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2015 : version étrangère souvent originale

PHOTO RETRO ETATS-UNIS

CC0 Public Dom Pixabay
2015 Dans le rétro

Dans la profusion des sorties de l’an passé, certains livres ont retenu mon attention pour des raisons variées : thématiques, construction, style… J’en ressort quelques titres où ne figurent pas forcément les succès de l’année ou les grandes pointures comme Joyce CAROL OATES, Toni MORRISON, Jim HARRISON…

Un thème est revenu plusieurs fois : celui des camps de concentration et plus largement, celui du mal. Avec Au paradis, dernier livre de Peter MATTHIESSEN paru juste après sa mort, et où il décortique avec son écriture scalpel tous les sentiments générés par l’évocation des camps et de la Shoah chez des personnes de tous horizons venues voir Auschwitz « en vrai » et se confronter à la culpabilité. Martin AMIS dans « la Zone d’intérêt » tente l’exploit de parler du sujet sur le mode humoristique et en envisageant l’amour dans un camp, modèle d’organisation, tout de même,-) mais plongé dans le chaos le plus total par l’irruption de l’amour.

Illska de Eirikur Orn Norodhal, expose les nazis aux feux de l’amour. En toile de fond, l’histoire des massacres des juifs en 1941 en Lituanie par les SS aidés par les populations locales. Lire le début http://cr.epagine.eu/cloudReading/9791022604246/558eef5ee4531/preview/

Je pense aussi à Canevas de Jan WECHLER où le récit du personnage  principal (qui existe vraiment ! ), empêtré dans son enfance dans un camp, est mis à mal par son psychanalyste et un journaliste. Ces deux vérités sont matérialisées dans la conception du livre même, construit en deux parties tête bêche qui se rejoignent au milieu. Voir aussi d’autres livres étrangers parus à la rentrée littéraire d’automne déjà chroniqués sur le blog et des francophones.

La transition se  fait avec le thème de  l’identité et du mensonge dans Corps variables de Marcel THEROUX,  livre transgenre au croisement du fantastique, du thriller avec en prime une réflexion sur le pouvoir du langage et sur l’immortalité. Il vous raconte l’histoire d’un homme qui ressuscite dans le corps de quelqu’un d’autre, alimenté par les mots des autres et comment ses recherches l’ont amené à être enfermé dans un hôpital psychiatrique. On est du côté de chez Philip K. DICK !!

Intérieur nuit de Marisha PESSL est un faux roman biographique mettant en scène un réalisateur de film d’horreur avec mise en abîme du récit. Voir les premières pages http://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F99657.js&oid=3&c=&m=&l=&r=&f=pdf

Encore un livre sur la réalité et ses interprétations : dans Le Testament de Marie , Colm TOIBIN recueille le témoignage de Marie à propos de son fils, Jésus, qu’elle ne reconnaît absolument pas à travers les écrits bibliques et l’adoration qui aboutira au soit disant sacrifice qu’elle rejette totalement comme « moyen de sauver le monde ».

2015 a vu réédités des classiques ou édités des trésors  comme L’Infinie comédie de David Foster WALLACE et Price de Steve TESICH.

Extrait Audio http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/Livres/Steve_Tesich/Price.html

Un été 42 de Hermann RAUCHER, roman d’apprentissage classique ressorti chez un petit éditeur qui monte : La belle colère.

Willa CATHER  dans Saphira, sa fille et l’esclave -écrit en 1940- traite de l’esclavagisme aux Etats-Unis avant la guerre de Sécession. https://www.actualitte.com/article/livres/chronique-willa-cather-saphira-sa-fille-et-l-esclave/62806

La liste des rééditions continue en littérature western :  La Colline des potences de Dorothy JOHNSON, l’Aventurier du Rio Grande et Le Passage du canyon de Ernest HAYCOX., ceux qui ont inspiré les films du dimanche après midi dans les années 70 !

Au chapitre itinéraire psychologique, j’ai retenu Marilynne ROBINSON avec Lila,l’ itinéraire d’une enfant de la dépression, ivre de liberté. Vite, trop vite de Phoebe GLOECKNER (roman graphique), nous entraîne dans le sillon de Minnie dans le San Francisco libre des années 1970 avec au passage une description au vitriol du monde des adultes, cible de toutes les attaques mais horizon désirable. Dans Someone, d’ Alice Mac DERMOTT, c’est Marie qui nous guide dans le quartier irlandais de New-York pendant la Grande dépression.

