Archive mensuelles: juillet 2019

Trahir d’Helen Dunmore Mercure de France

Anna et Andreï ont survécu au siège de Leningrad et à la seconde guerre mondiale. C’est durant cette période qu’Anna a perdu son père et sa belle-mère. Depuis, elle s’occupe de Kolia, son frère. Ensemble, ils forment une famille et pensent aller vers des temps meilleurs. Un jour, Andreï est appelé à soigner Goria, le fils de Volkov, chef de la police secrète. Ce dernier est atteint d’un problème articulaire. « L’enfant dans sa chambre privée ne le sait pas et n’y peut rien, mais il porte une maladie qui détruit la vie ordinaire aussi rapidement que la peste détruit un Trahir_Helen Dunmorecorps vivant. » Andreï acceptera-t-il de s’occuper malgré tout de Goria ? Comment réagir quand on est confronté à un choix aussi cornélien ? Andreï a bien conscience qu’il met en jeu sa sécurité et celle de sa famille. Mais, face à un enfant, peut-il refuser son aide ?

Ce roman traduit  l’ambiance délétère qui régnait à l’époque stalinienne où la délation était monnaie courante ainsi que l’abus de pouvoir. Le « complot des blouses blanches » aurait inspiré l’auteur.  Celle-ci a écrit plusieurs romans dont La Faim, qui raconte la vie d’Anna pendant le siège de Leningrad. Helen Dunmore est décédée en 2017.

« Les furtifs » d’Alain DAMASIO

Les livres se baladent et circulent à nouveau à bord de la rubrique !

Cette semaine, un livre repéré grâce à l’émission « 28 minutes » sur Arte par cette lectrice d’environ 55 ans qui l’a acheté. Pourquoi ?  Parce que  les  dystopies, (en gros, une utopie qui se déroule souvent dans le futur et qui  vise plutôt l’asservissement des citoyens que leur épanouissement), elle aime. Surtout quand ça finit bien (rarement dans le genre). Elle lit beaucoup et y compris dans le TER qu’elle utilise fréquemment.

L’auteur est aussi journaliste et le sujet sociologique lui est familier.

Résumé : en 2040, les humains sont connectés en permanente et sous contrôle.

« Autour de la quête épique d’un père qui cherche sa fille disparue, Alain Damasio articule dans une langue incandescente émancipation politique, thriller fluide et philosophie. Après La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent, il déploie ici un nouveau livre-univers sur nos enjeux contemporains : le contrôle, le mouvement et le lien. »

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La sélection maison « Eté 2019 » : les romans étrangers

Pour vous, que signifient l’été et les vacances ? Presque autant de réponses que de personnes ! Mais on peut déceler  des tendances : on se regroupe, plus ou moins nombreux sur d’une étendue sableuse ourlée par l’océan et on se laisse bercer par le bruit des vagues, le soleil, les cris d’enfants selon son degré d’aptitude à vivre ces instants entourés de ses semblables. Un autre groupe se retrouvera à grimper, tôt dans la journée, pour atteindre un sommet lui offrant une vue à 36 degrés sans l’ombre d’un humain et si possible, là aussi accompagné par le frôlement du vent,  les cris des choucas et des marmottes. Un autre encore, restera chez lui à s’occuper de son jardin, (ou pas) à voir des amis qu’il ne prend pas le temps de voir de toute l’année. Et c’est sans compter les adeptes des villes désertées. En commun, ils ont ce moment où ils s »installeront dans un endroit choisi, s’isoleront ou non, attraperont un roman pour enfin, lire !

Donc, autant de profils de vacanciers, autant de genres à proposer. Dans cette sélection, j’ai choisi des genres différents parce qu’été ne signifie pas forcément avachissement de l’esprit. Pas mal d’émotions, de l’amour, des grands espaces, pas forcément de repos, mais souvent une dose d’optimisme malgré les remous. Je tiens à préciser que je ne les ai pas tous lus mais que d’autres personnes l’ont fait et m’on donné envie de vous en parler après les avoir achetés pour la Médiathèque départementale du Haut-Rhin.

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Bonnes découvertes !!

 

 

 

La Formule de Dieu de José Rodrigues DOS SANTOS

Tout est parti d’une discussion à propos de Da Vinci Code. De là, ce lecteur trentenaire a été conseillé et un un collègue lui a prêté « La Formule de Dieu » . En général, il aime bien se faire conseiller et se laisser guider par sa curiosité.  Le genre est  semblable à celui du roman célèbre de de Dan Brown : le thriller ésotérique.  Ici, il s’agit d’une enquête mêlant l’univers des sciences  à celui de la religion avec une pointe d’espionnage. En prime, les décryptages des plus fameuses théories d’Einstein. Ca tombe bien !

 

Pour réserver

« Good omens » par Neil GAIMAN et Terry PRATCHETT

Cette lectrice voyageuse de 30 ans environ, utilise le TER depuis plusieurs années pour aller au travail. Comme elle lit beaucoup et notamment dans le train, elle s’est procuré une liseuse. Et ce livre, elle l’a acheté.  Elle l’a choisi à cause de la série TV « De bons présages » qui en a été adaptée récemment. Mais il s’agit d’une relecture qu’elle fait cette fois-ci en anglais. Et c’est là que réside aussi son plaisir : réussir à relire ce texte dans sa forme originale ! Au départ, elle connaissait Neil GAIMAN et Terry PRATCHETT, ces deux pointures du genre fantasy et fantastique et elle voulait tester leur collaboration à deux mains.  (à moins que cela ne soit à trois ou quatre s’ils sont ambidextres !).

Elle trouve ce roman drôle, bien écrit et plein de références.

 

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Une sélection estivale spéciale « Livres numériques »

Souvent, on associe les livres numériques aux  lecteurs qui, l’été venu, ramènent les objets de leur envie de lire à bord d’une liseuse. Ca tombe bien, à la Médiathèque départementale du Haut-Rhin, nous développons un fonds de livres numériques accessibles aux lecteurs du bibliobus et aux lecteurs du réseau des bibliothèques municipales du 68.

Voilà donc une sélection de romans concoctée par plusieurs bibliothécaires avec leurs commentaires,  pour accompagner votre été, qu’il soit numérique ou pas ! Car ces livres se dévorent aussi en version papier … Voir la sélection

Découvrir l’offre complète sur notre site.

Canicule et transports en commun

A la faveur de la canicule, j’ai un peu décalé les horaires du train que j’emprunte d’habitude. Celui que j’ai pris, Oh, Miracle !, n’était pas bondé. J’ai donc pu entamer mes courts échanges autour des lectures de deux voyageuses. Aujourd’hui, un titre de Agnès Martin-Lugand :  J’ai toujours cette musique dans la tête

Couverture du livre d'AGnès Martin Lugan

Cette lectrice d’environs quarante ans a lu quasiment tous les autres romans de l’auteure et l’apprécie pour sa légèreté, c’est un roman facile à lire. Elle l’a acheté et après lecture, et l’incluera dans son cercle de lecture familial. Intéressant, non ? A la base, trois membres de la famille qui se passent les livres qu’ils ont lus, et il y a une pile à lire commune ! Donc, les lectures se font beaucoup par hasard. De plus, pas question d’arrêter un livre commencé.  Le cercle a tendance a s’élargir.

Elle prend le train pour se rendre au travail.

Petit détail : elle a pris le virus de la lecture dans le bibliobus car habitait loin d’un bibliothèque.

Réserver dans le réseau des bibliothèques du Haut-Rhin