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La promesse par Jean-Guy Soumy R. Laffont 2015

Camille apprend le suicide de Jeanne, son premier amour. Au XVIIe siècle, le suicide est un crime contre le roi. Pour éviter à la mémoire de Jeanne d’être condamnée à l’oubli et à son corps d’être jeté à la voirie, Camille va devoir incarner Jeanne et la défendre lors de son procès. Celle qu’il croyait avoir oublié, va alors venir le hanter. Le roman, découpé en court chapitre, se lit d’une traite grâce à une écriture fluide.D15_ La promesse

Le sujet, original, restitue les mœurs et coutumes de l’époque. C’est aussi une interrogation sur la négation des sentiments. Peut-on vraiment faire table rase du passé ?

Littérature francophone : retour sur ce qu’il ne fallait pas rater en 2014

A commencer par les commémorations, nombreuses :

Celle du début de la guerre 1914/1918 avec la parution de romans sur le sujet (à noter l’écrasante domination de « Collier rouge » de Rufin chez Gallimard et d’ « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître chez Albin Michel). Les rééditions des œuvres d’écrivains-soldats ont également foisonné. Un hommage particulier a été rendu à Charles Péguy, mort au début de la guerre.

Concernant la guerre 1939/1945, on a pu lire le remarquable « Charlotte » de Foenkinos, roman sur la vie et la déportation du peintre Charlotte Salomon.

Le centenaire de la naissance des écrivains Marguerite Duras et  Romain Gary (nés en 1914) a fait l’objet également de publications et rééditions.

A noter les parutions des auteurs prolixes : Marc Lévy, Guillaume Musso, Amélie Nothomb, Catherine Pancol, Eric-Emmanuel Schmitt… Pour les amateurs de romans optimistes, relevons également les nouveaux titres de  Gilles Legardinier, Agnès Ledig et Frédéric Lenoir…Le centenaire de la naissance des écrivains Marguerite Duras et  Romain Gary Gary(nés en 1914) a fait l’objet également de publications et rééditions.

Côté thématique, ont été abordés la question de l’homosexualité dans le remarquable premier roman « En finir avec Eddy Bellegueule » d’ Edouard Louis, le don d’organe dans « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal, les emplois précaires et difficiles (tel celui d’ouvrier agricole chez Marie-Hélène Lafon « Joseph », « Debout payé » de Gauz),  la vie de consommation et ses temples « Regarde les lumières, mon amour » d’Annie Ernaux. Le microcosme politique est décrypté dans « L’Emprise » de Marc Dugain.debout payé

Lola Lafon rappelle à notre souvenir la vie de Nadia Comaneci « La petite communiste qui ne souriait jamais ».

La religion intéresse deux auteurs « phare » : Emmanuel Carrère parle des débuts du christianisme et de son expérience personnelle dans « Le Royaume ». Marek Halter commence la biographie romancée des femmes de l’islam avec « Khadidja ». Jean d’Ormesson écrit ses réflexions sur l’homme, Dieu et l’univers.

A signaler le presque régional de l’étape, le vosgien Jean-Paul Didier-Laurent qui signe le très remarqué  premier roman « Le Liseur de 6h27 ».

Enfin, pour finir sur LA bonne nouvelle de l’année littéraire francophone, rappelons encore la récompense de  Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature 2014.

Voici quelques temps forts de l’année littéraire francophone.

Espérons que l’année 2015 soit aussi riche en surprises littéraires…

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Qui sommes nous ?

Nous sommes 3 bibliothécaires de la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin, heureuses de vous faire partager simplement dans ce blog notre goût pour la littérature, qu’elle soit francophone, étrangère, ou plutôt destinée aux adolescents.

Cela passera par des sélections à géométrie variable, en lien avec l’actualité (ou pas), mettant en lumière des auteurs connus ou moins connus, mais aussi par des coups de coeur (ou parfois des coups de griffe), des actus du monde littéraire…

Vous pourrez  également partir à la découverte de nouveaux récits grâce à des présentations de sites et revues utiles aux lecteurs connectés que vous êtes aussi.

Pourquoi ce Blog ? Pour prolonger les discussions entamées dans le bibliobus ! Et parce que nous considérons que la lecture n’est pas un domaine savant limité aux bibliothèques, mais, qu’au contraire, elle peut nous rapprocher à travers ses liens avec nos vies et avec les autres façons de raconter des histoires.