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Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh Albin Michel 2017

Elle voulait juste marcher droit_Sarah Barukh

Alice naît en 1938. Très vite, elle est confiée, pour sa sécurité, à une nourrice. Lorsque sa mère revient la chercher, après-guerre, l’enfant ne la reconnaît pas. Alice doit s’habituer à une nouvelle vie à Paris, auprès d’une mère quasi-mutique et malade. Mais, bientôt, un nouveau changement se profile et Alice s’envole vers New-York.

Ce premier roman se lit très bien. La guerre est vue par les yeux d’une enfant qui ne comprend pas tout. Il y a les « Pourquoi ? » auxquels répondent invariablement les « Parce que c’est la guerre ». Alice découvrira au fil du roman les réponses à ses questions et les secrets entourant sa naissance. Les personnages sont touchants. Ils ont chacun des fragilités mais font preuve d’une grande force. L’histoire permet de comprendre le climat d’après-guerre, le retour des prisonniers des camps et la vie qui continue, malgré les drames personnels.**

La libération des camps

Il y a 70 ans, entre l’été 1944 et mai 1945, les troupes soviétiques et les armées alliées se rejoignaient progressivement et libéraient les camps de concentration.

La rentrée littéraire de septembre 2014 a été marquée par le roman de David Foenkinos consacré à la peintre Charlotte Salomon, morte à Auschwitz en 1943.

Depuis, deux autres livres notamment, ont été consacrés à des déportés.

 

Le voyant de Jérôme Garcin éd. Gallimard 2014téléchargement (2)

Il s’agit du parcours de Jacques Lusseyran, aveugle suite à un accident à l’âge de 8 ans. Cet homme, à l’intelligence vive, sera étudiant en prépa à l’Ecole normale sup. A cette occasion, il occupera des fonctions dans un groupe de résistant. Il connaîtra la déportation à Buchenwald. Rescapé, il écrira et enseignera à l’étranger avant de connaître une mort accidentelle.

 

 

Et tu n’es pas revenu  de Marceline Loridan-Ivens Grasset 2015téléchargement (1)

Résistante, capturée par la Gestapo avec son père , Marceline est envoyée dans les camps en avril 1944. Elle retrace sa vie en détention et la perte de son père qui impactera toute son existence et celle de sa famille. Elle évoque aussi ses combats en tant que réalisatrice et scénariste avec son mari Joris Ivens.

 

A l’heure des commémorations, ces deux portraits forcent l’admiration. Ce sont des témoignages précieux sur la résistance et l’expérience traumatisante des camps. Il est intéressant et émouvant de lire comment chacun d’eux a continué son chemin.