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« Underground Railroad » de Colson WHITEHEAD ; trad. de Serge CHAUVIN

VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE D’AMERIQUE

© CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Première phrase : « La première fois que Caesar proposa à Cora de s’enfuir vers le Nord, elle dit non »

Dernière phrase : « Elle se demanda d’où il avait fui, quel enfer c’était, et quel long chemin il avait dû parcourir avant de pouvoir laisser tout ça derrière lui »

Une plongée dans les racines économiques et humaines du racisme aux Etats-Unis, c’est ce que propose ce livre.  Et notre guide sera Cora, esclave qui va fuir sa plantation de coton en Géorgie en traversant  les Etats-Unis en plein bouleversement . Du sud esclavagiste au nord abolitionniste, elle fera tout (et même le pire) pour accéder à sa liberté via le légendaire réseau d’entraide multicolore L’UNDERGROUND RAILROAD. Le coup de maître de l’auteur, c’est d’avoir donné corps à ce réseau clandestin  humain et routier matérialisé dans le livre par un maillage complet de voies de chemin de fer souterrain.

 

Mais ce n’est pas le seul point remarquable de ce livre ( qui fera partie de ma liste de préférés de 2017 ) . En plus d’être un plaidoyer contre l’esclavagisme d’un point de vue moral, il explique les rouages de sa « justification » économique dans la création du système économique des Etats-Unis. Les plantations de coton doivent être rentables et nécessitent leur chair fraîche venue d’Afrique, puis ensuite,  (dans des conditions moins inhumaines venant de pays « pauvres  » comme l’Irlande, l’Allemagne).

« Des corps volés qui travaillaient une terre volée » (aux indiens). « C’était une locomotive  qui ne s’arrêtait jamais dont la chaudière avide se nourrissait de sang ».

L’histoire des USA  et la période trouble avant la guerre de Sécession entraînera une chasse aux sorcières souvent  à base de vengeances personnelles dont seront victimes beaucoup de citoyens américains un peu comme en France pendant l’occupation.  Cet aspect pourrait intéresser certains lecteurs friands de fond historique.

Pour les africains, le système était basé sur un refus de leur accorder le statut d’humain. Ils n’avaient pas les droits inclus dans la Déclaration d’indépendance concernant les hommes qui « Naissent égaux en droits » ce qui laissait le champ libre à toutes sortes de défoulements sadiques. Et, on a beau savoir et avoir vu des images, la descriptions de la violence des plantations reste terrifiante. Pour avoir une idée de l’ambiance du livre, j’ai retrouvé une sorte de  « Django Unchained » sans le côté grand guignol  furioso de Quentin TARANTINO mais avec cette même volonté obstinée de se libérer.

Couverture de l’édition US

Cora sera prise en chasse par un implacable mercenaire à la solde des esclavagistes.  Même enragée, cela ne l’empêchera pas de se rendre compte de la prise de risques venant de certains américains blancs et de l’égoïsme de certains noirs. Elle se posera sans cesse des questions et évoluera au gré de ses rencontres malveillantes et bienveillantes pour aboutir à des conclusions lucides parfois complexes.

« Etre libre, ce n’est pas une question de chaînes, ni d’espace disponible. Sur la plantation, elle n’était pas libre, mais évoluait sans restriction, elle goûtait l’air frais et suivait la course du soleil l’été ».

 

 

 

« Wendigo » de Graham MASTERTON ; trad. de François TRUCHAUD


Pour amateurs de littérature bien trempée et pour changer du roi Stephen King : un  titre mêlant enquête sur des disparitions d’enfants, surnaturel et chamanisme. C’est justement  ce genre d’atmosphère du  livre qui a attiré ce lecteur de 40 ans environ. Il s’est lancé et l’a emprunté dans une médiathèque 🙂 car il ne connaissait pas l’auteur. Il lit un livre par mois alors qu’étant enfant, il ne lisait pas.

Il n’a pas été déçu par l’histoire, même si le style de l’écriture un peu simpliste ne l’a pas emballé.

Si vous voulez en savoir plus et /ou l’emprunter, c’est par

Bénédicte WK

Mes lectures de la rentrée littéraire suite…

Summer de Monique Sabolo Lattès 2017Summer_Monica Sabolo

Une jeune fille de 19 ans, Summer, disparaît lors d’un jeu avec des amies au bord du lac Léman. Vingt cinq ans après, son frère, cherche à connaître la vérité. Qui pouvait bien en vouloir à la jeune femme ? Et si les clés étaient plus proches qu’on ne le suppose ? Un roman bien ficelé, axé sur la psychologie des personnages.

