Archives de mots clés: Littérature pour adolescents

Un enfant de pauvres de Christophe Honoré et Gwen Le Gac Actes Sud junior 2016

livre de Christophe honoré

Couverture « Un enfant de pauvres »

 

C’est d’abord la couverture de ce livre qui attire le regard. Epaisse, elle montre un enfant de profil sur fonds de billet de banque. La couleur bleu présage du caractère sombre de l’histoire. Enzo, 12 ans  essaie d’écrire ce livre « avec le moins de mots possibles, le strict nécessaire ». Il raconte comment, depuis 4 ans,  il est devenu un « enfant de pauvres ». Il s’en est rendu compte lorsque la maison s’est vidée, que  » les choses » ont disparu… Il faut alors apprendre à dire « non » à presque tout. Le jeune garçon, en colère, se met à voler. Mais d’une rencontre peut surgir la lumière…

Habitué des sujets difficiles, Christophe Honoré propose un roman court mais abordable et surtout percutant. Il permet, en quelques mots choisis, d’ouvrir la discussion sur la pauvreté : la rapidité et la facilité à tomber dans la précarité, comment elle est vécue par un enfant ou un adolescent, comment aider, comment s’en sortir, quel sens donner à sa vie… Les illustrations de Gwen Le Gac contribuent à interpeller le lecteur : photographies découpées, pixellisées, peinture… A ne pas manquer.

Dorothea Lange

 

Compte-rendu du comité adolescent du 2 juin 2017

 

12  documentalistes et bibliothécaires du Haut-Rhin ont débattu autour des livres proposés.

 

Le Merveilleux de Jean-François Chabas Les Grandes personnes 2014

Le personnage principal est un saphir.

En Inde, au XIXème siècle, un forgeron trouve une pierre bleue dans les montagnes indiennes du Cachemire. A l’issue d’un troc, le « Merveilleux » arrive dans les poches d’un marin anglais. Celui-ci le vend. Puis, à la suite d’un meurtre, c’est un policier qui récupère la pierre. Son fils la jette dans l’eau de la Tamise. Un brochet l’avale… Une jeune fille pauvre, May, le pêche et récupère le diamant.

 

Il s’agit d’un récit d’aventures. Son intérêt réside dans la profondeur et la psychologie des personnages. C’est une véritable plongée dans l’âme humaine. Ce récit philosophique interroge sur le sens de la vie.

Le personnage du marin est celui qui évolue le plus. Il a d’abord une vision propre au colonialisme, emprunte de racisme. Il se remet ensuite en question grâce à l’Indien qui l’accompagne.

Ce roman fait écho à l’album « Le vide » d’Anna Lleans

Sur le plan littéraire, les registres de langage sont variés. Il y a une multiplicité des formes. On passe du conte à l’échange épistolaire puis au roman policier.

Un passage a été particulièrement apprécié, celui de la consultation de l’enfant par un médecin. Il y est fait mention des « mystères de l’esprit ». Cet extrait est encore d’actualité à notre époque.

La fin signe une sorte de boucle, un passage de témoin entre le premier détenteur, un pauvre forgeron et le dernier détenteur, une jeune fille pauvre, elle aussi. Ce sont les gens les plus bas dans l’échelle sociale qui ont le plus de noblesse d’âme.

C’est un roman vraiment complet. Plaira-t-il aux adolescents ?

Il change des habitudes littéraires orientées vers le fantastique. Mais on peut le conseiller comme un coup de cœur aux ados dès la 5ème/4ème. En période de construction de soi, ce livre peut être utile. Il montre que tout le monde peut changer. Il présente une réflexion profonde sur le rôle de l’argent et interroge l’âme humaine. Jusqu’où l’homme est-il capable d’aller pour satisfaire sa cupidité ?

 

 

 

Little sister Benoit Séverac Syros 2016

La vie de Léna et de sa famille a complètement changé depuis quatre ans. Yvan, le frère de Léna est parti faire le djihad en Syrie. Il y a commis des exactions. La famille a dû déménager et essayer d’oublier. Mais, un jour, Yvan contacte Léna par l’intermédiaire de Théo, son ancien meilleur ami. Léna et Théo se rendent au rendez-vous, en Espagne. Sur le trajet, ils font la rencontre de Joan, un ancien résistant au franquisme.

 

La couverture n’est pas très parlante mais plaira certainement aux adolescents.

