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Une comédie des erreurs de Nell ZINK; Trad. par Charles RECOURSE

Mais qu’est ce que c’est que ce livre ? Je m’attendais à de l’humour  (vu le titre en français, on peut s’y attendre), et c’était ce que je recherchais.  Comme d’habitude avec l’humour, j’espérais que ça colle avec le mien, (d’humour) ! D’emblée, le titre en anglais laisse  place à une interprétation plus dramatique du contenu :  « Dislaid » veut dire Egaré, paumé, donc, pas forcément hilarant comme scénario. La couverture laisse entrevoir des grincements. Donc, suspens … Finalement, double réussite : en plus d’être souvent très drôle, l’écriture inventive et précise fait mouche, les dialogues aussi ! Pourtant, comme souvent, l’air de pas y toucher, les péripéties traversées par les membres de  cette famille éclatée et dysfonctionelle pourraient les mener à  finir dans un désespoir complet. Ils pourraient subir de plein fouet la discrimination ambiante (raciale, antifemme, anti homo).

Ce qui fait avancer les choses, ce n’est pas que les homos ou les noirs puissent ouvrir un bar à jus d’herbe frais bio, mais qu’ils puissent proposer des choses de première nécessité

Mais ils choisissent, même mal, et assument leurs choix en tordant la réalité s’il le faut ! La mère usurpe l’identité d’une fillette noire décédée pour pouvoir démarrer une nouvelle vie avec sa propre fille alors qu’elle n’est absolument pas noire. Et ça passe,, parce qu’aux USA, à une période, une seule goutte de sang noir pouvaient vous faire classer comme tel vis à vis de l’administration !

Pourtant, comme chez John IRVING,  les personnages sont animés par une vitalité et un amour infini qui les fait avancer jusqu’au dénouement.

Et l’ humour détaché utilisé par l’auteur  permet de dédramatiser toute sorte de situations « sérieuses » (y compris les scènes de sexe.)

Le modèle de famille « classique » est froissé, mais celle qui est montrée ici fait bien partie des familles !

Un roman qui fait du bien, donc. Drôle et profond en même temps !

Pour voir le résumé et réserver, c’est ici

 

Monsieur le Prof Flammarion 2016

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Monsieur le Prof a enseigné l’anglais au collège pendant 5 ans. Il a maintenant un poste fixe dans un lycée.Féru d’internet, il consigne ses anecdotes et pensées sur Twitter, Instagram, Facebook et autres blogs. Son livre se présente sous la forme d’un agenda. Pour chaque journée, il consigne, disons… un fait marquant ou une réflexion.Exemples : « On parle beaucoup des « élèves moteurs » mais peu des « élèves pots d’échappement » qui polluent l’atmosphère de la classe » ou encore mardi 29 novembre 4°1 « Annoncer la venue de l’inspecteur avec les larmes aux yeux + promettre goûter ». Corriger les copies, faire semblant de travailler en dehors des heures de cours et surtout, observer le comportement des élèves, cela constitue l’essentiel de son emploi du temps.

Sur le mode de l’humour grinçant et de l’exagération, voilà enfin les élèves vus par les profs ! Tout ce que les profs n’ont jamais osé dire, il l’écrit ! Et c’est assez jubilatoire… ***

 

Des compagnons de route pour l’été

51et5WE8jRL__SL160_Pour les vacances à l’étranger, voici quelques petites idées qui pourraient vous accompagner tout l’été.

« L’Amérique des écrivains » : road trip par Pauline GUENA et Guillaume BINET, 2014

Voilà un livre complet qui donne envie de lire tous les écrivains rencontrés. Le principe adopté par les deux auteurs : Pauline GUENA,  auteur elle même, est partie avec Guillaume BINET (photographe)  et leurs quatre enfants pendant un an à la rencontre de 26 grands auteurs américains et des lieux qui les inspirent – soit un périple de 15 000 km environ, avec comme point de départ et d’arrivée, l’amour des livres.

