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Rentrée : ces romans francophones qui font le buzz

La rentrée littéraire 2015 comprendra 589 nouveaux romans. Ce chiffre est en légère baisse par rapport à 2014. Il comprend 393 romans français et 68 premiers romans.

 

En voici 9 dont vous avez certainement entendus parler :

 

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– La Boussole de Mathias Enard

– Profession du père de Sorj Chalandon

– Un Amour impossible de Christine Angot

– Le Crime du comte de Neuville d’Amélie Nothomb

– Eva de Simon Libérati

– D’après une histoire vraie Delphine de Vigan

– La Septième fonction du langage Laurent Binet

– La dernière nuit du Raïs Yasmina Khadra

– Quand le diable sortit de la salle de bain Sophie Divry

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Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de nos lectures, de nos découvertes ainsi que de la réception des ouvrages de la rentrée par nos lecteurs.

 

A découvrir : Jocelyne Saucier

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Romancière québécoise, elle a fait une carrière journalistique. Elle est l’auteur de quatre romans dont deux ont rencontré un certains succès en France. Il s’agit de :

 

 

Il pleuvait des oiseaux Denoël
saucier 2Dans les forêts du Témiscamingue au Québec, il est facile de se faire oublier. C’est le cas de Charlie et Tom, deux vieillards qui vivent en quasi-autarcie. Leurs seuls contacts sont des planteurs de marijuana. Cette petite communauté va être chamboulée par l’arrivée de deux femmes : une photographe, à la recherche de témoignages sur les grands incendies du début du XXe siècle et Marie-Desneige, oubliée dans un hôpital psychiatrique et qui renaît à la vie.

Un roman original, véritable ode à la nature, peuplé d’anti-héros, âgés et cabossés par la vie.  Une adaptation cinématographique est prévue.

Les Héritiers de la mine Denoël

saucier_Les Cardinal, avec leurs 21 enfants, règnent sur la petite ville de Norco. C’est le père, prospecteur, qui a découvert le filon de la mine.Les enfants ont grandi, se sont éparpillés au quatre coins du monde. Les voilà réunit lors d’une remise de médaille. L’atmosphère des retrouvailles est tendue. Les souvenirs refont surface tandis qu’un malaise s’insinue.

Roman là aussi unique par son thème mais aussi par la mise en scène. Comme dans une pièce de théâtre, les protagonistes prennent chacun à leur tour la parole pour raconter leur vie. Ainsi se tisse la trame du drame qui les a tous affectés et qui ne sera dévoilé qu’à la fin.

La maison dans l’arbre de Mitsuyo KAKUTA ; traduit par Isabelle SAKAI

Ca aurait pû s’appeler le voyage de Yoshitsugu, puisque c’est par lui que tout commence lorsqu’il prend conscience, suite à la mort de son grand-père, de son ignorance du passé de sa famille. Lorsque sa grand-mère déclare qu’elle veux « rentrer chez elle »,  iI décide de l’accompagner sur les traces du passé de ses ancêtres, en Mandchourie, là où tout a commencé.

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Travail personnel de Douglas P Perkins

Avec « La maison dans l’arbre », nous plongeons donc dans la vie dans trois générations de cette famille de Tokyo à propos de laquelle Yoshi se pose beaucoup de questions  Est-normal que tous ses membres pratiquent la fuite d’une façon ou d’une autre ? Pourquoi ne mange-t-on jamais ensemble ? Au delà de l’inconfort psychologique que cette situation procure, c’est cela , finalement qui les rend si attachants. Individuellement, ça se débrouille, et ça trace sa route avec des retours vers le nid : la maison dans le même bâtiment que le restaurant familial Jade qui, lui aussi, se développe au cours du temps, parfois augmenté d’appendices provisoires (caravane, cabane).

« Chacun vit sa vie, mais il y a lien, on dirait. »

Un très beau livre où se mèlent les  époques de façon très libre dans un style très fluide. En prime, une vision du Japon au cours du 20ème siècle.

