce constat. D’ailleurs, Nicky, à plusieurs reprises éprouve ce manque quand il pense aux siens qu’il ne voit plus.

L’inconnu qui est en moi est une créature pareille à toutes les autres : obsédée par les limites de son existence, hantée par le spectacle de son passage à travers le temps et la détérioration de ses relations avec les autres, l’indicible tristesse de la finitude  de la vie sur une belle planète »

Et pourtant, ce sont les mots qui sont à la base de la technologie employée par l’entreprise scientifique. Ce sont eux qui servent à l’encodage d’un cerveau passant d’un individu à l’autre.

Et ce livre est – au lieu de mon corps

Et le livre est -au lieu de mon âme Grégoire de Narek, Le livre des lamentations

Comme dans les romans de Philip K DICK, on assiste à l’envahissement du monde d’un individu par un autre. La parano entretenue tout au long du livre nous fait douter de la santé mentale de Nicky.

Réserver Minority report , Dans le jardin et autres réalités déviantes.

Toutes nos certitudes tremblotent et pourtant :

C’est là le paradoxe. A lors que je ne suis plus moi – même, je ne me suis jamais autant senti  moi même. Aussi grandiloquent que cela puisse être, je me sens plus proche qu’à aucun moment de ma vie de percevoir la vérité de l’univers- la pénombre de sentiment sacré qui sonne le vrai.Sans quoi nous ne sommes que de la chair et des os qui filent dans l’espace.

 

C’est donc un livre à la frontière du fantastique et qui m’a laissé un parfum de demeure anglaise néo gothique 19è siècle.

Réserver Corps variables

Autre titre de Marcel THEROUX à réserver dans notre catalogue Au nord du monde

La Source Anne-Marie Garat Actes sud 2015

Attirée par les commentaires élogieux, je me suis lancée dans la lecture de ce roman, dont la couverture me faisait de l’oeil. Lottie, une vieille femme, y conte à une jeune professeur de sociologie, son histoire et celle de la famille Ardenne. Tout commence au village du Mauduit en Franche-Comté. Lottie, alors adolescente vit dans la précarité, aidant sa mère à tenir leur ferme.Un jour, un homme dépose une enfant, Anaïs, aux bons soins de sa mère Vitalie Ardenne. Lottie étant la seule à réussir à calmer les pleurs de l’enfant, elle est embauchée comme nourrice. Ainsi débute sa longue carrière au sein de la famille Ardenne. Elle y découvrira les secrets des uns et des autres. Au fil de son récit renaissent les fantômes du passé qui ont peuplé la demeure. La narratrice prend conscience qu’elle n’est pas venue par hasard au Mauduit.téléchargement

Ce conte, car Lottie s’autorise à jouer avec les faits, a un charme puissant. Il est servi par une langue subtile et foisonnante. C’est une réflexion sur l’origine, le sens et la transmission des histoires. Mais je n’ai pu m’empêcher de sauter quelques pages consacrées aux descriptions. Les phrases, longues et dont la tournure est inhabituelle, donnent au récit une certaine langueur qui peut lasser.

Eloge de l’ombre de Junichiro TANIZAKI

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Manfrottoimaginemore.com

Quelle peut être l’origine d’une différence aussi radicale dans les goûts ? Tout bien pesé, c’est parce que  nous autres, Orientaux, nous cherchons à nous accommoder de nos limites qui nous sont imposées…Nous n’éprouvons par conséquence nulle répulsion à l’égard de ce qui est obscur.

Un voile se lève sur la culture japonaise à travers ce petit condensé de beautés où l’auteur, de façon très abordable et pourtant profonde,  nous livre ses réflexions sur la conception classique de la beauté partagée par ses compatriotes. Ces analyses s’appliquent aux objets du quotidien, au maquillage, aux vêtements et jusqu’aux toilettes avec comme constante, les jeux d’ombres et de lumière s’y matérialisant.