Extrait http://cr.epagine.eu/cloudReading/9782710371403/558eebc32c2ad/preview/

Blanca se souvient de sa mère morte dans Ca aussi ça passera  de Milena BUSQUETS et ça nous réchauffe le coeur.

voir http://www.senscritique.com/livre/Ca_aussi_ca_passera/13587627#

Pour finir, l’humour (un peu trash) était tout même présents en 2015 à travers Little America de Bob SWIGART où l’auteur fait exploser le système US à coup de magouilles, de coucheries très documentées, de tentatives multiples et louffoques de tuer le paternel. Jouissif et hilarant !!

Dernier arrêt avant le désespoir « Demande et tu recevras » de Sam LIPSYTE nous délivre le récit de la vie d’un jeune père, peintre raté, à qui la vie ne sourit jamais et prêt à toute infamie pour survivre. Trempé dans l’encre d’un humour bien noir !

Voilà : des heures de lecture au sommet de la vague alors que je tente déjà de négocier la deuxième  rentrée littéraire de janvier.

Suite de l’actu des prix littéraires

taslivresLe 9 septembre, le prix du Monde  a été décerné à Agnès DESARTHE pour « Ce coeur changeant »

Le 8 septembre, sélection pour le Renaudot 2015

Le 03 septembre, sélection pour le Goncourt 2015

Le 02 septembre, la revue Transfuge a décerné ses prix

Pour le calendrier des prix (sélections et remises), c’est

(tous ces articles ont été vus sur Livrehebdo.fr )

Academy Street Mary Costello ed. Seuil

Tess vit dans un domaine irlandais lorsqu’elle perd sa mère à 7 ans. Elle surmonte progressivement le deuil tout en gardant une part de solitude profondément ancrée dans son caractère. Sa sœur l’encourage à la suivre aux Etats-Unis. Elle y mènera une vie discrète de mère célibataire, désavouée par les siens . L’auteur réussit à nous faire partager ses joies mais aussi la frustration des occasions manquées, la nostalgie et l’isolement.marycostello

Faut-il un personnage haut en couleurs avec une vie tumultueuse pour faire un bon roman ? Pas forcément, Mary Costello nous le prouve. Tess est un personnage marquant dans lequel on s’identifie facilement, qu’on a parfois envie de bousculer ou de réconforter et qui ne laisse pas indifférent.Le livre a reçu l’Irish Book of the Year Award 2014. Un auteur à suivre…

La Part des flammes Gaëlle Nohant éd. Héloïse d’Ormesson

Il s’agit de l’histoire de trois femmes de la haute société parisienne.  Au mois de mai 1897, la duchesse d’Alençon tient un comptoir au Bazar de la Charité avec la comtesse de Raezal et la jeune Constance d’Estingel. Elles viennent de se rencontrer et de se lier d’amitié au service des malades tuberculeux. Violaine de Raezal est veuve. Sa réputation entachée, nohantjpgelle doit se battre pour conserver son rang. Constance, quant à elle, a été élevée chez les sœurs et entretient une foi authentique. Elle vient de rompre ses fiançailles. Un terrible incendie meurtrier se déclenche au Bazar de la Charité. Il bouleverse la destinée des trois femmes.

Ce roman historique nous plonge entièrement dans l’ambiance du Paris de la fin du XIXe siècle. C’est encore un monde de classe, habité par les convenances. L’indépendance des femmes n’en est qu’à ses balbutiements, de même que les innovations technologiques et la recherche médicale. On suit avec passion ce monde en pleine mutation, emporté par le souffle romanesque de l’oeuvre !

Ric-Rac d’Arnaud Le Guilcher éd. Robert Laffont

Dans ma valise d’été, j’avais mis Ric-Rac. Eh bien, ça y est : je l’ai lu ! Je m’attendais à un roman avec un adolescent pour adolescents. En effet, il s’agit de l’histoire de Jeanyf, 14 ans, en vacances chez lui à La Sourle. Il doit gagner quelques centimètres pour intégrer un centre de formation professionnel de football. Arrivent de nouveaux voisins tout de cuir moulés, au look quelque peu détonnant. Voilà pour la trame. Après, Arnaud Le Guilcher se lâche ! Les personnages sont truculents : Soubirou le cousin « illuminé », l’oncle guérisseur Jackyf et le père, touchant, en veuf éploré qui peint partout des portraits de sa femme.Ricrac

Il y a bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant fait sourire. Je ne le classerais pas dans la catégorie « Ado » car les réflexions de Jeanyf ne correspondent pas à celle d’un jeune garçon. Je n’ai pas trop aimé la fin non plus qui part dans un délire fantastique total. Mais pour le reste… quel humour !

