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Hôzuki d’Aki Shimazaki Actes Sud 2016

Il y a des livres dont la couverture vous interpelle. Récemment, sur ce blog, je parlais des couvertures notamment celles qui prêtent à sourire. Celle-ci m’évoque plutôt une certaine fragilité, accompagnée de douceur. Et cela correspond plutôt bien à la trame de ce roman. Ecrite par une canadienne d’origine japonaise, cette histoire fait partie d’un cycle. Mais on peut lire les livres indépendamment. Je ne connaissais pas cette auteur mais après renseignement, elle a déjà écrit plusieurs romans salués par les critiques et couronnés par des prix.livre Hôzuki d'Aki Shimazaki

Mitsuko, la narratrice est une jeune femme célibataire. Elle vit au Japon avec sa mère et son fils sourd-muet et métis Tarô. La semaine, elle gère une librairie d’occasion et le vendredi soir, travaille dans un bar comme entraîneuse. Bref, une vie de famille pas banale, dissimulée derrière un caractère secret et distant. Celui-ci est mis à l’épreuve par l’arrivée dans le cercle familiale d’une amie de Tarô et de sa mère…

Ce court roman met en scène les liens familiaux et notamment la relation mère/enfant. Il est question également des liens qu’on choisit et qu’on tisse à travers les petits bonheurs du quotidien. Un roman qui nous ouvre les portes de la société japonaise et de ses traditions.

 

 

Surprise au Goncourt du premier roman !

téléchargementUne première sélection de quatre ouvrages avait été établie mais c’est un outsider qui remporte la mise.

Alors qu’on attendait les livres à succès (et déjà primés) de ces dernières semaines Le Grand Marin de Catherine Poulain (L’Olivier) ou En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeault (Finitude) , c’est le roman De nos frères blessés de Joseph Andras (Actes Sud, encore !) le grand gagnant. Etaient aussi en lice Bianca  de Loulou Robert et Wanderer de Sarah Léon.

On connait peu de choses sur Joseph Andras qui désire rester discret. Même son nom est peut-être un téléchargement2pseudonyme. Son livre restitue la vie de Fernand Iveton, militant communiste et anticolonialiste. Il rallia le FNL. Il posa une bombe dans une usine à Alger qui n’explosa pas. Ce fut le seul européen guillotiné pendant la guerre d’Algérie.

Le Goncourt de la nouvelle est attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoires (Buchet-Chastel) et le prix de la Poésie/Robert Sabatier au Printemps des Poètes (!).

Journée des droits de la femme ce 8 mars

Cette journée coïncide également avec les 60 ans du planning familial. A cette occasion a été lancée la campagne « Simone forever » autour des figures de Simone Veil, Simone Iff (première présidente du planning) et Simone de Beauvoir. Le texte est  ici. Et pour celles et ceux qui le souhaitent, les bibliothèques du Haut-Rhin disposent d’ouvrages de Simone de Beauvoir ainsi que des biographies.Vous pouvez découvrir ces documents en suivant ce lien vers Calice68. pf-simone-twcover_small

Challenges !

Les challenges sont à la mode sur les blogs littéraires depuis quelques temps. Il s’agit de lire un certain nombre de livres sur téléchargementune thématique donnée durant un temps donné. Pour ma part, mon challenge se résumera à lire au moins trois livres de la rentrée littéraire de janvier/février. Rentrée d’hiver ou de printemps, c’est au choix selon sa saison préférée. Il y a 476 titres disponibles. Ce chiffre est en baisse sauf pour les 1ers romans. Livre-hebdo (la sacro-sainte revue recensant les parutions françaises, bible du bibliothécaire) y voit le signe du frêle regain de vitalité des ventes de livres. Le rôle de défricheur des éditeurs peut à nouveau s’exprimer.

Dans les 1ers romans, signalons celui de Dominique Pourquery, l’Eté d’Agathe. Le journaliste y relate la maladie et le décès de sa fille. Un peu comme Camille Daul dans L’Envolée où il était également question de la perte d’un enfant.

Le juge Trevidic, auteur de plusieurs documentaires sur le terrorisme, s’essaie avec succès au roman dans Ahlam.

Enfin, Bojangles d’Olivier Bourdeaut crée le buzz dans la sphère littéraire.Il s’agit de l’histoire d’une famille particulière, décalée, à la frontière de la normalité. Cette frontière sera dépassée par la mère, internée. J’ai eu la chance de parcourir ce livre. L’histoire est originale et parlera certainement à tout ceux que la différence n’effraie pas.

On retiendra deux biographies : celle de Jean d’Ormesson dans Je dirai malgré tout que cette vie fut belle et le Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu. Ce dernier raconte son combat contre une maladie du sang.

Dans cette rentrée se glissent également les nouveaux romans de Marc Lévy, Guillaume Musso et Agnès Ledig,déjà assurés avant leur parution du succès.