Le thème est particulièrement d’actualité. Il a été traité dans plusieurs livres dont une BD L’Appel de Laurent Galandon et Dominique Mermoux, Et mes yeux se sont fermés de Patrick Bard, Ma meilleure amie s’est fait embrigadée de Dounia Bouzard, le film le Ciel attendra…

Pour plusieurs, c’est une déception de lecture. Le sujet n’est pas assez approfondi. L’auteur a du talent pour l’action mais certains passages sont bâclés. Les références historiques au franquisme, à la guerre d’Algérie, entre autre, ne vont pas parler aux jeunes. Elles ne sont pas claires. D’autres pensent qu’au contraire, le livre va peut-être donner envie d’approfondir les informations.

La romance entre Théo et Léna pourra accrocher le lecteur… On cherche aussi à savoir pourquoi le frère de Léna l’a contactée. Le quotidien d’une ado est bien décrit. Il n’y a pas trop de géopolitique.

Néanmoins, le sauvetage, à la fin du livre, n’est pas très réaliste. Il y a un déséquilibre entre la gravité des faits et l’intervention du « commando des anciens ».

En général, dans les livres sur ce sujet, l’accent est mis sur le processus d’embrigadement. Là, l’auteur s’intéresse à l’entourage. On comprend cependant que le frère de Léna a un désir de rompre avec le capitalisme. Il est déçu par la société de consommation et a une volonté d’absolu.

On a l’impression d’un schéma manichéen avec comme unique choix le capitalisme ou Daesh.

C’est là qu’intervient l’importance de l’éducation.

Autres références évoquées :

Le Copain de la fille du tueur de Vincent Villeminot

A la place du cœur d’Arnaud Cathrine, livre exigeant.

 

Les Petits orages de Marie Chartres Ecole des loisirs 2016

L’auteur est belge.

Moses Laufer Victor Léonard, 16 ans, vit dans le Dakota du Sud. Il essaie de se remettre d’un accident qui l’a rendu boiteux. Moses fait la rencontre au lycée de Ratso, 18 ans, indien originaire du clan des Oglalas. Ils partent ensemble en voiture jusqu’à Pine Ridge, à la rencontre de la sœur de Ratso. C’est l’occasion de faire connaissance, chacun dévoilant le drame qui le ronge.

Il s’agit d’un road-trip. Ce voyage est initiatique, il aide à grandir. C’est aussi un travail de résilience. Il y a beaucoup de non-dits au départ, c’est pour cela qu’il est important d’aller jusqu’au bout du livre. Les deux protagonistes viennent de deux milieux sociaux opposés. C’est la rencontre de deux souffrances. Il y a Moses alias « Tige brisée » et Ratso qui culpabilise concernant la mort de sa sœur. En cassant les bouteilles, il cherche un moyen de transcender l’alcoolisme qui détruit sa tribu.

Le livre traite aussi de l’exclusion.

Les titres des chapitres commençant par « Je suis » sont particulièrement bien trouvés.

La mère de Moses cache sa douleur et cherche à se protéger et protéger son fils. Mais, au final, ce n’est pas une attitude constructive.

L’atmosphère est photographique. Il y a des fulgurances poétiques.

C’est aussi la rencontre de la psychanalyse et du chamanisme (cf danse du soleil). On est au-delà du rationalisme.

Ce livre s’adresse plutôt aux 3èmes/lycéens. Il peut aider un ado en souffrance.

 

Les Ombres de Kerohan de N.M. Zimmermann Ecole des loisirs 2016

Pendant la seconde moitié du XIXème siècle, Viola, 12 ans et son jeune frère Sébastian sont envoyés chez leur oncle après la mort de leur mère. Celui-ci habite un manoir à Kerohan, en Bretagne. Là-bas, les enfants sont accueillis par l’étrange Docteur Vesper. Leur tante et leur cousine Imérie, malades, restent dans leurs chambres. La nuit, il se passe des évènements effrayants. Viola aperçoit des ombres et Sébastian dialogue avec de petits êtres, les korrigans.

 

Ce livres d’adresse à un public plus jeune, à partir de 11 ans.

Le démarrage est un peu lent. On ne sait pas s’il s’agit d’un rêve, comme dans Alice au pays des merveilles.

C’est vraiment un roman d’atmosphère plutôt que d’action. Il se rapproche des romans gothiques anglais. Certains y ont vu un parallèle avec le film Les Autres avec Nicole Kidman ou Sixième sens avec Bruce Willis. On peut le rapprocher aussi du livre Le Passage du diable d’Anne Fine. Le roman est moins noir toutefois que les Contes d’Edgard Allan Poe.

L’angoisse est grandissante. Elle est augmentée par le folklore breton (korrigans, ankou…).

