coups de coeur / de griffe

Une comédie des erreurs de Nell ZINK; Trad. par Charles RECOURSE

Mais qu’est ce que c’est que ce livre ? Je m’attendais à de l’humour  (vu le titre en français, on peut s’y attendre), et c’était ce que je recherchais.  Comme d’habitude avec l’humour, j’espérais que ça colle avec le mien, (d’humour) ! D’emblée, le titre en anglais laisse  place à une interprétation plus dramatique du contenu :  « Dislaid » veut dire Egaré, paumé, donc, pas forcément hilarant comme scénario. La couverture laisse entrevoir des grincements. Donc, suspens … Finalement, double réussite : en plus d’être souvent très drôle, l’écriture inventive et précise fait mouche, les dialogues aussi ! Pourtant, comme souvent, l’air de pas y toucher, les péripéties traversées par les membres de  cette famille éclatée et dysfonctionelle pourraient les mener à  finir dans un désespoir complet. Ils pourraient subir de plein fouet la discrimination ambiante (raciale, antifemme, anti homo).

Ce qui fait avancer les choses, ce n’est pas que les homos ou les noirs puissent ouvrir un bar à jus d’herbe frais bio, mais qu’ils puissent proposer des choses de première nécessité

Mais ils choisissent, même mal, et assument leurs choix en tordant la réalité s’il le faut ! La mère usurpe l’identité d’une fillette noire décédée pour pouvoir démarrer une nouvelle vie avec sa propre fille alors qu’elle n’est absolument pas noire. Et ça passe,, parce qu’aux USA, à une période, une seule goutte de sang noir pouvaient vous faire classer comme tel vis à vis de l’administration !

Pourtant, comme chez John IRVING,  les personnages sont animés par une vitalité et un amour infini qui les fait avancer jusqu’au dénouement.

Et l’ humour détaché utilisé par l’auteur  permet de dédramatiser toute sorte de situations « sérieuses » (y compris les scènes de sexe.)

Le modèle de famille « classique » est froissé, mais celle qui est montrée ici fait bien partie des familles !

Un roman qui fait du bien, donc. Drôle et profond en même temps !

Pour voir le résumé et réserver, c’est ici

 

Le Feu divin de Robert LYNDON ; trad. de Elodie LEPLAT

Couverture Feu divin de Robert LYNDON

 

Un roman du feu de Dieu !

Envie d’un périple médiéval  à travers océans, montagnes et déserts arides ? Ce livre vous appelle déjà ! Dans une Europe du  11è siècle déchirée par les guerres,  une compagnie dont les membres ayant déjà bien bourlingué pour la plupart se rassemble autour de  la quête de l’arme absolue repérée en Chine (encore plus dévastatrice que le feu grégeois) . Ils devront mener moultes batailles sur mer, dans la tourmente, contre les normands et contre des peuples rencontrés sur leur chemin.

Les personnages, dont la plupart se connaissent déjà sont soldats, érudits, jeunes recrues à former, femmes indépendantes . A leur tête, Vallon, un mercenaire franc, portant un secret le liant à un jeune soldat. Leurs relations cimenteront le récit et les échanges avec un de ses compagnons le plus proche. Tout au long du récit, on ne perd rien des réflexions qui animent Vallon et ses proches, leurs hésitations, qui rendent leurs personnages plus complexes. Heureusement, car une fois ou deux, on frôle le cliché du côté de la description des relations intimes hommes -femmes !

Un  point fort du livre réside dans l’architecture très documentée du roman : le contexte historique autour de Constantinople, l’Asie et notamment la société chinoise,  la vie des soldats, les détails des batailles, l’élevage des faucons pour la chasse, tout est très réaliste et, même pour ceux que ça n’intéresse pas, cela ne pèse pas  lors de la lecture.