La Disparition de Joseph Mengele Olivier Guez Grasset 2017

Ce roman a été consacré par le Prix Renaudot. Il retrace la fuite du docteur nazi en Argentine puis au Brésil. Les premières années du docteur sont paisibles. L’époque est à la reconstruction de l’Allemagne, pas à la traque des nazis. Puis, les services israéliens commencent à rechercher activement les responsables du génocide. L’enlèvement d’Eichmann signe la fin de la tranquillité.

Un Biopic ou roman biographique bien proche du documentaire. Si j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire au début, le livre se lit bien. Bien sûr, c’est un sentiment étrange que de suivre cet « anti-héros » au caractère égocentrique. Un roman saisissant sur l’impunité dont a bénéficié ce médecin nazi et ses soutiens en Allemagne et à l’étranger.

Un crochet vers les romans étrangers pour parler d’un livre qui m’a touché :

Les Huit montagnes de Paolo Cognetti Stock 2017

Piétro a 11 ans quand ses parents décident de passer leur vacances d’été dans le Val d’Aoste. Ils y reviendront régulièrement pendant plusieurs années, alternant avec leur vie à Milan. Piétro se lie d’amitié avec Bruno, un garçon de ferme. Ce dernier prendra une place particulière dans la vie de la famille. Nous suivrons le destin des deux garçons, comment la montagne a forgé leur destinée. Un roman qui connaît un beau succès. Le cadre magnifique des montagnes n’y est pas pour rien. Les relations père/fils sont aussi au cœur de l’histoire. Enfin, l’auteur aborde la place des montagnards et agriculteurs dans notre société. Comment les amoureux de nature et de solitude peuvent-ils s’intégrer à la société actuelle ? Prix Médicis étranger.

J’attends de découvrir le livre d’Alice Zéniter L’Art de perdre, qui en le feuilletant, me paraissait intéressant, pour vous en parler.

 

 

Mrs HEMINGWAY de Naomi WOOD ; Trad. de Karine DEGLIANE O’KEEFFE

Kurt HUTTON STRINGER

Le vieil homme et le père

1ère phase du livre : Tout, désormais , se fait à trois. Dernière phrase : Nous y sommes, . Le monde n’existe plus.

Entre les deux, ses quatre femmes feront le récit de leur vie plus ou moins commune avec Hemingway, se croiseront et apprendront à se connaître. Chaque chapitre correspond à une de ces femmes et les allers-retours non chronologiques  à l’intérieur de  chaque partie se font très naturellement. En effet, chacune ayant connu au moins la précédente directement pendant une période de vie à trois, les approches sont très diverses et complémentaires.

On apprend à connaître le  monument dans tous les sens du terme. Excessif dans son besoin maladif de compagnie, dans son alcoolisme, sa vitalité, sa violence et son besoin vital d’écriture, il l’était. Ce n’était visiblement pas un cliché parlant de cette personnalité énorme aux multiples facettes qu’on a envie d’insulter parfois tant il a une conduite déplacée et infantile. Dans la bande d’amis partageant  fêtes et gueules de bois, des années folles aux années 60, de Paris à Cuba, on croise Scott Fitzgerald et sa femme Zelda qui, on l’ apprend,  n’appréciait pas Ernest. Au passage, les noms d’animaux dont certaines l’ont affublé semblaient un peu mal taillés pour lui : Et vas y « mon agneau » . Un peu  décalé pour  l’homme, même dans son rôle de mari ! Le livre fait le portrait de quatre femmes très différentes les une des autres, même si l’attention se tourne toujours vers Ernest.

 

Par exemple, Martha, la plus indépendante n’a pas supporté sa phobie de la solitude et son besoin de se faire materner.

« Ses mariages ne se finissent jamais à deux. Il faut toujours qu’ils se terminent par un jeu a  trois, pense t- elle avec amertume »

Couverture originale

La tragique page blanche

Et cette fragilité s’est aussi  manifestée par des pannes d’écriture. Cela constitue un des moments les plus poignants du livre, au moment où le Président Washington lui écrit . Ernest doit lui faire une simple réponse. Et il est au plus profond de son désespoir. Il n’y arrive plus alors qu’il en a un besoin vital.

Pour lui,  perdre sa capacité à écrire, c’était perdre sa capacité à libérer son esprit de ses angoisses . Écrire, c’était comme entrer dans une maison magnifique : un lieu propre éclairé où la lumière tombait en de grands faisceaux blancs sur de  beaux parquets en bois. Écrire, c’était se sentir chez soi, c’était y voir clair. « 

Son père se serait suicidé et il luttait pour ne pas sombrer avec lui, entrainé par le poids de  ce mystère dans une dépression récurrente qui l’a mené à faire le choix de mettre fin à ses jours.