Deux interprétations sont possibles. On peut voir le roman sous l’angle fantastique ou sous l’angle psychologique. Le poids du deuil aurait-il affecté les deux enfants au point de modifier leurs perceptions ?

Viola a d’ailleurs la lourde charge de s’occuper de son petit frère. Celui-ci semble avoir des sensibilités avec l’au-delà. Quant à l’énigmatique Docteur Vesper, qui est-il réellement ? Un messager du diable ?

Il s’agit aussi d’une réflexion sur le deuil. Il faut savoir laisser partir les morts

N. M. Murail a mis une photo sur son site du manoir qui l’inspiré et qui existe réellement. La couverture fait penser au livre Le Manoir de Brissou-Pellen.

La fin laisse augurer une suite possible.

 

 

Aurélie

 

 

Le Sel de nos larmes de Ruta Sepetys Gallimard coll. Scripto 2016

Le Sel de nos larmes de Ruta SepetyxDéjà remarqué par son précédent livre  » Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre« , également chez Gallimard, en 2011. Ruta Sepetys décrit le périple d’un groupe de fuyards vers le port de Gotenhafen. Des bateaux doivent y appareiller pour évacuer les blessés et les réfugiés vers Kiel et Flensbourg. Le pays, en pleine déroute, est envahi par les troupes russes. Dans le groupe, il y a Joana, une jeune  infirmière lituanienne, Florian, un restaurateur d’œuvres d’art de 18 ans, et Emilia, une Polonaise de 15 ans, qui vient d’être secouru par le jeune homme. En parallèle, sur le bateau Wilhelm Gustloff, Alfred, marin allemand, se persuade qu’il va devenir un héros et scande le nom des ennemis du Reich.  On suit la destinée de ces quatre adolescents. Chacun cache un secret. Pourront-ils se faire confiance ? D’autres personnages se joignent à eux : le Poète de la chaussure, vieil homme bienveillant, ancien cordonnier, Ingrid, une jeune fille aveugle et Klaus, un petit garçon qui a perdu sa grand-mère. On s’attache rapidement à tout ce monde. Ensemble, ils traversent les épreuves que subissent les réfugiés et déplacés : la perte des êtres chers, la précarité et la peur. Quand enfin, l’horizon s’éclaircit et qu’ ils embarquent sur un bateau, le plus terrible reste à venir. A travers le récit initiatique de ces quatre jeunes gens, l’auteur revient sur des pans de l’histoire de l’Allemagne et des pays baltes. Le naufrage du Wilhelm Gustlof est la pire catastrophe maritime. On apprend aussi l’existence du mystérieux cabinet d’Ambre, huitième merveille du monde. ***

Prix littéraire des lycées et apprentis de la région PACA

prixapprentis

Comme chaque année le Prix littéraire des lycées et apprentis de la région Provence Côte d’Azur a été décerné et récompense cette année pour la catégorie roman « La Ballade d’Ester Day » de Mercédès HELNWEIN édité par « La Belle Colère, petite maison d’édition tournée vers les adolescents et jeunes adultes.

Pour la catégorie BD, c’est « le Tirailleur » de Alain BUJAK et Piero MACOLA chez Futuropolis qui a été récompensé.

Initié par la Région PACA, ce Prix littéraire encourage le développement  de l’éducation culturelle et artistique à travers des conventions conclues entre plusieurs administrations.
Il est organisé par l’Agence régionale du Livre Paca (Aix-en-Provence), avec le concours de la Régie culturelle Régionale.

Chaque année, il implique 1 000 jeunes jurés, 160 professionnels et permet la mise en avant de 12 livres contemporains.

Comité ado du 18 mars 2016

Le comité ado s’est tenu à la médiathèque départementale du Haut-Rhin, en présence de 13 documentalistes et bibliothécaires.

Livres présentés au comité

Tous les titres ont été choisis dans les collections jeunesse. Le débat a permis aux participants de s’exprimer et d’échanger leurs avis.

 

Au bout du voyage de Meg Rosoff Albin Michel coll. Wizz 2014téléchargement

 

Le père de Mila, Gil, décide de  se rendre chez son ami Matthew aux Etats-Unis. Mais celui-ci a disparu. Un road-movie entraîne Mila et Gil chez la femme de Matthew puis dans une cabane à la frontière canadienne. Grâce à sa sensibilité et sa clairvoyance, la jeune fille parvient à résoudre elle-même le mystère. Elle se rend compte que son père sait où est son ami et découvre la deuxième famille de Matthew.

Roman initiatique. Mila découvre le monde des adultes. Le livre présente des thématiques fortes et singulières. Il n’y a pas de manichéisme. C’est l’un des seuls romans qui aborde la disparition d’un adulte, la complexité du monde des adultes et le sens de leur vie. Le style est un des points forts mais le manque de rebondissements peut laisser un adolescent sur sa faim.

