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Deux grandes figures des lettres disparaissent…

Michel Tournier disparaissait lundi dernier. Agé de 91 ans, il s’était retiré depuis quelques années dans sa maison à Choisel. téléchargementEn 1967, son premier roman « Vendredi ou les limbes du Pacifique » reçoit le Grand Prix de l’Académie française. Sa version adaptée aux enfants, connait elle aussi le succès et le place au rang des classiques littéraires. Il décroche le Goncourt avec son second roman « Le Roi des aulnes ». Il écrira encore plusieurs oeuvres dont Les météores. Il avait démissionné en 2009 de l’Académie Goncourt. Il y avait sans doute souvent croisé Edmonde Charles-Roux, ex-présidente de l’Académie. Cette grande figure du XXe siècle vient de nous quitter mercredi soir. imagesRésistante, journaliste, elle participa à la rédaction de Elle et de Vogue. Dès l’écriture de son premier roman Oublier Palerme, elle obtient le Prix Goncourt. Elle publiera, entre autre, une biographie de Coco Channel puis d’Isabelle Eberhardt. Elle sera également un soutien de la première heure pour le Goncourt des lycéens. Ce n’est qu’en 2014 qu’elle laissera sa place à la présidence du Goncourt à Bernard Pivot.

Suite des prix littéraires

Le Grand Prix du roman de l’Académie française a été décerné le 29 octobre à l’ écrivain algérien Boualem Sansal 2084(« 2084 ») et à Hédi Kaddour (« Les Prépondérants »).

Le premier a écrit une dystopie qui se déroule dans un pays imaginaire, l’Abistan, du nom du prophète Abi. La pensée personnelle y est proscrite. Il y a obligation de soumission au Dieu prépondérantsunique.

Le deuxième roman décrit les changements provoqués par l’arrivée d’une équipe de tournage
américaine dans un village du Maghreb, dans les années 20.

 

 

 

 

Christine Angot a reçu le 2 novembre le prix Décembre pour « Un Amour impossible ». Roman angotautobiographique dans lequel l’auteur décrit la relation entre son père, intellectuel bourgeois et sa mère secrétaire. Elle parle également de l’inceste dont elle a été victime.

 

 

cacheLe prix Fémina a été attribué hier à Christophe Boltanski pour « La Cache ». C’est un retour sur l’histoire de sa famille à travers les pièces de la maison et notamment la cache qui servit à son grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale

Le prix Médicis couronne Nathalie Azoulai avec « Titus n’aimait pas Bérénice ». Elle revisite la vie de Racine à travers l’histoire d’amour de Bérénice.azoulai

Reste encore le Prix Interallié, le 12 novembre.

Les prix ont donc couronné des auteurs différents. La rentrée littéraire francophone s’avère assez éclectique, sans domination écrasante. Les favoris Boualem Sansal et Delphine de Vigan ont été récompensés sans pour autant monopoliser les prix. On retrouve toujours la forte propension à l’autofiction (exploration de la vie de l’auteur sous forme romancée) qu’on connait depuis quelques années. Autre thème qui inspire les écrivains : les pays musulmans et leurs évolutions.