Donc, voici un livre que je conseille aux lecteurs amateurs d’histoires d’amour, d’histoire du 20è siècle, d’Hemingway et d’écriture. Si vous voulez réserver, c’est ici

Dans ses romans, je vais commencer par « Le soleil se lève aussi » à réserver ici

En début d’année, nous avions chroniqué un livre consacré à Fitzgerald et sa femme « Derniers feux sur Sunset »  de Stewart O’NAN

Bénédicte WK

Présentation du blog littéraire « Et si on bouquinait un peu ? »

Bandeau d’accueil du blog « Et si on bouquinait un peu ?

Cet article : « Création du Grand Prix des blogueurs littéraires » est l’occasion de vous présenter le Blog « Et si on bouquinait un peu ? ».

Animé par deux amateurs de livres passionnés, il publie essentiellement des chroniques sur des romans pour adultes , mais également sur des essais. La majorité sont des titres  francophones et  la nouveauté n’est pas le critère de choix des livres présentés (ça fait du bien aussi).

Les publications d’une bonne longueur sont régulières sont toujours émaillées de citations et illustrées de photos originales.

Ce que j’apprécie aussi, c’est le système d’évaluation en fin de chronique, plus précis et original que les successions de cœurs alignés.

On nous  conseille à propos du livre chroniqué de(par exemple) l’ :

X d’acheter chez votre libraire

X d’emprunter dans votre bibliothèque

X de ne pas lire

Les meilleurs choix faisant l’objet d’une proposition double d’achat en librairie et d’emprunt en bibliothèque ! Les avis plus tièdes étant orientés vers les bibliothèques .

Un très bon outil à mettre en favoris !

L’adresse est là : https://evabouquine.wordpress.com/

 

L’hôtel New Hampshire de John IRVING

Ce lecteur de 38 ans a pu lire ce livre grâce à une amie qui le lui a offert . Il avait particulièrement apprécié le précédent : « Le Monde selon Garp ». Il a retrouvé cette atmosphère si réaliste, résultant de ruptures de tons entre passages calmes et drames soudains laissant sans voix. Le lecteur, a éprouvé ces mêmes sensations dans  les livres de Salman RUSHDIE.

 

Deux livres d’ « actualité »

La Carotte et le bâton de Delphine Pessin Talents hauts 2017

Emilie déménage et arrive dans un nouveau collège. Très vite, elle se lie d’amitié avec Cloé. Mais, une redoublante au physique de Barbie, Barbara, la prend en grippe. D’abord, ce sont des réflexions sur ses cheveux roux puis des bousculades. La mécanique du harcèlement est en place. Ce roman fait écho au malaise d’Emilie mais aussi à la situation intenable de Cloé. Celle-ci « jongle » entre la solidarité avec son amie et l’envie de s’intégrer au reste de la classe… Les chapitres alternent les voix des deux jeunes filles. Ce livre, facile à lire, peut être un point de départ pour aborder cette problématique. On peut regretter le bond en avant à la fin du roman. Il occulte une partie de la vie d’Emilie, celle où elle se reconstruit. Est-ce pour laisser le lecteur à son imagination ?La Carotte et le bâton_Delphine Pessin

Ce livre est d’autant plus d’actualité que la journée de lutte contre le harcèlement a eu lieu début novembre…

 

 

Autre thème, celui des commémorations de la guerre 1914/1918 avec :

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca Talents hauts 2017

Quand la guerre éclate, Agnès est ouvrière à l’usine. Elle doit, seule, subvenir aux besoins de son foyer. Son mari, Célestin, est parti au front. Le jeune femme apprend par le bouche-à-oreille que des places se libèrent à la société du tram. Elle est étonnée lorsqu’on lui propose une place de conductrice, de « wattwoman ». Elle défie alors les regards et s’investit pleinement dans son nouvel emploi. Célestin revient blessé de la guerre. A l’usine, il doit faire face aux quolibets de ses camarades sur le travail d’Agnès. Traumatisé par la guerre et déstabilisé par ces réactions hostiles, il se met à boire. A l’armistice, Agnès est renvoyée, du jour au lendemain, pour laisser la place aux hommes revenus du front. Incitée par une amie, elle décide alors de se joindre aux Suffragettes pour faire entendre sa voix et invente le slogan : « Voter, c’est exister ». Mais lui laissera-t-on une chance de changer sa vie ?

Un roman historique important sur l’évolution du droit des femmes. Quand on pense qu’il faudra encore 25 ans pour que les femmes aient le droit de vote… Se souvient-on encore qu’en 1920, il était interdit aux femmes de porter des pantalons, jugés inconvenants ? Ce livre sonne comme un rappel pour les jeunes d’aujourd’hui.

