Archives de mots clés: exil

Marx et la poupée de Maryam Madjidi Le Nouvel Attila 2016

Il était une fois une fillette de 6 ans, Maryam qui vivait dans un pays lointain. Elle aimait beaucoup les histoires qu’on lui racontait. Un jour, elle dut partir et donner tous ses jouets aux enfants pauvres. Alors, elle décida de les rassembler une dernière fois et de leur raconter une histoire…

Maryam vit en Iran. Ses parents, communistes, s’opposent au régime et doivent s’enfuir. La famille s’exile à Paris dans un logement de 15m2 où Maryam et ses parents recommencent tant bien que mal leur vie. La jeune femme raconte ses souvenirs en faisant des allers-retours dans le temps. Elle a eu plusieurs naissances : en Iran, en France, après l’exil et pour finir, celle qui a abouti à la coexistence pacifique des deux cultures. Maryam parle des difficultés et des luttes auxquelles contraint l’exil. Sa mère a dû abandonner ses rêves et n’a jamais parlé correctement le français. Maryam, quant à elle, faisait des cauchemars et refusait de s’alimenter à la cantine . Mais de ces difficultés, elle a réussi à faire une force : cosmopolite, elle arrive maintenant à jongler avec ses deux identités.Si elle utilise la poésie persane pour séduire, elle enseigne le français qu’elle maîtrise parfaitement.

Un roman autobiographique raconté par une conteuse hors pair ! Ce livre a reçu le Goncourt du premier roman.

Maryam Madjidi Marx et la poupée

J’ai longtemps eu peur de la nuit Yasmine Ghata Robert Laffont 2016

J'ai longtemps eu peur de la nuit - Yasmine Ghata

Suzanne est écrivain. Elle intervient dans une classe de 3ème. Elle demande aux adolescents d’apporter un objet familial et de raconter son histoire. Pour Suzanne, « regarder les choses revient à se regarder soi-même ». Arsène, originaire du Rwanda, emmène une photographie d’une valise. C’est tout ce qui lui reste de sa vie avant son arrivée en France. Témoin muet du drame vécu par l’enfant, elle fait figure de protectrice. Petit à petit, Arsène confie à Suzanne son importance et en vient à lui révéler son passé. Suzanne, elle aussi, bataille avec ses souvenirs. Elle retourne dans l’ancien appartement de son enfance, là où son père a disparu. Ce roman nous replonge dans le cauchemar rwandais et l’exil des rescapés. Mais c’est surtout une histoire de survie : comment résister dans des conditions extrêmes, mais aussi comment surmonter la perte des proches ? En quoi le souvenir et l’écriture peuvent-ils aider au processus de deuil ?  Dans un style fluide et délicat, l’auteur nous apporte ses réponses. Un livre que les ados peuvent lire également.***