Archive mensuelles: novembre 2017

Présentation du blog littéraire « Et si on bouquinait un peu ? »

Bandeau d’accueil du blog « Et si on bouquinait un peu ?

Cet article : « Création du Grand Prix des blogueurs littéraires » est l’occasion de vous présenter le Blog « Et si on bouquinait un peu ? ».

Animé par deux amateurs de livres passionnés, il publie essentiellement des chroniques sur des romans pour adultes , mais également sur des essais. La majorité sont des titres  francophones et  la nouveauté n’est pas le critère de choix des livres présentés (ça fait du bien aussi).

Les publications d’une bonne longueur sont régulières sont toujours émaillées de citations et illustrées de photos originales.

Ce que j’apprécie aussi, c’est le système d’évaluation en fin de chronique, plus précis et original que les successions de cœurs alignés.

On nous  conseille à propos du livre chroniqué de(par exemple) l’ :

X d’acheter chez votre libraire

X d’emprunter dans votre bibliothèque

X de ne pas lire

Les meilleurs choix faisant l’objet d’une proposition double d’achat en librairie et d’emprunt en bibliothèque ! Les avis plus tièdes étant orientés vers les bibliothèques .

Un très bon outil à mettre en favoris !

L’adresse est là : https://evabouquine.wordpress.com/

 

L’hôtel New Hampshire de John IRVING

Ce lecteur de 38 ans a pu lire ce livre grâce à une amie qui le lui a offert . Il avait particulièrement apprécié le précédent : « Le Monde selon Garp ». Il a retrouvé cette atmosphère si réaliste, résultant de ruptures de tons entre passages calmes et drames soudains laissant sans voix. Le lecteur, a éprouvé ces mêmes sensations dans  les livres de Salman RUSHDIE.

 

Deux livres d’ « actualité »

La Carotte et le bâton de Delphine Pessin Talents hauts 2017

Emilie déménage et arrive dans un nouveau collège. Très vite, elle se lie d’amitié avec Cloé. Mais, une redoublante au physique de Barbie, Barbara, la prend en grippe. D’abord, ce sont des réflexions sur ses cheveux roux puis des bousculades. La mécanique du harcèlement est en place. Ce roman fait écho au malaise d’Emilie mais aussi à la situation intenable de Cloé. Celle-ci « jongle » entre la solidarité avec son amie et l’envie de s’intégrer au reste de la classe… Les chapitres alternent les voix des deux jeunes filles. Ce livre, facile à lire, peut être un point de départ pour aborder cette problématique. On peut regretter le bond en avant à la fin du roman. Il occulte une partie de la vie d’Emilie, celle où elle se reconstruit. Est-ce pour laisser le lecteur à son imagination ?La Carotte et le bâton_Delphine Pessin

Ce livre est d’autant plus d’actualité que la journée de lutte contre le harcèlement a eu lieu début novembre…

 

 

Autre thème, celui des commémorations de la guerre 1914/1918 avec :

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca Talents hauts 2017

Quand la guerre éclate, Agnès est ouvrière à l’usine. Elle doit, seule, subvenir aux besoins de son foyer. Son mari, Célestin, est parti au front. Le jeune femme apprend par le bouche-à-oreille que des places se libèrent à la société du tram. Elle est étonnée lorsqu’on lui propose une place de conductrice, de « wattwoman ». Elle défie alors les regards et s’investit pleinement dans son nouvel emploi. Célestin revient blessé de la guerre. A l’usine, il doit faire face aux quolibets de ses camarades sur le travail d’Agnès. Traumatisé par la guerre et déstabilisé par ces réactions hostiles, il se met à boire. A l’armistice, Agnès est renvoyée, du jour au lendemain, pour laisser la place aux hommes revenus du front. Incitée par une amie, elle décide alors de se joindre aux Suffragettes pour faire entendre sa voix et invente le slogan : « Voter, c’est exister ». Mais lui laissera-t-on une chance de changer sa vie ?

Un roman historique important sur l’évolution du droit des femmes. Quand on pense qu’il faudra encore 25 ans pour que les femmes aient le droit de vote… Se souvient-on encore qu’en 1920, il était interdit aux femmes de porter des pantalons, jugés inconvenants ? Ce livre sonne comme un rappel pour les jeunes d’aujourd’hui.