Les questions posées aux écrivains par P. G. portent aussi bien sur leur cheminement dans le métier que sur leurs méthodes de travail et permettent de se rendre compte de la diversité des parcours et de les rendre tous intéressants. Même si l’organisation du métier est différente aux Etats Unis et que la tradition des ateliers d’écriture est au centre de beaucoup de « démarrages », l’envie de raconter par le livre est commune à tous. Le fait que l’auteur soit un écrivain rend très pertinentes ses interrogations et  provoque en retour les questions de certains de ses collègues américains.

G. Binet photographie les auteurs chez eux, mais aussi ses enfants (toujours de façon très naturelle). Il prend aussi des clichés des habitants et des paysages urbains et de pleine nature. De quoi partager une part de l’inspiration qui alimente l’écriture et d’en donner une interprétation visuelle, très belle.

Donc, un livre multiple, de voyage, de photos, de littérature, de témoignages… pour partir loin.

Et en complément, un voyage  (en anglais) sur les traces d’autres personnages de la littérature américaine offert par Télérama

« L’année des volcans » de François Guillaume LORRAIN, spécialiste du cinéma, est certes un auteur français,  mais les destinations où il nous emmène sont exotiques ! Direction les Îles Eoliennes, mais aussi Hollywood.

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Le livre nous dévoile comment une promesse d’un rôle non tenue par Rosselini à son impétueuse maîtresse Anna Magnani a débouché sur le tournage de Vulcano de William Dieterle, film jumeau  de Stromboli avec la rivale du nord, Ingrid Bergman.

Les deux tournages, explosifs déboucheront sur des films peut être pas indispensables. Ce qui est intéressant, c’est le trio Rosselini et ses deux amours, la façon dont les sentiments prennent part aux projets les plus fous et souvent pour de mauvaises raisons.Toutes ces passions et ces faiblesses font un mélange explosif qui donne vie à des situations et des dialogues souvent drôles et réalistes.

 

Et si vo51y0mlUA7NL._SL160_us aimez les acteurs, l’Italie et Hollywood , De si jolies ruines de Jess WALTER , trad. par Jean HESCH, roman choral, réunit aussi ces trois ingrédients avec également de l’humour : (les scènes de navigation avec Richard BURTON aviné par exemple). Les ruines désignent  les acteurs vieillissants, l’Italie d’après guerre mais aussi les bâtisses qui bordent l’Adriatique dans le petit port déserté de Porto Vergogna.

Une jeune actrice s’y réfugie en 1962, fuyant la maladie alors qu’elle devait débuter le tournage de Cléopâtre, à Rome. Aussitôt, le tenancier de l’unique hôtel du village en tombe amoureux. Elle est rejointe par Richard Burton et le producteur intéressé. S’en suivront des péripéties sur différentes époques, des retrouvailles entre des personnages liés par le cinéma et les sentiments. Avec un style à la fois drôle et poignant.

Pour faire la transition avec le cinéma, voici un recueil de nouvelles rééditées :  « La colline des potences » par Dorothy Marie JOHNSON trad. par Liliane Stzain dont un premier volume « Contrée indienne » avait servi de base à plusieurs westerns.

Pour ceux qui apprécient les voyages sous des températures plus fraîches, Katarina MAZETTI nous emmène avec « Ma vie de pingouin » pour une croisière naturaliste du côté de l’Antarctique . Une nouvelles occasion pour l’auteur de nous faire partager les états d’âme de trois personnages hauts en couleur et à priori incompatibles qui vont apprendre à s’apprécier, coincés qu’ils sont sur ce bateau.