La relation de Mia avec ses parents est conçue sur un autre modèle relationnel qu’habituellement (cf « Nous formons une bonne équipe »).Il y a cependant un décalage entre la maturité du personnage et son âge dans le roman (12 ans).

La couverture « vintage » donne une connotation « rétro ».

A partir de 13 ans au moins.

 

Les Brumes d’Avallach de Marah Woolf M. Lafon 2014téléchargement (1)

 

Premier volume de la trilogie.

Après le décès de sa mère, Emma, 17 ans, va habiter chez son oncle Ethan, sa femme et leurs quatre enfants. Elle quitte les Etats-Unis pour l’île de Skye en Ecosse. Elle y fait la connaissance de Calum, le fils adoptif du docteur Ericksson. Les deux jeune gens tombent amoureux. Mais, une menace pèse sur eux : Calum fait partie du peuple de l’eau, les Shellycoates. Ceux-ci ont interdit toute union avec les humains. Malheureusement leur secret est dévoilé et  les jeunes gens doivent se présenter devant l’assemblée du Grand-conseil des Shellycoates.

La suite n’est pas encore disponible. La couverture est attractive. Le parallèle est rapidement établi avec la série Twillight. Le personnage d’Emma peut paraître un peu stéréotypé. Le rythme, un peu lent au départ, s’accélère rapidement par la suite.

La famille de l’oncle est très accueillante. Une amitié sincère se noue entre Emma et sa cousine. Les émotions amoureuses sont bien décrites. L’écriture dégage aussi une certaine sensualité. Il y a un côté romance qui fait rêver. Il est d’ailleurs rarement question de sensualité dans la littérature fantastique.

Le livre est autoédité. Sur le site de l’auteur, il est possible de dialoguer.

A partir de quel âge le conseiller ? 13/14 ans.

 

La Pyramide des besoins humains de Catherine Solé Ecole des loisirs 2015

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Christopher, un adolescent, vit dans la rue suite à des disputes avec son père.

Il s’inscrit dans un jeu de téléréalité qui utilise la théorie de Maslow sur les besoins humains. Il devient célèbre.

            Il s’agit d’un premier roman. La couverture, choisie par l’Ecole des loisirs, est plus touchante que d’habitude.

C’est un des premiers romans qui a pour personnage principal un adolescent SDF. L’histoire est hyperréaliste. On suit le quotidien de Christopher pour trouver de l’argent, pouvoir se nourrir, s’habiller. C’est une histoire terrible. Elle met en évidence le danger des réseaux sociaux. Ce thème aurait d’ailleurs pu être plus poussé. La fin est  un peu extravagante.

Ce roman a le mérite de poser la question du rôle de la société auprès des jeunes en difficulté. C’est un livre dérangeant. Il ramène à la peur de chacun d’être marginalisé. Christopher ne se plie pas aux règles. Il est question de la liberté et de son prix. Le milieu de la rue est très violent et l’indépendance du jeune homme, chère payée.

A conseiller à partir de la 4ème, 3ème.

Eric Pessan a aussi écrit un lroman d’initiation autour de deux adolescents en fuite (« Aussi loin que possible » Ecole des loisirs, 2015).

 

Vassili Volkovitch Le Serment de Carole Trébor Gulf Stream 2015

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Vassili a été élevé à la cour d’Ivan IV le Terrible. Il souhaite épouser Olia mais doit d’abord combattre les Tatars à Kazan. Lorsque Vassili revient, Olia est portée disparue et déclarée morte. Le jeune homme décide d’enquêter. Il doit aussi retrouver son oncle. C’est lui qui lui a enseigné les pouvoirs des Volkovitch, ceux du Souffleur, capable de faire vivre les esprits de la Communauté des trois.

 

C’est le préquel de la trilogie Nina Volkovitch. Ce roman initiatique est très construit et l’action omniprésente. Il s’agit d’une histoire à la fois fantastique et historique. Le roman est bien écrit. La suite de l’histoire, dans les autres volumes, reprend en 1941 sous Staline, pendant la Guerre Froide.

Le roman permet de découvrir l’âme russe. Il y a beaucoup de personnages. Les descriptions, notamment celles du Kremlin, sont intéressantes et donnent à l’histoire un aspect filmique. Le livre ferait un bon scénario.

L’auteur a vécu en Russie. Elle est historienne et réalisatrice.

Les sujets abordés sont originaux.

