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Ahlam de Marc Trévidic JC Lattès 2016

Paul, peintre de renom, se lie d’amitié avec un pêcheur de l’île de Kerkennah en Tunisie. Il tente de sauver son épouse, Nora, atteinte d’une leucémie et lui promet de s’occuper de ses deux enfants, Ahlam et Issam. Paul leur apprend la musique et la peinture. Il est à la recherche de l’accord parfait entre ces deux arts. Devenu adolescent, Issam se détourne du piano et se laisse influencer par un ami islamiste. téléchargement

Ce roman a reçu le Prix de la Maison de la presse 2016. Après des documentaires, Marc Trévidic se lance dans la littérature. Son métier de juge lui permet de bien connaître le phénomène du terrorisme et de l’embrigadement. Sous ce prisme, le roman est une réussite. Il décrit l’évolution de la société tunisienne cette dernière décennie : le Printemps arabe, le rôle d’en hada et la progression de l’islamisme. Les liens d’amitié et d’amour entre les protagonistes éclairent l’histoire ainsi que la beauté des paysages de l’île, parfaitement restituée. On se laisse facilement emporté par l’histoire, qui a parfois des allures de romance. Les recherches artistiques autour des liens musique/peinture m’ont paru  néanmoins quelque peu extravagantes.

Une lecture intéressante avec quelques bémols…

 

Challenges !

Les challenges sont à la mode sur les blogs littéraires depuis quelques temps. Il s’agit de lire un certain nombre de livres sur téléchargementune thématique donnée durant un temps donné. Pour ma part, mon challenge se résumera à lire au moins trois livres de la rentrée littéraire de janvier/février. Rentrée d’hiver ou de printemps, c’est au choix selon sa saison préférée. Il y a 476 titres disponibles. Ce chiffre est en baisse sauf pour les 1ers romans. Livre-hebdo (la sacro-sainte revue recensant les parutions françaises, bible du bibliothécaire) y voit le signe du frêle regain de vitalité des ventes de livres. Le rôle de défricheur des éditeurs peut à nouveau s’exprimer.

Dans les 1ers romans, signalons celui de Dominique Pourquery, l’Eté d’Agathe. Le journaliste y relate la maladie et le décès de sa fille. Un peu comme Camille Daul dans L’Envolée où il était également question de la perte d’un enfant.

Le juge Trevidic, auteur de plusieurs documentaires sur le terrorisme, s’essaie avec succès au roman dans Ahlam.

Enfin, Bojangles d’Olivier Bourdeaut crée le buzz dans la sphère littéraire.Il s’agit de l’histoire d’une famille particulière, décalée, à la frontière de la normalité. Cette frontière sera dépassée par la mère, internée. J’ai eu la chance de parcourir ce livre. L’histoire est originale et parlera certainement à tout ceux que la différence n’effraie pas.

On retiendra deux biographies : celle de Jean d’Ormesson dans Je dirai malgré tout que cette vie fut belle et le Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu. Ce dernier raconte son combat contre une maladie du sang.

Dans cette rentrée se glissent également les nouveaux romans de Marc Lévy, Guillaume Musso et Agnès Ledig,déjà assurés avant leur parution du succès.

Parmi les auteurs confirmés, on trouve le roman d’Olivier Adam La Renverse. J’ai commencé sa lecture. Je suis toujours conquise par sa plume. Pour l’histoire, je vous en dirai plus lorsque je l’aurai terminé. En résumé, il s’agit d’une affaire politico-sexuelle qui brise une famille.

Restons dans le domaine politique avec François le Petit de Patrick Rambaud. Après les chroniques de Nicolas Ier, l’auteur continue avec son successeur, toujours dans la même veine satirique.

De l’humour aussi dans Envoyée spéciale de Jean Echenoz, parodie des romans d’espionnage, et dans  Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel où un vidéaste amateur filme des noces en série. De l’humour encore et de l’amour virtuel dans Celle que vous croyez de Camille Laurens, revenue à l’écriture après 5 ans d’absence.

Plus sombre, Phillippe Besson explore le deuil, son dépassement et le retour à la vie de deux être dans Les Passants de Lisbonne. Philippe Claudel, frappé par la disparition de son ami et producteur, médite sur le sens de la mort  avec L’Arbre du pays de Toraja. 

Dans son deuxième roman autobiographique, Histoire de la violence, Edouard Louis raconte son agression par un amant d’un soir et les réactions de son entourage.

Illetré de Cécile Ladjali aborde le thème de l’analphabétisme et du handicap qu’il entraîne. Un livre poignant.téléchargement

Pour clore ce bref panorama, rien de tel que de changer d’air avec Le Grand Marin de Catherine Poulain. Partons pour la pêche en Alaska… Ce livre bénéficie d’un bon accueil du public.

Voilà, on verra si j’arrive à tenir mon challenge. Et vous ?