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Le Blog Chez Clarabel

J’ai repéré ce blog lors des recherches de critiques. En effet, avant d’acheter un roman, le doute vous saisit souvent. Est-ce un bon choix ? Les lecteurs de la médiathèque vont-ils l’apprécier ? Et immanquablement, je « tombe » régulièrement sur le blog de Clarabel. Je dois dire que ses (nombreuses) critiques m’aident bien. En plus, j’aime beaucoup le look « vintage » du blog. Ses lectures concernent à la fois les romans adultes, jeunesse, la bd…dernièrement ce sont les livres audio qui onclarabelt été mis à l’honneur. Bref, on y trouve un peu tout ce qui passe sous les yeux (et dans les oreilles) de cette ancienne étudiante en lettres et langues. Pour mieux la connaître, je vous propose une interview, un peu vieille déjà (2007) mais intéressante. Voici l’adresse de son blog http://blogclarabel.canalblog.com/ qui s’est paré depuis peu d’une tenue de saison, orange et noir. Un challenge vous y attend…

Prix Nobel de littérature à Svetlana ALEXIEVITCH

 

Auteur mettant la vie des individus sous l’ère soviétique au centre de ses écrits, le combat contre la guerre et les mensonges de l’histoire, Svetlana ALEXIEVITCH auteure et journaliste vient d’être récompensée pour toute son oeuvre à la frontière de la fiction et du documentaire par le Prix Nobel de littérature 2015.

Dernier prix d’ une longue liste, dont le dernier en 2013,  le prix Médicis catégorie essai pour La fin de l’homme rouge .

Voir  Les cercueils de zinc.

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Emblème de l’U.R.S.S.

Des vidéos à propos de Les femmes, la Biélorussie et  de  La fin de l’homme rouge

 

 

 

 

 

 

 

MUDWOMAN de Joyce Carol OATES ; traduit de l’américain par Claude SEBAN

maraisMudwoman , paru en 2013 est un roman puissant et sans concession qui nous donne à voir le portrait d’une femme arrivée au sommet, absolument seule, mais au prix de sa santé mentale.

On part de ce sommet atteint par l’adulte et on descend vers ses origines pour comprendre par des va-et -vient les rapports entre les deux personnages.Mais la rechute n’est pas loin, la boue colle au personnage qui perd contrôle.

Mudgirl a été abandonnée dans les marais par une mère délirante, corsetée par des concepts religieux très rigides et une immense pauvreté. Celle qui a été engloutie et recrachée par les marécages se fera rebaptiser du prénom de sa soeur, disparue en même temps qu’elle, par des services sociaux débordés. Malgré cela, elle n’aura de cesse de gravir les échelons qui pourraient l’éloigner de cette espèce de soupe primitive. Les marécages sont les mêmes que ceux ayant servi  de toile de fond à la saison1 de la série TRUE DETECTIVE et du film MUD , c’est dire le mystère qui baigne le roman.

Il y est question de volonté, de contrôle, de solitude, d’intellectuels qui se construisent loin de toute sentimentalité « gluante ».

Le style est au service d’ une introspection de tous les sentiments ressentis par le personnage principal, même les plus inavouables !!

 

Décès de deux figures des lettres

Henning Mannkell, grand maître du polar nordique, est mort à 67 ans lundi dernier. On pourra lire son avant-dernier livre « Sable mouvant, fragments de ma vie » au Seuil. Il s’y interrogeait sur le sens de la vie après la découverte de son cancer. On relira avec bonheur les aventures de Wallander ou les livres jeunesse dont il était aussi l’auteur.

Dans un autre registre, Christine Arnothy vient de disparaître elle aussi. Son livre « J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir » a marqué le milieux des années 50. D’origine hongroise, elle revenait sur son périple pendant la guerre. Elle écrira encore une cinquantaine d’oeuvres. Elle a reçu le Prix Interallié pour « Toutes les chances sauf une » en 1980.