Carole Trébor est un des auteurs de la dystopie U4, parue fin 2015.

Olga Lossky a aussi écrit des romans se déroulant en Russie chez Gallimard.

 

Un site de référence en littérature ado

Le site Lirado est tenu par une professeur-documentaliste, ancienne ado, comme nous (d’accord, ça fait longtemps dans notre cas, mais bon…la jeunesse d’esprit ça existe ; )). Il faut dire que la littérature ado séduit de plus en plus d’adultes. Les collections pour youngs adults ont le vent en poupe. Désormais, la cible s’élargit aux 15-35 ans. Pour ma part, j’apprécie les sujets traités et la manière de les aborder. Quelque chose de direct et percutant… Les textes, souvent plus courts, font la téléchargementpart belle aux dialogues. Le site Lirado propose d’ailleurs un dossier bien fait sur l’histoire de la littérature jeunesse. Il revient sur ses spécificités. Outre l’ergonomie du site et sa lisibilité, on appréciera les rubriques : interviews d’auteurs, sélections, les commandes du CDI (elles ont bien changé depuis notre époque, heureusement !) et le rendez-vous hebdomadaire du lundi avec ses tops et ses flops.Les critiques concernent les ouvrages dès 9 ans et le public ciblé bien indiqué. A noter encore, une sélection sur un thème important, celui du harcèlement qui revient dans de nombreux romans.

 

Ma mère, le crabe et moi Anne Percin éd. Rouergue collection Doado

Tania,collégienne, vit avec sa mère, divorcée. Cette dernière apprend qu’elle a un cancer du sein. Tania découvre très vite la nouvelle. S’ensuit pour les deux femmes une lutte quotidienne contre la maladie qu’elles affrontent ensemble. Il y a les séances de chimio, les effets secondaires, les moments de découragement… En parallèle, Tania continue sa vie au collège. Elle décide de se lancer à fond dans la course à pied sous l’œil admirateur d’un de ses camarades…

téléchargement

Intéressée par les avis dithyrambiques, je me suis lancée dans ce roman qui se lit facilement. Ce livre est partenaire de la campagne officielle de sensibilisation de l’Association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! ». Les explications médicales m’ont un peu dérangées. Peut-être parce qu’adulte, je les connaissais et j’aurais préféré les retrouver en fin d’ouvrage. J’avais un peu peur du côté « didactique » du livre. Mais je reconnais qu’il permet d’appréhender le sujet et même d’aider des personnes dans des situations similaires. Tania et sa mère sont des personnages attachants, résolument positifs. Leur humour permet de dédramatiser les situations difficiles.

 

 

Babelio réinvente le Défi lecture

Le Réseau social littéraire Babelio, structure et accueille l’initiative Défi Babelio. Plusieurs établissements sont impliqués dans l’exploration d’une bibliothèque virtuelle de 40 ouvrages donnant lieu à une expérimentation de l’écriture numérique autour des titres sélectionnés : les élèves échangent, communiquent et produisent des objets littéraires sur leurs lectures.

Affiche du Défi Babelio

Affiche du Défi Babelio

Un dernier calendrier avant Noël !!! A dévorer tout au long de l’année 2016

livres romans sapin

Youpi ! Des livres sous le sapin !

Un peu de retard pour l’information, mais elle restera utile pour toute l’année 2016. Comme chaque année, le collectif « Savoirs com1 » publie son Calendrier de l’avent du domaine public. Ce collectif est engagé pour la transmission libre des savoirs et s’attache à prendre en compte les problématiques soulevées par les nouvelles technologies autour des biens communs et leur médiation pour tous. Le calendrier permet de découvrir une sélection d’une trentaine d’auteurs dont l’oeuvre  passera dans le domaine public en 2016. Une initiative semblable adaptée au droit d’auteur canadien existe également. Une des difficultés cette année est d’intégrer ou non des auteurs de 1945 qui auraient participé à des actes de cruauté. « Nous avons fait le choix de faire figurer dans le calendrier du domaine public 2015 un petit nombre de ces auteurs, parce qu’ils étaient très emblématiques, mais nous avons néanmoins privilégié d’autres types de créateurs, ne s’étant pas compromis dans ces idéologies mortifères. »

 

En lien avec cette info, les problèmes rencontrés par l’entrée dans le domaine public du « Journal d’Anne Franck » qui aurait dû faire partie du millésime 2016 mais. Le fonds Anne FRANCK , gestionnaire des droits) n’entend pas faire rentrer l’oeuvre aussi rapidement et est entré en conflit juridique avec l’argumentation d’Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes Voir article du blog « BIG BROWSER »

et celui d’Actualitté