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La Mémoire des embruns Karen Viggers Les escales 2015

Ce livre a bénéficié d’un bon bouche à oreille. Le titre et la couverture laissent imaginer une ambiance marine. Et c’est vrai,  le dépaysement est au rendez-vous. Nous sommes en Tasmanie, à l’extrême sud, de l’Australie. C’est de là que partent les expéditions pour telechargementle Pôle sud. Sur l’île de Bruny, Mary, femme de gardien de phare, a élevé ses trois enfants au tempérament différent. Si les deux premiers se sont empressés de retourner sur le continent, Tom, le benjamin, apprécie la nature et reste proche de sa mère. Il se remet difficilement de son divorce, engendré par un séjour au Pôle sud. Mary, elle, sent la fin de sa vie approchée. Contre l’avis de tous, elle retourne s’installer sur l’île. Elle souhaite voir encore une fois les lieux qui ont marqué sa vie et faire la paix avec ses souvenirs. Mais pour cela, elle doit convaincre le gardien de la réserve de l’accompagner. Tom, lui, fait une rencontre qui lui permet de retrouver le sourire.

C’est un livre que l’on pourrait lire, au chaud, derrière une vitre cinglée par la pluie. Il fleure bon les embruns côtiers. Si je n’ai toujours pas réussi à lire Les Déferlantes de Claudie Gallay, je suis parvenue plus facilement au bout de ce roman. Il est vrai que la trame n’est pas très surprenante. Le secret de Mary est vite éventé ; on se doute dès le départ de son contenu. Mais on se prend à apprécier l’ambiance et les personnages qui peuplent ce roman. Le destin de Mary illustre les choix que l’on fait dans la vie, la difficulté qu’il y a parfois à les respecter.

« A toute berzingue » de Kenneth COOK. trad. par Mireille VIGNOL Roulez jeunesse !

Signpost dans l'outback. affleurements rocheux Desert-esq, les oiseaux de proie et encerclant un soleil chaud. Pour coutume signe libellé: http://flashalexander.com

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Entre Kathie et Shaw, aucun sentiment possible, même aussi fin qu’une feuille de papier à cigarette. Une possibilité envisagée au début du livre, mais vite chassée par la priorité : survivre dans une nature pas forcément accueillante, même si la jeune fille a déjà l’expérience d’une baroudeuse solitaire. Ils se sont rencontrés il n’y a pas 24 heures et déjà, ils sont obligés de s’associer pour échapper à la férocité d’une créature mi homme mi démon, surpuissante et lubrique, qui n’a qu’une idée en tête, détruite, détruire encore et encore celui qui s’est aventuré sur ses terres sauvages. Quiconque rencontre sa trajectoire furieuse le fera à ses risques et périls.

D’explication, de psychologie, on en aura pas et c’est ce qui rend le récit encore plus haletant et implacable. a-toute-berzingue_9782746743076Pauvre citadin présomptueux, dans l’outback, personne ne t’entendra crier. La préface de Douglas Kennedy nous donne d’autres références sur le sujet de l’homme sauvage en citant des livres précédents de K. Cook, mais aussi Richard Cornell,  Spielberg au cinéma, avec « Duel » et je rajouterai, dans un genre plus gore « Massacre à la tronçonneuse » et autres mauvaises rencontres comme dans Délivrance tiré du roman de James Dickley.

Voilà donc une lecture pas forcément rafraîchissante, (vu la température régnant en Australie, pas étonnant), mais qui a fait son effet sur ma tension artérielle.

Dans notre catalogue : A toute berzingue