 

Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa; trad. par Jean-Louis de la Couronne

Mont Fuji par Richard Kumtanom

A la manière d’un conte, l’auteur nous emmène en  voyage à travers le Japon et dans le passé de Satoru, maître du très bavard chat Nana. L’animal a été sorti du caniveau par le jeune homme qui doit s’en séparer pour une raison que l’on devine au fur et à mesure. C’est le prétexte pour faire connaissance avec ses amis, sa famille au détours de réflexions sensibles. Satoru n’a pas eu la vie facile et cependant, il reste d’une douceur sans faille. Par contre, la partie critique est assurée par Nana. Loin d’être bête, il se permet commentaires et digressions humoristiques sur la société des humains, celle des animaux et sur son pays. Le principe est le même que dans les mémoires d’un âne de la comtesse de Ségur mais le chat s’exprime de façon un peu simpliste parfois, dommage,  et il est assez râleur, dans le genre Garfield ou dans le genre chat, tout simplement !

Cela constitue le seul coup de griffe de cette chronique sur ce livre  très agréable, qui fera voyager les amateurs de chat, de Japon contemporain et de personnages délicats pour la plupart.

Pour réserver, c’est par ici : http://urlz.fr/68JP

 

 

 

 

 

Et Nietzsche a pleuré d’ Irvin YALOM ; Trad. par Clément BAUDE

La lectrice – environ 30 ans-,  travaillant dans le secteur social avait déjà lu un titre de cet auteur  : « Mensonges sur le divan » qu’elle avait aimé. Donc, en achetant ce deuxième titre chez un bouquiniste  (ça fait plaisir d’écrire ce mot, ça faisait longtemps !), elle avait choisi de ne pas prendre de risque. L’histoire se met en place dès le départ. L’arrière plan historique et les débuts de la psychanalyse lui plaisent également. Pourvu que ça lui plaise jusqu’au bout et que le livre lui tienne compagnie même ailleurs que dans le TER qu’elle ne prend pas souvent.

 

Mes lectures de la rentrée littéraire

J’ai commencé par les livres francophones, comme il s’agit de mon domaine professionnel.

En le feuilletant, j’ai décidé d’oublier la lecture de « La Chambre des époux » d’Eric Reinhardt. J’avais déjà été déçue par certains de ses précédents romans. L’auteur y met souvent des scènes de sexe assez crues dont je ne vois pas l’intérêt dans l’histoire. Alors que je m’attendais à un roman autobiographique sur la maladie dans le couple, la place de l’art et de la création, il est beaucoup question de l’auteur et de son rapport aux femmes.

J’ai continué par le roman de Philippe Jaenada « La Serpe« , plus de 600 pages. Dans la veine actuelle des romans biographiques, il revient sur la personnalité d’Henri Girard. Ce dernier fut accusé d’avoir tué sauvagement son père, sa tante et leur bonne. Acquitté, il partit en Amérique du Sud. Lorsqu’il revint, il se lança dans l’écriture sous le nom de Georges Arnaud. Il est l’auteur du Salaire de la peur. L’histoire et la personnalité plutôt complexes du personnage ont attiré ma curiosité. Mais autant vous le dire, il faut s’armer de patience… En effet, Philippe Jaenada digresse beaucoup  et revient fréquemment sur l’affaire Pauline Dubuisson. Il y a effectivement des parallèles, puisque l’avocat Maurice Garçon joue un rôle dans les deux affaires. Si le sujet est intéressant, la lecture est restée trop fastidieuse pour moi.

J’ai beaucoup apprécié, par contre, le court texte « Femme à la mobylette » de Jean-Luc Seigle. Dès le départ, on perçoit cependant la fin dramatique. Dans cette fable malheureuse, Reine est mère de 3 enfants. Son mari l’a quittée pour refaire sa vie. Alors, il lui faut retrouver l’énergie pour se battre. Une mobylette bleue oubliée dans le garage pourrait bien être le déclencheur… Un texte court, sensible et touchant sur des situations précaires qui peuvent basculer facilement.

Sorj Chalandon a été injustement, il me semble, oublié des sélections littéraires. Il connaît néanmoins le succès auprès des lecteurs avec son roman « Le Jour d’avant« . Celui-ci se déroule à Liévin, près de Lens, dans le monde des mineurs. Après 40 ans, un homme revient réclamer justice pour son frère, mort après un coup de grisou.jour d'avant_ Chalandon

Bakhita_Véronique OlmiAutre livre qui m’a plu : « Bakhita » de Véronique Olmi. Il retrace l’histoire vraie d’une enfant, née au Soudan et enlevée par des négriers. Elle sera vendue comme esclave à plusieurs maîtres avant d’être rachetée par le consul d’Italie. Elle retrouve sa liberté et devient sœur. Malgré des passages difficiles sur les mauvais traitements subis, ce livre est un hommage au courage de Bakhita. Il est servi par la belle plume de l’auteur.

 

A suivre, des avis sur « Summer » de Monica Sabolo, » La Disparition de Joseph Mengele » d’Olivier Guez et d’autres encore…