Cela donne un guide nous transportant vers un pays de fraîcheur que l’auteur a connu dans les années 1930 alors que grandissait l’influence de l’Occident et la civilisation de la lumière (avec ses innombrables bienfaits selon ses dires).

Mon propos était de poser la question de savoir si, dans telle ou telle direction, par exemple dans les lettres ou les arts, il ne subsistait pas un moyen de compenser les dégâts. l’aimerais élargir l’auvent de cet édifice qui a nom « littérature », en obscurcir les murs, plonger dans l’ombre ce qui est trop visible et en dépouiller l’intérieur de tout ornement superflu.Je ne prétends pas qu’il faille en faire autant pour toutes les maisons. Mais il serait bon je crois qu’il en reste ne fût-ce qu’une de ce genre.

Vous pouvez écouter des  Extraits lus du livre en vous imprégnant de l’odeur du thé dans les bols en céramique

Et refaire un tour un peu plus loin en littérature asiatique.

Une chocolatière pour les gouverner toutes ! Désir de chocolat de Care SANTOS

chocolatière 

Une délicate chocolatière destinée à Adélaïde de France, sœur du roi de France, va être le fil conducteur de trois histoires de femmes volontaires vivant à des époques différentes mais ayant en commun d’avoir possédé le précieux pot.
Le voyage à Barcelone – ville de tradition chocolatière – démarre de nos jours pour aboutir à l’époque de la fabrication, par la Manufacture royale de Sèvres, de la chocolatière qui sera prétexte à découvrir l’histoire du breuvage – parfois magique- et ses différentes interprétations à travers les âges.
Ces voyages temporels donneront à l’auteur l’occasion de varier le style de ses trois récits pour mieux nous plonger dans leurs ambiances.
Donc, Désir de chocolat est un livre fort agréable qui laissera un bon goût à ses lecteurs après sa lecture.

A compléter par l’article déjà paru sur notre blog « Du rab de gourmandise »  .

Blas Musik Pop de Vea Kaiser Presses de la Cité

Un premier roman qui a été très bien accueilli outre-Rhin. L’auteur, toute jeune (24 ans à la publication), est autrichienne et passionnée par l’histoire. Elle nous raconte la vie d’un petit village isolé des Alpes. Saint-Peter-sur-Angen est un peu une transposition moderne du village d’Astérix et Obélix. Ces Barbares font tout pour résister aux moeurs et coutumes des Civilisés. Ils conservent d’ailleurs leur idiome, retranscrit dans le roman (un morceau de bravoure pour la traductricetéléchargement (1) !).

Un jour, un des habitants apprend que son intestin est porteur d’un ver. Sa fascination pour cet événement (relatif) le poussera jusqu’à transgresser toutes les lois du village. En effet, délaissant femme et enfant, il reprend ses études pour devenir médecin. Plus tard, installé au village, il inoculera le virus du savoir et des études à son petit-fils, Johannes. Cherchant d’abord à fuir les Barbares, celui-ci va redécouvrir son village d’un autre oeil à la faveur d’un épisode déroutant.

L’auteur ne manque pas d’imagination et d’humour. Comme nous sommes tous les Barbares de quelqu’un, ce livre parlera à beaucoup. Les personnages sont attachants, les situations rocambolesques !  L’originalité de ce roman fait sa force mais peut aussi dérouté. Comme dans toute fable, il suscite cependant des réflexions approfondies et un véritable chemin d’apprentissage pour le personnage principal.

A l’abordage des livres lus avec Le fils du vent de Henning MANKELL

venus

C’est mon premier livre lu ! En cette période de Noël propice aux longues préparations culinaires, je m’étais dit que je pourrais essayer d’écouter un livre lu dans la chaleur de ma cuisine plutôt qu’au fond de mon lit.

J’avais le choix, et, j’ai pris un auteur dont on a parlé récemment (suite à son décès). Mais j’avais déjà eu envie de lire cet auteur surtout connu pour ses romans policiers.