Parmi les auteurs confirmés, on trouve le roman d’Olivier Adam La Renverse. J’ai commencé sa lecture. Je suis toujours conquise par sa plume. Pour l’histoire, je vous en dirai plus lorsque je l’aurai terminé. En résumé, il s’agit d’une affaire politico-sexuelle qui brise une famille.

Restons dans le domaine politique avec François le Petit de Patrick Rambaud. Après les chroniques de Nicolas Ier, l’auteur continue avec son successeur, toujours dans la même veine satirique.

De l’humour aussi dans Envoyée spéciale de Jean Echenoz, parodie des romans d’espionnage, et dans  Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel où un vidéaste amateur filme des noces en série. De l’humour encore et de l’amour virtuel dans Celle que vous croyez de Camille Laurens, revenue à l’écriture après 5 ans d’absence.

Plus sombre, Phillippe Besson explore le deuil, son dépassement et le retour à la vie de deux être dans Les Passants de Lisbonne. Philippe Claudel, frappé par la disparition de son ami et producteur, médite sur le sens de la mort  avec L’Arbre du pays de Toraja. 

Dans son deuxième roman autobiographique, Histoire de la violence, Edouard Louis raconte son agression par un amant d’un soir et les réactions de son entourage.

Illetré de Cécile Ladjali aborde le thème de l’analphabétisme et du handicap qu’il entraîne. Un livre poignant.téléchargement

Pour clore ce bref panorama, rien de tel que de changer d’air avec Le Grand Marin de Catherine Poulain. Partons pour la pêche en Alaska… Ce livre bénéficie d’un bon accueil du public.

Voilà, on verra si j’arrive à tenir mon challenge. Et vous ?

 

 

 

 

 

 

 

Les couvertures de livres

L’autre jour, ma collègue entre dans mon bureau et me montre une couverture de roman. Celle-ci a engendré chez moi moult réflexions… Me prenant au jeu, je me suis renseignée sur la façon de créer une couverture.cinq matous_

Il existe une règle, celle du 12/75. 12 pour le nombre de mots que doit contenir la première de couverture (titre/sous-titre-auteur) et 75 pour la quatrième de couverture (comprenez le dos de l’ouvrage).

Evidemment, l’image doit accrocher le regard du lecteur potentiel. Le site Slate.fr, par l’intermédiaire de Charlotte Pudlowki, s’interrogeait en mai 2013 sur le pourquoi des couvertures si sobres en France. Apparemment, il existe une tradition bien française qui veut que la collection (et l’éditeur) se repèrent avant tout par la couverture. Il y a la Jaune de Grasset, la Bleue de Stock et la Blanche chez Gallimard. L’arrivée du poche dans les années 60 a permis quelques écarts colorés. On retrouve cette utilisation des couleurs pour les couvertures de science-fiction également ou chez les nouvelles maisons d’édition.

Une étude du Wall Street Journal indique que l’on passe en moyenne 8 seconde à regarder la première de couverture et 15 secondes la quatrième. D’où l’importance également du résumé… Et là aussi, la réussite n’est pas forcément au rendez-vous. Certains éditeurs sont connus pour raconter l’histoire dans son intégralité, d’autres pour faire des résumés qui ne correspondent pas vraiment au livre. Parfois, il n’y a rien ou une seule phrase sybilline.

Bref, la couverture devrait rester un travail de professionnel…

Les Bergroman (pour qui n’est pas allemand ou alsacien, il s’agit d’un genre du romans allemand où l’histoire a pour cadre la montagne et où l’Amour est le thème principal) sont un vivier pour les couvertures disons.. un peu… Je vous laisser deviner.

bergroman Les couvertures avec des animaux semblent également « flatter » (hum, mauvais jeu de mot, je vous l’accorde) l’oeil du public. Il n’est qu’à voir celle de G. Legardinier, qui en a fait sa marque de fabrique et A. Gavalda.

 

billie                                                                           legardinier

Enfin, une dernière couverture, pas « chargée » du tout, pour le plaisir :

nothombEn complément : un entretien paru sur  Actualitté.com sur le design des couvertures avec Laure LEROY, Directrice et co-fondatrice de la maison »Zulma ». Leurs livres sont reconnaissables par leur couleurs et leurs motifs géométriques.

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan JC Lattès

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Delphine, après ses succès littéraires, est en panne d’inspiration. De plus, elle reçoit des courriers anonymes malveillants. Face à ces difficultés, elle trouve du réconfort auprès d’une nouvelle amie, L.. Celle-ci s’immisce progressivement dans le vie de l’auteur. Leur seul point d’achoppement est l’écriture du roman de Delphine. L. essaie de la convaincre de la supériorité de l’histoire « vraie » sur la fiction.