 

Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa; trad. par Jean-Louis de la Couronne

Mont Fuji par Richard Kumtanom

A la manière d’un conte, l’auteur nous emmène en  voyage à travers le Japon et dans le passé de Satoru, maître du très bavard chat Nana. L’animal a été sorti du caniveau par le jeune homme qui doit s’en séparer pour une raison que l’on devine au fur et à mesure. C’est le prétexte pour faire connaissance avec ses amis, sa famille au détours de réflexions sensibles. Satoru n’a pas eu la vie facile et cependant, il reste d’une douceur sans faille. Par contre, la partie critique est assurée par Nana. Loin d’être bête, il se permet commentaires et digressions humoristiques sur la société des humains, celle des animaux et sur son pays. Le principe est le même que dans les mémoires d’un âne de la comtesse de Ségur mais le chat s’exprime de façon un peu simpliste parfois, dommage,  et il est assez râleur, dans le genre Garfield ou dans le genre chat, tout simplement !

Cela constitue le seul coup de griffe de cette chronique sur ce livre  très agréable, qui fera voyager les amateurs de chat, de Japon contemporain et de personnages délicats pour la plupart.

Pour réserver, c’est par ici : http://urlz.fr/68JP

 

 

 

 

 

Et Nietzsche a pleuré d’ Irvin YALOM ; Trad. par Clément BAUDE

La lectrice – environ 30 ans-,  travaillant dans le secteur social avait déjà lu un titre de cet auteur  : « Mensonges sur le divan » qu’elle avait aimé. Donc, en achetant ce deuxième titre chez un bouquiniste  (ça fait plaisir d’écrire ce mot, ça faisait longtemps !), elle avait choisi de ne pas prendre de risque. L’histoire se met en place dès le départ. L’arrière plan historique et les débuts de la psychanalyse lui plaisent également. Pourvu que ça lui plaise jusqu’au bout et que le livre lui tienne compagnie même ailleurs que dans le TER qu’elle ne prend pas souvent.

 

Mes lectures de la rentrée littéraire

J’ai commencé par les livres francophones, comme il s’agit de mon domaine professionnel.

En le feuilletant, j’ai décidé d’oublier la lecture de « La Chambre des époux » d’Eric Reinhardt. J’avais déjà été déçue par certains de ses précédents romans. L’auteur y met souvent des scènes de sexe assez crues dont je ne vois pas l’intérêt dans l’histoire. Alors que je m’attendais à un roman autobiographique sur la maladie dans le couple, la place de l’art et de la création, il est beaucoup question de l’auteur et de son rapport aux femmes.

J’ai continué par le roman de Philippe Jaenada « La Serpe« , plus de 600 pages. Dans la veine actuelle des romans biographiques, il revient sur la personnalité d’Henri Girard. Ce dernier fut accusé d’avoir tué sauvagement son père, sa tante et leur bonne. Acquitté, il partit en Amérique du Sud. Lorsqu’il revint, il se lança dans l’écriture sous le nom de Georges Arnaud. Il est l’auteur du Salaire de la peur. L’histoire et la personnalité plutôt complexes du personnage ont attiré ma curiosité. Mais autant vous le dire, il faut s’armer de patience… En effet, Philippe Jaenada digresse beaucoup  et revient fréquemment sur l’affaire Pauline Dubuisson. Il y a effectivement des parallèles, puisque l’avocat Maurice Garçon joue un rôle dans les deux affaires. Si le sujet est intéressant, la lecture est restée trop fastidieuse pour moi.

J’ai beaucoup apprécié, par contre, le court texte « Femme à la mobylette » de Jean-Luc Seigle. Dès le départ, on perçoit cependant la fin dramatique. Dans cette fable malheureuse, Reine est mère de 3 enfants. Son mari l’a quittée pour refaire sa vie. Alors, il lui faut retrouver l’énergie pour se battre. Une mobylette bleue oubliée dans le garage pourrait bien être le déclencheur… Un texte court, sensible et touchant sur des situations précaires qui peuvent basculer facilement.

Sorj Chalandon a été injustement, il me semble, oublié des sélections littéraires. Il connaît néanmoins le succès auprès des lecteurs avec son roman « Le Jour d’avant« . Celui-ci se déroule à Liévin, près de Lens, dans le monde des mineurs. Après 40 ans, un homme revient réclamer justice pour son frère, mort après un coup de grisou.jour d'avant_ Chalandon

Bakhita_Véronique OlmiAutre livre qui m’a plu : « Bakhita » de Véronique Olmi. Il retrace l’histoire vraie d’une enfant, née au Soudan et enlevée par des négriers. Elle sera vendue comme esclave à plusieurs maîtres avant d’être rachetée par le consul d’Italie. Elle retrouve sa liberté et devient sœur. Malgré des passages difficiles sur les mauvais traitements subis, ce livre est un hommage au courage de Bakhita. Il est servi par la belle plume de l’auteur.

 

A suivre, des avis sur « Summer » de Monica Sabolo, » La Disparition de Joseph Mengele » d’Olivier Guez et d’autres encore…