Littérature francophone : retour sur ce qu’il ne fallait pas rater en 2014

A commencer par les commémorations, nombreuses :

Celle du début de la guerre 1914/1918 avec la parution de romans sur le sujet (à noter l’écrasante domination de « Collier rouge » de Rufin chez Gallimard et d’ « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître chez Albin Michel). Les rééditions des œuvres d’écrivains-soldats ont également foisonné. Un hommage particulier a été rendu à Charles Péguy, mort au début de la guerre.

Concernant la guerre 1939/1945, on a pu lire le remarquable « Charlotte » de Foenkinos, roman sur la vie et la déportation du peintre Charlotte Salomon.

Le centenaire de la naissance des écrivains Marguerite Duras et  Romain Gary (nés en 1914) a fait l’objet également de publications et rééditions.

A noter les parutions des auteurs prolixes : Marc Lévy, Guillaume Musso, Amélie Nothomb, Catherine Pancol, Eric-Emmanuel Schmitt… Pour les amateurs de romans optimistes, relevons également les nouveaux titres de  Gilles Legardinier, Agnès Ledig et Frédéric Lenoir…Le centenaire de la naissance des écrivains Marguerite Duras et  Romain Gary Gary(nés en 1914) a fait l’objet également de publications et rééditions.

Côté thématique, ont été abordés la question de l’homosexualité dans le remarquable premier roman « En finir avec Eddy Bellegueule » d’ Edouard Louis, le don d’organe dans « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal, les emplois précaires et difficiles (tel celui d’ouvrier agricole chez Marie-Hélène Lafon « Joseph », « Debout payé » de Gauz),  la vie de consommation et ses temples « Regarde les lumières, mon amour » d’Annie Ernaux. Le microcosme politique est décrypté dans « L’Emprise » de Marc Dugain.debout payé

Lola Lafon rappelle à notre souvenir la vie de Nadia Comaneci « La petite communiste qui ne souriait jamais ».

La religion intéresse deux auteurs « phare » : Emmanuel Carrère parle des débuts du christianisme et de son expérience personnelle dans « Le Royaume ». Marek Halter commence la biographie romancée des femmes de l’islam avec « Khadidja ». Jean d’Ormesson écrit ses réflexions sur l’homme, Dieu et l’univers.

A signaler le presque régional de l’étape, le vosgien Jean-Paul Didier-Laurent qui signe le très remarqué  premier roman « Le Liseur de 6h27 ».

Enfin, pour finir sur LA bonne nouvelle de l’année littéraire francophone, rappelons encore la récompense de  Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature 2014.

Voici quelques temps forts de l’année littéraire francophone.

Espérons que l’année 2015 soit aussi riche en surprises littéraires…

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