L’Eté de mes nuits blanches de Pauline Penot ed. Thierry Magnier

éténuitblancheGaël, 16 ans, souffre d’insomnie. Il voudrait arrêter de réfléchir :  à ses amis qu’il juge mieux que lui, à sa sœur qui réussit tout ce qu’elle entreprend, à son avenir morose… Son père lui propose de venir en vacances chez lui à Blois et de travailler, avec sa belle-mère, au château. Loin des vacances à Saint-Tropez qu’il invente pour ses copains, Gaël va pourtant vivre un été surprenant…

Roman initiatique intéressant et plein d’humour avec un foisonnement de thèmes. Le sujet du mal-être et de l’insomnie est ici abordé de front. Les références historiques au château de Blois et au poète François Villon enrichissent le roman.

1Q84 Livre 1 et suite

MURAKAMIbaladeur 001Aujourd’hui, c’est 1Q84 (Tome 1) qui se fait balader dans le TER après avoir été emprunté par une jeune femme de 25 ans qui se rendait au travail à Colmar.

C’est son premier Murakami et elle a été conseillée par son patron avant de le choisir dans la Bibliothèque qu’elle fréquente à Strasbourg.

Elle l’a presque fini et va continuer l’aventure avec les deux autres tomes. Elle aime son style avec ses descriptions de personnages »carrées  » mais en même temps fouillées . Comme elle lit du fantastique, les incursions de ce genre dans les livres de cet auteur ne la gêne pas , au contraire.

Le prix Jean MONNET pour Christoph RANSMAYR

 

les_plus_beaux_portulansSource : Gallica.bnf.fr

L’écrivain autrichien Christoph RANSMAYR vient de recevoir le prix Jean MONNET de littérature européenne pour « Atlas d’un homme inquiet« , paru en avril dernier. 70 textes courts, presque des instantanés,  de ce témoin du monde.

Voir L’article de LIVRE HEBDO du 15 juillet 2015 sur le prix décerné à l’écrivain autrichien.

Des compagnons de route pour l’été

51et5WE8jRL__SL160_Pour les vacances à l’étranger, voici quelques petites idées qui pourraient vous accompagner tout l’été.

« L’Amérique des écrivains » : road trip par Pauline GUENA et Guillaume BINET, 2014

Voilà un livre complet qui donne envie de lire tous les écrivains rencontrés. Le principe adopté par les deux auteurs : Pauline GUENA,  auteur elle même, est partie avec Guillaume BINET (photographe)  et leurs quatre enfants pendant un an à la rencontre de 26 grands auteurs américains et des lieux qui les inspirent – soit un périple de 15 000 km environ, avec comme point de départ et d’arrivée, l’amour des livres.

Les questions posées aux écrivains par P. G. portent aussi bien sur leur cheminement dans le métier que sur leurs méthodes de travail et permettent de se rendre compte de la diversité des parcours et de les rendre tous intéressants. Même si l’organisation du métier est différente aux Etats Unis et que la tradition des ateliers d’écriture est au centre de beaucoup de « démarrages », l’envie de raconter par le livre est commune à tous. Le fait que l’auteur soit un écrivain rend très pertinentes ses interrogations et  provoque en retour les questions de certains de ses collègues américains.

G. Binet photographie les auteurs chez eux, mais aussi ses enfants (toujours de façon très naturelle). Il prend aussi des clichés des habitants et des paysages urbains et de pleine nature. De quoi partager une part de l’inspiration qui alimente l’écriture et d’en donner une interprétation visuelle, très belle.

Donc, un livre multiple, de voyage, de photos, de littérature, de témoignages… pour partir loin.

Et en complément, un voyage  (en anglais) sur les traces d’autres personnages de la littérature américaine offert par Télérama

« L’année des volcans » de François Guillaume LORRAIN, spécialiste du cinéma, est certes un auteur français,  mais les destinations où il nous emmène sont exotiques ! Direction les Îles Eoliennes, mais aussi Hollywood.

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Le livre nous dévoile comment une promesse d’un rôle non tenue par Rosselini à son impétueuse maîtresse Anna Magnani a débouché sur le tournage de Vulcano de William Dieterle, film jumeau  de Stromboli avec la rivale du nord, Ingrid Bergman.

Les deux tournages, explosifs déboucheront sur des films peut être pas indispensables. Ce qui est intéressant, c’est le trio Rosselini et ses deux amours, la façon dont les sentiments prennent part aux projets les plus fous et souvent pour de mauvaises raisons.Toutes ces passions et ces faiblesses font un mélange explosif qui donne vie à des situations et des dialogues souvent drôles et réalistes.

 

Et si vo51y0mlUA7NL._SL160_us aimez les acteurs, l’Italie et Hollywood , De si jolies ruines de Jess WALTER , trad. par Jean HESCH, roman choral, réunit aussi ces trois ingrédients avec également de l’humour : (les scènes de navigation avec Richard BURTON aviné par exemple). Les ruines désignent  les acteurs vieillissants, l’Italie d’après guerre mais aussi les bâtisses qui bordent l’Adriatique dans le petit port déserté de Porto Vergogna.