Un livre vraiment dépaysant à recommander pour tout type de lecteurs et dans le même genre que « La Religion » de Tim WILLOCKS.

pour le réserver au catalogue de la MD68, c’est ici

 

 

 

Le chien, la neige, un pied de Claudio MORANDINI ; trad. par Laura BRIGNON


Le mytho de la caverne

 

Pour écrire ce livre sec et entêté comme un arbre de montagne, l’auteur est parti des paroles de villageois à propos d’un homme solitaire installé dans un chalet d’alpage : Adelmo Farandola. Ce misanthrope a choisi de vivre isolé et de se mêler le moins possible à ses semblables. Par contre, il recueillera un chien philosophe, plus humain que lui et avec qui il dialoguera au quotidien de façon fructueuse et souvent humoristique. Au centre de leurs préoccupations : la survie en milieu hostile et la découverte d’un pied dans la neige. A qui appartient -il ? Adelmo est-il impliqué dans cette disparition? Tel est le fil conducteur de l’histoire.

 

 

La montagne oppose ses contraintes et rythme la vie d’Adelmo,  mais en même temps, elle  est une alliée de choix qui lui fournit un rideau de solitude bienvenue.

Un des charmes de ce livre : le contraste entre la rudesse d’Adelmo,  fermé sur lui même et certains aspects enfantins et légers de ses attitudes, révélés par le chien. Et le style tour à tour terre à terre et  poétique.

Adelmo et son chien sans nom parlent de la fonte des neige qui laisse apparaître des cadavres, au printemps :

« C’est comme si on voyait pousser les poils d’une barbe, dit un jour Adelmo – Comment ça ? – Les bouts de pattes, ils poussent comme des poils- Ah, je comprends, dit le chien, qui n’a pas compris »

Dans ce livre, on entend d’autres paroles animales, et  des paroles d’outre tombe !

Autre personnage cité dans le titre :  le pied. Au fur et à mesure, il  dévoilera son propriétaire et obligera notre ours à sortir de sa tanière, poussé par son chien.

Ce n’est pas un livre macabre comme pourrait l’être un polar sanglant, c’est plutôt une danse macabre . D’ailleurs, Adelmo ne s’appelle -t-il pas Farandola ?

J’avais déjà chroniqué un livre sur un homme des montagnes : Une vie entière de Robert SEETHALER

Pour voir le résumé et /ou réserver, c’est !

 

La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan Préludes 2016

La ferme du bout du monde_Vaughan

Une ferme en Cornouailles, au bord de la mer. Quand il fait beau, le soleil attire les touristes sur la plage. Mais lorsque le vent souffle et que la pluie tombe, les habitants se sentent vite isolés. Ce bout de terre est alors à la fois un refuge et un repoussoir. La jeune Lucy a souhaité s’échapper de cette vie rurale et a décidé de devenir infirmière dans un service de néonatalité. Mais son avenir s’obscurcit lorsqu’elle apprend que son mari la trompe. Bouleversée, elle est sur le point de commettre une erreur médicale. Elle décide de prendre du recul et retourne auprès de sa famille en Cornouailles. Elle y retrouve Maggie, sa grand-mère. Cette dernière s’apprête à voir les secrets de son passé ressurgir. Un roman facile à lire. L’auteur restitue les paysages et l’ambiance des Cornouailles. A travers les histoires des deux personnages, c’est aussi l’évolution de la vie à la ferme qui est abordée. Le récit de la jeunesse de Maggie pendant la seconde Guerre mondiale alterne avec celui de Lucie, révélateur des difficultés actuelles de l’agriculture.

« Dans la forêt » de Jean HEGLAND ; Trad. de Josette CHICHEPORTICHE

Avec ce merveilleux livre, vous ne verrez plus la forêt comme avant. Ou peut être que si, comme dans les contes pour enfants ou un peu comme la population qui la côtoyait  quotidiennement auparavant. : belle, réconfortante, nourricière, mais  pleine de dangers.