1875 : Hans Bengler, après des études de médecine abandonnées pour cause d’évanouissement à la vue des cadavres, décide mollement de prendre en main son existence.Il décide de partir pour le désert du Kalahari afin d’en ramener une espèce d’insecte nouvelle. Il épinglera en plus d’un spécimen de scarabée, un jeune bochiman, Kolo qu’il décide de sortir du malheur en le ramenant en Suède et en l’initiant à sa  culture après l’avoir rebaptisé. Dans cette décision, on sent plus l’envie de sortir de sa solitude et de son échec que l’action désintéressée et l’empathie.

La première partie correspond au voyage de l’entomologiste, l’élan positif,  la deuxième, au retour au pays accompagné de son fils adoptif , le racisme les barrières culturelles et la troisième à la réalité qui reprend le dessus. Et, du coup , on a plusieurs livres dans un seul : aventure et  témoignage social, conte moral où le sauvage n’est pas celui qui est désigné par ce mot.

Le suspens nous tient puisque, même si le caractère lâche et égoïste de Hans nous fait craindre les revers du destin. Le style est assez proche du langage parlé en général, au service de descriptions précises (scientifiques ?) laissant peu de place à l’introspection psychologique. Ce qui donne peut être ce sentiment de superficialité. Mais cette impression est atténuée par le personnage de Daniel, habité par l’esprit de ses ancêtres, les souvenirs de son ancienne vie et surtout sa volonté de revenir dans son pays, quitte à employer un moyen surprenant pour un esprit scientifique occidental.

A ce récit s’ajoute la lecture par une autre personne qui incarne les personnages, et situe l’expérience entre la lecture et le cinéma. Dans le cas présent , Guy MOIGN remplit bien son rôle et fait vivre les dialogues.

Au final, un bon roman de forme assez classique que j’ai eu envie de poursuivre jusqu’au bout du monde et qui m’a donné envie de lire  cet auteur.

Pour la version papier  de ce titre

Pour la thématique ségrégation et racisme, du même auteur,  voir « Un paradis trompeur »

 

 

 

Des petits bijoux noirs

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de deux romans policiers, conseillés par mes collègues du site Mauvais genre. Il faut dire que ces deux livres sont à la frontière du genre, dans des collections qui gagnent à être connues. Ce sont des romans noirs.

Grossir le ciel de Franck Bouysse La Manufacture de livres

 

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Gus est agriculteur dans les Cévennes. Il a pris la succession de ses parents. Il est seul dans la ferme avec son chien. A quelques centaines de mètres, il y a Abel, son plus proche voisin. Les deux hommes ont fini par se rapprocher, malgré les conflits anciens entre les deux familles. L’entraide est nécessaire dans ce milieu sauvage et isolé. Un jour Gus entend des cris et des coups de fusil et découvre, près de la ferme de son ami, des traces de sang dans la neige. Tourmenté, il cherche à comprendre ce qui s’est passé… Ce roman se rapproche du phénomène du genre littéraire américain « nature writing », où la nature, omniprésente, sert de cadre. C’est aussi un beau portrait d’agriculteur. Dans ces paysages enneigés, presque endormis, la tension monte progressivement et ne nous lâche plus.

Un petit jouet mécanique de Marie Neuser L’Ecaillertéléchargement (1)

Comme chaque année, Anna accompagne ses parents dans leur résidence secondaire d’ Acquargento en Corse. L’adolescente se désespère d’être isolée et seule alors qu’elle rêve de parcourir les grandes villes. Sa soeur aînée les rejoint, accompagnée de sa fille d’un an, Léa. L’atmosphère n’a jamais été cordiale entre les deux soeurs mais Anna est conquise par l’enfant. Alors que les dangers guettent la petite fille, Anna trouve le comportement de sa soeur, bien étrange…

Interpellé par l’utilisation constante du « vous », le lecteur est happé par l’ambiance tendue. Il cherche à mieux cerner la psychologie des personnages, se méfie de la rudesse de l’environnement…

Deux livres relativement courts, habilement menés, qui jouent avec nos nerfs… dans un cadre aussi sublime que menaçant !