Une jeune actrice s’y réfugie en 1962, fuyant la maladie alors qu’elle devait débuter le tournage de Cléopâtre, à Rome. Aussitôt, le tenancier de l’unique hôtel du village en tombe amoureux. Elle est rejointe par Richard Burton et le producteur intéressé. S’en suivront des péripéties sur différentes époques, des retrouvailles entre des personnages liés par le cinéma et les sentiments. Avec un style à la fois drôle et poignant.

Pour faire la transition avec le cinéma, voici un recueil de nouvelles rééditées :  « La colline des potences » par Dorothy Marie JOHNSON trad. par Liliane Stzain dont un premier volume « Contrée indienne » avait servi de base à plusieurs westerns.

Pour ceux qui apprécient les voyages sous des températures plus fraîches, Katarina MAZETTI nous emmène avec « Ma vie de pingouin » pour une croisière naturaliste du côté de l’Antarctique . Une nouvelles occasion pour l’auteur de nous faire partager les états d’âme de trois personnages hauts en couleur et à priori incompatibles qui vont apprendre à s’apprécier, coincés qu’ils sont sur ce bateau.

Car,  comme dit l’auteur : « Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C’est ce qui rend l’existence si intéressante. »

imagesEt si vous voulez en savoir plus sur l’auteur Vidéos de K. MAZETTI

 

 

 

 

 

Dans le genre 51enPmHrCBL__SL160_« Famille loufoque » : La vie prodigieuse de Garnet Ferrari par Marie MANILLA, traduit par Sabine PORTE se pose là. Garnet est une jeune fille dotée de pouvoirs surnaturels détectés depuis son plus jeune âge. Le Vatican voulant s’en assurer, il dépêche un émissaire qui sera chargé d’interroger ce mystère. Le roman est constitué de ces entretiens qui nous font voyager dans l’histoire familiale d’une famille peu banale.Il se joue de notre attirance pour le surnaturel et de la volonté de récupération des croyances qu’animent les communautés religieuses.

 

Autre voyage : pour ceux qui aiment les livres qui se passent dans une librairie, comme « La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina BIVALD  » voici  » Le coeur entre les pages » de Shelly KING, trad. par Pascale HAAS.coeur pages

Une trentenaire en reconversion professionnelles forcée, va s’investir dans une librairie en perte de vitesse et victime de la concurrence. Le point de départ de cette aventure sera une correspondance amoureuse trouvée dans un exemplaire de « L’amant de Lady Chatterley » et qui va piquer sa curiosité. Au fil du livre, elle apprendra à (re)découvrir des personnes qu’elle croyait connaître et mettra ses anciennes compétences à profit.

Un livre optimiste avec des livres dedans, de l’amour, de l’humour, et un chat furtif.

A propos de ce livre, si vous voulez des avis complémentaires sur Babélio, en voici quelques uns.

 

Avec « Le paradis des animaux » par David James POISSANT et  Michel LADERER  pour la traduction,51tpIIwIKtL__SL160_ vous ferez le plein d’amour sous toutes ses formes, celui qui nous fait faire des folies (ou pas) mais nous font avancer, avancer toujours. Les personnages attachants de ces nouvelles nous réservent à chaque fois des surprises, comme dans la vie ? et avec un style percutant.

 

 

Avec « Nous » de David NICHOLLS, trad. par Valérie BOURGEOIS, partez en voyage à travers l’Europe du Sud avec un couple en pleine crise et leur fils, adolescent dans toute sa splendeur. Connie (fibre artistique revendiquée) vient d’annoncer sa décision de quitter son scientifique de mari, Douglas. Pourtant, même désespéré, Douglas décide d’essayer de sauver son couple et sa relation avec son fils. Les thèmes : difficultés d’entretenir la flamme, méconnaissance de l’autre due à la paresse et l’usure.Tout ça ne vous rappelle personne ? Si oui, plongez voluptueusement dans leur contradictions,  leurs maladresses que  l’humour « so british » de Douglas et l’écriture de l’auteur rendront émouvants.

Voir aussi : d’autres avis

 

romantisme

 

 

 

 

 

 

 

Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Cuong JC Lattès 2015

Milo, 12 ans est sous la garde de sa tante Marguerite. Le drame arrive : l’enfant a un accident de vélo. Chacun s’en veut pardonnable_mais la coupable est toute désignée, c’est Marguerite. C’est elle, la fille mal-aimée, la belle-soeur envahissante, la soeur égocentrique. Mais, finalement, n’ont-ils pas tous leur part de responsabilité ? Les secrets de famille vont éclater au grand jour. Les révélations s’enchaînent, les personnalités se dévoilent de rebondissements en rebondissements. Un livre étonnant même si le final reste, lui, classique.