Si vous aimez les romans post apocalyptiques, vous pourrez vous trouver en terrain connu puisqu’il est question de suite d’événements qui font que la société américaine s’écroule sur elle même et d’autosuffisance.  Mais c’est bien plus que cela. C’est un roman sur les choix à faire, les erreurs et ce qui fait qu’au final, on devient soi même : les livres, les passions, les relations, les renoncements, les événements extérieurs qui nous poussent à habiter notre vie.

D’ailleurs, la mère répétait de son vivant : « C’est ta vie », lorsqu’il fallait faire des choix..

La maison familiale de Nell et Eva, qu’elles habitaient avant le grand changement reste leur foyer au cœur de la forêt et elles vont apprendre ensemble à se passer de tout ce qui les a construites depuis toujours : la civilisation, leur culture, tout ce qui les faisaient tenir et envisager leur avenir : la danse pour l’une, les études pour l’autre »Le passé n’existe plus, il est mort »

Elle a exécuté une danse qui se débarrassait  de la danse classique comme une peau devenue trop grande et laissait la danseuse fraîche et joyeuse et courageuse.

Elles vont s’en séparer pour trouver leur propres marques, en apprivoisant leur environnement (culture et cueillette sauvage au programme). Tout ça se fait souvent dans la douleur physique et morale. Ce livre est rempli de détails concrets sur les méthodes d’autosuffisance issues parfois d’un des livres de leur bibliothèque et les corps y sont  très présents. Mais ce qui est magique aussi, c’est cette façon de nous faire si bien partager les pensées intimes de Nell (le livre est constitué de son journal) et ses doutes dans son évolution. La relation fusionnelle qu’elle entretient avec sa sœur est parfois chaotique et la distance qui s’installe parfois entre elles est admirablement palpable de même que ce qui les attire puissamment l’une vers l’autre.

Ici, la nature ne se donne pas spontanément, elle peut être est hostile  et ne fera partager son énergie qu’après longtemps. la souche géante proche de la maison a été abattue par les hommes mais continue à constituer un refuge pour les soeurs  .

California_redwood_trees_inside_a_giant_redwood_looking_up_at_holes CC

 L’ordinateur était une boîte pleine couverte de poussière…aussi retournais-je aux romans pour me nourrir de pensées  et d’émotions et de sensations, pour me donner une vie autre que celle en suspens qui était la mienne.

Au moment de se sélectionner les livres à emporter, Je les aimais tous. J’aimais l’odeur et le poids de chacun d’eux, j’aimais les couleurs de leur couverture  et le toucher de leurs pages. J’aimais tout ce  qu’ils représentaient pour moi, tout ce qu’ils m’avaient appris, tout ce que j’avais été à leur contact.

 

C’est ça l’histoire, dit mon père , elle pourrait être mieux, elle pourrait être pire. Mais au moins, il y a un bébé au centre »

Ce que je sais, c’est qu’elle me convient parfaitement, cette histoire, et j’espère qu’elle habitera de nombreuses personnes après sa lecture !

Une partie de la sélection de Nell : Poésies complètes d’Emily Dickinson, Contes de Grimm ; L’origine des espèces ; Sous la neige ;  Howl ; Orgueil et préjugés ; Les Aventures de Huckelberry Finn ; Un guide des oiseaux d’Amérique du nord ;  Œuvres complètes de Shakespeare (achetées par la MD68 cet été !) ;  Troisième Reich, des origines à la chute ;  Les Hauts de Hurlevent.

Un bel article de Télérama sur les forêts dans les contes

Suivez le lien pour le résumé et la réservation sur le catalogue de la MD68

 

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh Albin Michel 2017

Elle voulait juste marcher droit_Sarah Barukh

Alice naît en 1938. Très vite, elle est confiée, pour sa sécurité, à une nourrice. Lorsque sa mère revient la chercher, après-guerre, l’enfant ne la reconnaît pas. Alice doit s’habituer à une nouvelle vie à Paris, auprès d’une mère quasi-mutique et malade. Mais, bientôt, un nouveau changement se profile et Alice s’envole vers New-York.