Le lecteur : une espèce menacée ? Newsletter Télérama du 24 août 2015

Frederick_Augusta_Barnard01Le lecteur, une espèce menacée ? Un article intéressant de Michel Abescat et Erwan Desplanques qui ne se contente pas de nous dire que le nombre de grands lecteurs diminue, mais nous donne des clés de compréhension : concurrence des autres loisirs (notamment les séries qui ont pris le relais des romans feuilletons du début du 20è s), inluence d’internet qui a enfoncé le clou,  plus grande diversité des titres proposés par les éditeurs (voir la rentrée littéraire en France avec 589 titres). Mais il ne faut pas oublier les petits chiffres de vente au moment de leur parution de certains classiques de toutes époques ! Allier gros succès et excellence reste exceptionnel et ne  peut pas être partagé par tous les auteurs …

 

 

Academy Street Mary Costello ed. Seuil

Tess vit dans un domaine irlandais lorsqu’elle perd sa mère à 7 ans. Elle surmonte progressivement le deuil tout en gardant une part de solitude profondément ancrée dans son caractère. Sa sœur l’encourage à la suivre aux Etats-Unis. Elle y mènera une vie discrète de mère célibataire, désavouée par les siens . L’auteur réussit à nous faire partager ses joies mais aussi la frustration des occasions manquées, la nostalgie et l’isolement.marycostello

Faut-il un personnage haut en couleurs avec une vie tumultueuse pour faire un bon roman ? Pas forcément, Mary Costello nous le prouve. Tess est un personnage marquant dans lequel on s’identifie facilement, qu’on a parfois envie de bousculer ou de réconforter et qui ne laisse pas indifférent.Le livre a reçu l’Irish Book of the Year Award 2014. Un auteur à suivre…

La Part des flammes Gaëlle Nohant éd. Héloïse d’Ormesson

Il s’agit de l’histoire de trois femmes de la haute société parisienne.  Au mois de mai 1897, la duchesse d’Alençon tient un comptoir au Bazar de la Charité avec la comtesse de Raezal et la jeune Constance d’Estingel. Elles viennent de se rencontrer et de se lier d’amitié au service des malades tuberculeux. Violaine de Raezal est veuve. Sa réputation entachée, nohantjpgelle doit se battre pour conserver son rang. Constance, quant à elle, a été élevée chez les sœurs et entretient une foi authentique. Elle vient de rompre ses fiançailles. Un terrible incendie meurtrier se déclenche au Bazar de la Charité. Il bouleverse la destinée des trois femmes.

Ce roman historique nous plonge entièrement dans l’ambiance du Paris de la fin du XIXe siècle. C’est encore un monde de classe, habité par les convenances. L’indépendance des femmes n’en est qu’à ses balbutiements, de même que les innovations technologiques et la recherche médicale. On suit avec passion ce monde en pleine mutation, emporté par le souffle romanesque de l’oeuvre !

Ric-Rac d’Arnaud Le Guilcher éd. Robert Laffont

Dans ma valise d’été, j’avais mis Ric-Rac. Eh bien, ça y est : je l’ai lu ! Je m’attendais à un roman avec un adolescent pour adolescents. En effet, il s’agit de l’histoire de Jeanyf, 14 ans, en vacances chez lui à La Sourle. Il doit gagner quelques centimètres pour intégrer un centre de formation professionnel de football. Arrivent de nouveaux voisins tout de cuir moulés, au look quelque peu détonnant. Voilà pour la trame. Après, Arnaud Le Guilcher se lâche ! Les personnages sont truculents : Soubirou le cousin « illuminé », l’oncle guérisseur Jackyf et le père, touchant, en veuf éploré qui peint partout des portraits de sa femme.Ricrac

Il y a bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant fait sourire. Je ne le classerais pas dans la catégorie « Ado » car les réflexions de Jeanyf ne correspondent pas à celle d’un jeune garçon. Je n’ai pas trop aimé la fin non plus qui part dans un délire fantastique total. Mais pour le reste… quel humour !