Nummer de Frédéric Staniland Scrinéo

En septembre 1939, Toni, un jeune autrichien, fuit les nazis. Il trouve refuge à Algolsheim chez Auguste et sa fille Cathel. Un jeune journaliste et une réfugiée alsacienne se joignent au groupe. Bientôt, celui-ci doit évacuer le village. En parallèle, à notre époque, Séraphin, un octogénaire, est appelé à trier les affaires d’un ancien ami. Il découvre un livre étrange intitulé Nummer, qui le ramène aux années de guerre.Staniland

Ce roman permet une meilleure connaissance de la Seconde guerre mondiale, notamment en Alsace. L’auteur a eu le souci de joindre des informations complémentaires à la fin de son livre. L’intrigue est prenante jusqu’aux dernières pages. Les personnages, d’âges différents, sont attachants et leurs réflexions souvent pleines d’humour. Un bon roman historique basé sur des faits méconnus.

 

Rentrée littéraire Romans étrangers

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Ils sont peut être moins médiatisés que les romans francophones, mais les étrangers sont bien présents sur les 589 sorties de la rentrée littéraire.

La thématique de l’exil (ou, les racines) revient dans plusieurs des romans sélectionnés ici (pour la plupart issus de la sélection pour le Fémina étranger). Le mensonge et ses conséquences à assumer est aussi de la partie.

  • « La Neige Noire » de Paul LYNCH, l’histoire d’un exilé parti aux Etats-Unis et de retour dans son pays, l’Irlande. Il n’y rencontre pas la bienveillance escomptée.
  • « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds : chronique familiale » de Jon Kalman STEFASSON. Un voyage en Islande à travers l’évocation de la vie des  grands-parents du narrateur, pêcheurs en Islande, puis sa jeunesse pour nous conduire jusqu’au présent.
  • « La couleur de l’eau » de Kerry HUDSON (Ecosse). Encore une histoire d’exil . Alena , une jeune russe sans papier entame une relation avec Dave qui semble exilé dans son propre pays, l’Angleterre.
  • « J’ai vu un homme«  de Owen SHEERS (Angleterre). Un homme détruit par le décès de sa femme, s’installe à Londres et s’imisce dans la vie une charmante famille qui l’a aidé à son arrivée.La culpabilité et la recherche du pardon sont au rendez-vous de ce récit où les apparences mènent le bal.
  • « Tous nos noms » de Dinaw MENGESTU (Etats-Unis). Un homme, rattrapé par son passé alors qu’il a fuit son pays pour les Etats-Unis dans les années 1970.
  • « L’imposteur » de Javier Cercas (Espagne). Inspiré par un personnage réel, imposteur n’ayant jamais connu les camps, mais à la tête d’une association de survivants de l’Holocauste.
  • L’imposture, ici mais, cette fois pour sauver une personne avec  » Neverhome » de Laird HUNT (Etats-Unis)
  • « Et ne restent que des cendres » de Oya Baydar pour nous replonger dans la Turquie des années 70.
  • « Péchés capitaux » de Jim HARRISON (Etats-Unis). Où l’on retrouve l’inspecteur Sunderson en quête de tranquillité et de quelques poissons.  C’est sans compter avec ses voisins dégénérés adeptes de toutes formes de violences qui vont le forcer à sortir de sa réserve.
  • « En toute franchise » de Richard FORD (Etats-Unis) Un autre retraité qui ne peut profiter de son repos.Après le passage de Sandy, il doit régler ses comptes et affronter le passé.
  • Et « Zone d’intérêt » Martin AMIS qui transforme le système des camps de concentration en royaume ubuesque.

Vous les trouverez en tout cas dans notre catalogue dans quelques temps.

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En marge des sélections de la rentrée littéraire, une autre sélection de titres anciens

logo-actualittePour la rentrée littéraire, le site Actualitté.com nous propose de nous pencher sur 20 titres qui ne sont peut être pas récents, mais qui n’en sont pas moins de qualité, pertinents et pas onéreux, certains sont du domaine public, donc gratuits.

Et ça tombe bien, nous en avons plusieurs dans notre catalogue

Il y en a encore issus de cette liste à chercher ici et pensez  à ces titres en version « Livres lus « .

 

La femme au miroir de Eric Emmanuel SCHMITT

SCHMITT9092015Cette fois, le livre épinglé a été acheté en librairie par une jeune fille d’environ 20 ans qui se déplace souvent en train pour son travail mais pas toujours aux mêmes horaires.Chez cet auteur, elle aime beaucoup découvrir de quelle façon dont il arrivera à faire de plusieurs histoires, un récit. En l’occurrence, il s’agit au départ de trois femmes vivant à des époques  et dans des lieux différents qui ont en commun le désir d’échapper à l’image qu’on a d’elles.