Ce premier roman se lit très bien. La guerre est vue par les yeux d’une enfant qui ne comprend pas tout. Il y a les « Pourquoi ? » auxquels répondent invariablement les « Parce que c’est la guerre ». Alice découvrira au fil du roman les réponses à ses questions et les secrets entourant sa naissance. Les personnages sont touchants. Ils ont chacun des fragilités mais font preuve d’une grande force. L’histoire permet de comprendre le climat d’après-guerre, le retour des prisonniers des camps et la vie qui continue, malgré les drames personnels.**

Les Pleurs du vent de Medoruma SHUN chez Zulma

Nature mort au crâne/ Paul Cézanne

« The answer, my friend, is blowin’ in the wind »

Sur l’Ile d’Okinawa, les soldats morts pendant la bataille qui y a fait rage en juin 1945, communiquent avec les vivants à travers les messages délivrés par le crâne d’un des leurs, déposé en plein vent. Le vent qui le traverse est chargé de messages de réconciliation et de paix y compris entre les vivants. Les enfants et un photographe ne s’y sont pas trompés quand ils veulent y accéder.

Acceptez cette part de fantastique et de délicatesse et trouvez votre vérité après avoir affronté la partie luxuriante de l’île (j’ai été m’acheter un grand spécimen de palmier d’intérieur après avoir fini le livre, et ça m’a fait penser aux tableaux de Peter Doig )

PELÍCANO ( CIERVO ) /PETER DOIG

A adopter pour l’été ?

A ce propos, cet été le Japon est l’invité de la Maison Européenne de la Photographie à Paris pour l’exposition » mémoire et lumière : photographie japonaise 1950-2000  »

 

Pour le réserver, c’est  sur le catalogue de la médiathèque départementale68

 

 

 

Un paquebot dans les arbres Valentine Goby Actes sud 2016

 

Mathilde revient à Aincourt, sur les ruines du sanatorium, un lieu qui a pesé sur son enfance. Elle se souvient de ses parents. Dans les années 50, son père, Paulot, tient un café, Le Balto, à La Roche-Guyon. Le samedi soir, il fait danser le village au son de l’harmonica et du pick-up. Annie, l’aînée, valse dans les bras de son père tandis que Mathilde, la cadette, les espionne, cachée. C’est le bonheur… jusqu’à l’accident de Paulot, un dimanche. Son poumon est perforé. Quand il se décide à consulter, la radio indique des bacilles. Il faut faire un séjour au sanatorium. Puis un suivant… Le Balto et l’harmonica sont alors abandonnés. La famille s’enfonce dans les dettes et Mathilde essaie de survivre et d’aider son jeune frère.

Sanatorium d'Aincourt

Sanatorium d’Aincourt

Alors que pendant la période des Trente glorieuses les conditions de vie s’améliorent pour la majorité de la population, ce livre rappelle l’existence des « laissés-pour-compte ». La tuberculose fait encore peur :  « En 1952, depuis des siècles le tubard c’est la mort qui rôde. Un mort-vivant. Un assassin. » Valentine Goby décrit le quotidien des malades et de leur entourage, leur isolement. En plus, les parents de Mathilde n’étant pas salariés, ils ne bénéficient pas de la sécurité sociale. Lorsque Mathilde reçoit sa première fiche de paie, c’est le plus beau jour de sa vie : « elle tient  à distance les spectres de la mort et de la dépendance. Et tu feras quoi avec ta première paie, hein ? S’ils savaient. Ce sera magnifique : elle ira chez le dentiste. »  Valentine Goby donne beaucoup d’humanité à cette histoire, impossible pour le lecteur d’abandonner les personnages avant la fin du roman. C’est aussi une peinture de la misère, de la faim qui tenaille, des expédients qu’il faut trouver pour sauver la face.

