Des romans sur la Guerre en ex-Yougoslavie

La jeune fille et la guerre Sara Novic Fayard  2016La Jeune fille et la guerre

Ana Juric, 10 ans, vit à Zagreb en Yougoslavie. Le pays est en pleine guerre civile. Ana raconte les bombardements, la guerre retransmise à la télévision mais aussi les jeux avec Luka, son meilleur ami et les discussions avec son père.

Sa petite soeur Rahela souffre d’un problème aux reins. Son état nécessite une évacuation aux Etats-Unis. La famille doit rejoindre la mission américaine en Bosnie. Sur le chemin du retour, Ana et ses parents croates sont arrêtés à un barrage par des Serbes. On retrouve la jeune fille dix ans plus tard. Le récit alterne alors entre souvenirs et vie présente.

Au début du roman, les événements sont vus par les yeux insouciants d’une enfant. L’arrestation, elle-même, se déroule très rapidement. On a du mal à croire ce qui arrive. Ce livre donne envie d’en savoir plus sur les faits historiques et de lire d’autres témoignages. Il s’adresse autant aux adolescents qu’aux adultes. Il s’agit d’un premier roman et même s’il n’est pas autobiographique, il exprime bien la difficulté à se reconstruire.**

Comme si j’étais seul Marco Magini HC Editions 2016

Roman choral où l’on suit 3 personnages et leur histoire en rapport avec la guerre de Yougoslavie en 1995.

Le juge espagnol Romeo Gonzalez officie au Tribunal pénal international pour juger les crimes perpétrés pendant la guerre.

Drazen, soldat croate de Bosnie, est un personnage bien réel. Il s’est engagé, sans conviction, dans l’armée serbe pour subvenir aux besoins de sa famille et garantir sa sécurité. Il se retrouve mêlé à des atrocitésComme si j'étais seul Marco Magini sous la pression du groupe.

Dirk, soldat néerlandais, est envoyé en Yougoslavie comme casque bleu de l’ONU. Il est impuissant face aux massacres des civils de Srebrenica.

Le roman permet de revenir sur cet épisode tragique, au cœur de l’Europe, qui rappelle les heures sombres de la Seconde guerre mondiale. Les trois protagonistes sont face à des cas de conscience où interfèrent leur histoire personnelle. Il est difficile de se mettre à leur place. Comme le cite l’auteur, « A Serbrenica, la seule façon de rester innocent était de mourir ». Un auteur et une maison d’édition à suivre… **

 

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