Si « No et moi » m’avait plu, je n’avais pas lu, depuis, de roman de Delphine de Vigan. Interpellée par le succès de ce livre, couronné par le prix Renaudot, je me suis donc lancée dans sa lecture. Roman psychologique et réflexion sur l’écriture et la place de la fiction, ce livre est tout cela à la fois. Certains parlent de thriller. Oserais-je l’avouer ? Je me suis un peu ennuyée. Il m’arrive parfois d’être à contre-courant des avis presque unanimes. C’est le cas ici. Le roman est certes subtil mais je n’ai pas été passionnée et je n’ai pas trouvé la comparaison avec Stephen King à la hauteur. Dès le départ, on devine que L. est une manipulatrice et que la relation va mal se terminer. La narration de l’évolution de cette amitié est longue. Les interrogations sur la nature de la fiction m’ont aussi laissées de marbre. Je lis avec un même plaisir autofiction et fiction si je trouve l’intrigue prenante. La fin est habile mais cela ne me suffit pas. Alors, sans rancune, je vais essayer de lire un autre de ses livres…

La piste des glaces/L’Epée des ombres J.V.JONES

Troisième partie de la série de Fantasy l’Epée des ombresLa Piste des glaces,  a été baladé par un lecteur masculin d’environ 50 ans qui l’a acheté sur internet après avoir été séduit par les deux premières parties achetées dans une librairie. C’est un lecteur curieux et exigeant  mais qui apprécie aussi de s’évader en lisant !

Fréquente les bibliothèques depuis son plus jeune âge, et a toujours un livre en cours .piste des glacesPour plus de SF, de Fantasy et de Polar, c’est par ici : le blog Mauvais Genre animé par des bibliothécaires de la MD68

Suite des prix littéraires

Le Grand Prix du roman de l’Académie française a été décerné le 29 octobre à l’ écrivain algérien Boualem Sansal 2084(« 2084 ») et à Hédi Kaddour (« Les Prépondérants »).

Le premier a écrit une dystopie qui se déroule dans un pays imaginaire, l’Abistan, du nom du prophète Abi. La pensée personnelle y est proscrite. Il y a obligation de soumission au Dieu prépondérantsunique.

Le deuxième roman décrit les changements provoqués par l’arrivée d’une équipe de tournage
américaine dans un village du Maghreb, dans les années 20.

 

 

 

 

Christine Angot a reçu le 2 novembre le prix Décembre pour « Un Amour impossible ». Roman angotautobiographique dans lequel l’auteur décrit la relation entre son père, intellectuel bourgeois et sa mère secrétaire. Elle parle également de l’inceste dont elle a été victime.

 

 

cacheLe prix Fémina a été attribué hier à Christophe Boltanski pour « La Cache ». C’est un retour sur l’histoire de sa famille à travers les pièces de la maison et notamment la cache qui servit à son grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale

Le prix Médicis couronne Nathalie Azoulai avec « Titus n’aimait pas Bérénice ». Elle revisite la vie de Racine à travers l’histoire d’amour de Bérénice.azoulai

Reste encore le Prix Interallié, le 12 novembre.

Les prix ont donc couronné des auteurs différents. La rentrée littéraire francophone s’avère assez éclectique, sans domination écrasante. Les favoris Boualem Sansal et Delphine de Vigan ont été récompensés sans pour autant monopoliser les prix. On retrouve toujours la forte propension à l’autofiction (exploration de la vie de l’auteur sous forme romancée) qu’on connait depuis quelques années. Autre thème qui inspire les écrivains : les pays musulmans et leurs évolutions.

Un peu de poésie virale, ça ne peut que faire du bien !

L’exposition  « UGO RONDINONE : I ♥ JOHN GIORNO », organisée au Palais de Tokyo est consacrée à « Dial a poem »(appelle un poème ), oeuvre de poésie virale innovatrice de John GIORNO lancée en 1968 et permettant  l’écoute à la demande de poèmes par téléphone.

Des moyens technologiques actualisés ont été mis au service d’un numéro de téléphone : 0800 106 106

Du 19 octobre 2015 au 10 janvier 2016, ce numéro vert vous permettra d’écouter des textes lus par des artistes très variés, avec une reprise des enregistrements emmagasinés pour 1968 augmentés de nouveaux textes.

dial poemUn autre article sur le site « Je beurre ma tartine »

La femme au miroir de Eric Emmanuel SCHMITT

SCHMITT9092015Cette fois, le livre épinglé a été acheté en librairie par une jeune fille d’environ 20 ans qui se déplace souvent en train pour son travail mais pas toujours aux mêmes horaires.Chez cet auteur, elle aime beaucoup découvrir de quelle façon dont il arrivera à faire de plusieurs histoires, un récit. En l’occurrence, il s’agit au départ de trois femmes vivant à des époques  et dans des lieux différents qui ont en commun le désir d’échapper à l’image qu’on a d’elles.