Car,  comme dit l’auteur : « Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C’est ce qui rend l’existence si intéressante. »

imagesEt si vous voulez en savoir plus sur l’auteur Vidéos de K. MAZETTI

 

 

 

 

 

Dans le genre 51enPmHrCBL__SL160_« Famille loufoque » : La vie prodigieuse de Garnet Ferrari par Marie MANILLA, traduit par Sabine PORTE se pose là. Garnet est une jeune fille dotée de pouvoirs surnaturels détectés depuis son plus jeune âge. Le Vatican voulant s’en assurer, il dépêche un émissaire qui sera chargé d’interroger ce mystère. Le roman est constitué de ces entretiens qui nous font voyager dans l’histoire familiale d’une famille peu banale.Il se joue de notre attirance pour le surnaturel et de la volonté de récupération des croyances qu’animent les communautés religieuses.

 

Autre voyage : pour ceux qui aiment les livres qui se passent dans une librairie, comme « La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina BIVALD  » voici  » Le coeur entre les pages » de Shelly KING, trad. par Pascale HAAS.coeur pages

Une trentenaire en reconversion professionnelles forcée, va s’investir dans une librairie en perte de vitesse et victime de la concurrence. Le point de départ de cette aventure sera une correspondance amoureuse trouvée dans un exemplaire de « L’amant de Lady Chatterley » et qui va piquer sa curiosité. Au fil du livre, elle apprendra à (re)découvrir des personnes qu’elle croyait connaître et mettra ses anciennes compétences à profit.

Un livre optimiste avec des livres dedans, de l’amour, de l’humour, et un chat furtif.

A propos de ce livre, si vous voulez des avis complémentaires sur Babélio, en voici quelques uns.

 

Avec « Le paradis des animaux » par David James POISSANT et  Michel LADERER  pour la traduction,51tpIIwIKtL__SL160_ vous ferez le plein d’amour sous toutes ses formes, celui qui nous fait faire des folies (ou pas) mais nous font avancer, avancer toujours. Les personnages attachants de ces nouvelles nous réservent à chaque fois des surprises, comme dans la vie ? et avec un style percutant.

 

 

Avec « Nous » de David NICHOLLS, trad. par Valérie BOURGEOIS, partez en voyage à travers l’Europe du Sud avec un couple en pleine crise et leur fils, adolescent dans toute sa splendeur. Connie (fibre artistique revendiquée) vient d’annoncer sa décision de quitter son scientifique de mari, Douglas. Pourtant, même désespéré, Douglas décide d’essayer de sauver son couple et sa relation avec son fils. Les thèmes : difficultés d’entretenir la flamme, méconnaissance de l’autre due à la paresse et l’usure.Tout ça ne vous rappelle personne ? Si oui, plongez voluptueusement dans leur contradictions,  leurs maladresses que  l’humour « so british » de Douglas et l’écriture de l’auteur rendront émouvants.

Voir aussi : d’autres avis

 

romantisme

 

 

 

 

 

 

 

Ca peut pas rater, Gilles Legardinier, Fleuve

Aujourd’hui, un livre qui a été acheté en librairie. Lu sur le trajet vers le travail par une trentenaire qui apprécie cet auteur pour son optimisme qui lui fait du bien ! A propos des   livres qui font du bien : voir le  reportage de FR2

 

legardinier

Lien vers la notice du catalogue MD68 Legardinier ca peuxpas rater

 

Avec maman d’Alban Orsini Chiflet&Cie 2014

OrsiniCe livre est un bel exemple du passage de la version numérique au papier. En une série de SMS à l’humour ravageur, nous apprenons à connaître les rapports, via smartphone, entre un fils et sa mère. Lui est célibataire, toujours à cours d’argent et elle, une mère (sur)protectrice trouvant tous les défauts à sa belle-fille potentielle. Eloignés l’un de l’autre, ils communiquent par SMS. Mais cela ne va pas sans mal pour la plus âgée des deux… Laissez traîner ce livre, vous verrez : il attire indéniablement les lecteurs, jeunes ou seniors ! Comme le miel et les abeilles, on vous dit !