 

« Demande à la Nuit » de Anne-Laure JAEGLé ; La Ville Brûle 2016

 

 

 

 

Sur la techno berlinoise des 90’s il y a « Der Klang der Familie » chez Alia et sur la tek berlinoise de maintenant il y a « Demande à la nuit ». Ces 2 ouvrages sont complètement complémentaires pour avoir un regard historique sur l’histoire du mouvement à Berlin.

J’ai eu la chance de rencontrer Anne-Laure Jaeglé 1 mois avant la parution de son ouvrage : j’avais hâte de lire ce bouquin. Elle a une connaissance vraiment approfondie de Berlin et du milieux Tekno dans lequel elle a beaucoup tourné : organisatrice de teufs, pilier du Berghain, tenancière du WG Bar et j’en passe.

Ouvrage à mettre entre toutes les mains des touristes, des teknoïdes, des Erasmus et autre…

Pour aller plus loin :

http://durevie.paris/city-tour-guide-berlin-by-demandealanuit/

https://www.youtube.com/channel/UCfsae9mfmuXdvwPYjxwq8jg/playlists

https://www.lavillebrule.com/

Arnaud Bib (chroniqueur invité)

 

Pour le réserver, c’est par  ici (le livre, pas l’invité!)

Et oui, si vous avez des chroniques de romans à nous proposer, c’est possible et même recommandé . Envoyez – les à bouleau@haut-rhin.fr ou wolf-kiene@haut-rhin.fr, nous sommes preneuses !!!

 

Des Ames simples de Pierre Adrian Equateurs littérature Paris 2016

Olivier Frébourg, écrivain et ancien journaliste, a créé sa propre maison d’édition en 2003 en Normandie. Cette dernière a publié ce livre remarqué. Le narrateur raconte les quelques jours qu’il a passé auprès de Frère Pierre, curé dans la vallée d’Aspe depuis 50 ans. La vie y est rude, les paysages grandioses mais austères . Très vite, pourtant, on s’y attache. « Depuis une semaine, c’est la première fois que je quitte la vallée. Et naît déjà une impression de manque. Quelques jours, à peine, suffisent pour nouer en moi une intimité avec le relief. Partir, c’est interrompre ce dialogue. je crois que le regard, habitué à de tels éléments […] crée une dépendance. Ainsi en est-il aussi des vies insulaires ou côtières. On se sépare de la mer avec déchirement. On n’accepte plus l’horizon d’une plaine. Ici, comme un enfant quitte, maladroit, les jupes de sa mère, je perds un abri. » Pas d’aventure ni de rebondissement dans ce roman, mais des rencontres et des réflexions sur l’homme, le sens de la vie et la foi. Le monastère fait office de refuge pour les blessés de la vie. Les portes sont ouvertes à tous : drogués, femmes battues… Avec Pierre, il y a Albert, un vieux prêtre et quelques fidèles qui font vivre le monastère. De jour comme de nuit, Pierre, médecin des âmes, répond aussi bien aux pèlerins qu’aux appels au secours des paysans isolés, des êtres dépassés par la modernité ou laissés sur le côté.  C’est un livre que l’on peut lire et relire sans se lasser. Il est servi par la plume magnifique de l’auteur. Je ne résiste pas à vous citer un autre passage où d’aucuns se reconnaitront :  » Ces personnes qui n’élèvent pas la voix, préfèrent se taire plutôt que de se faire entendre à tout prix. Les hâbleurs de comptoir et procureurs d’autobus y voient des « soumis » et des « trop sages ». Des gentils qui tout acceptent. Car aujourd’hui, ne pas ouvrir sa gueule pour aboyer est un aveu de faiblesse. Certains ont pourtant choisi le silence, et leur parole est précieuse. Quand ils parlent, c’est avec leur cœur. Tout est au cœur, à l’organe sensible. Pourtant, il ne faut pas croire que rien ne les atteint. Chez eux, passion et douleur existent. Mais les humeurs se jouent entre eux et un autre. Leur cœur est une grande inconnue. »  Pour réserver ce livre à la Médiathèque départementale du Haut-Rhin, cliquer sur ce lien.