Sélections…

La sélection maison « Eté 2019 » : les romans étrangers

Pour vous, que signifient l’été et les vacances ? Presque autant de réponses que de personnes ! Mais on peut déceler  des tendances : on se regroupe, plus ou moins nombreux sur d’une étendue sableuse ourlée par l’océan et on se laisse bercer par le bruit des vagues, le soleil, les cris d’enfants selon son degré d’aptitude à vivre ces instants entourés de ses semblables. Un autre groupe se retrouvera à grimper, tôt dans la journée, pour atteindre un sommet lui offrant une vue à 36 degrés sans l’ombre d’un humain et si possible, là aussi accompagné par le frôlement du vent,  les cris des choucas et des marmottes. Un autre encore, restera chez lui à s’occuper de son jardin, (ou pas) à voir des amis qu’il ne prend pas le temps de voir de toute l’année. Et c’est sans compter les adeptes des villes désertées. En commun, ils ont ce moment où ils s »installeront dans un endroit choisi, s’isoleront ou non, attraperont un roman pour enfin, lire !

Donc, autant de profils de vacanciers, autant de genres à proposer. Dans cette sélection, j’ai choisi des genres différents parce qu’été ne signifie pas forcément avachissement de l’esprit. Pas mal d’émotions, de l’amour, des grands espaces, pas forcément de repos, mais souvent une dose d’optimisme malgré les remous. Je tiens à préciser que je ne les ai pas tous lus mais que d’autres personnes l’ont fait et m’on donné envie de vous en parler après les avoir achetés pour la Médiathèque départementale du Haut-Rhin.

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Bonnes découvertes !!

 

 

 

Une sélection estivale spéciale « Livres numériques »

Souvent, on associe les livres numériques aux  lecteurs qui, l’été venu, ramènent les objets de leur envie de lire à bord d’une liseuse. Ca tombe bien, à la Médiathèque départementale du Haut-Rhin, nous développons un fonds de livres numériques accessibles aux lecteurs du bibliobus et aux lecteurs du réseau des bibliothèques municipales du 68.

Voilà donc une sélection de romans concoctée par plusieurs bibliothécaires avec leurs commentaires,  pour accompagner votre été, qu’il soit numérique ou pas ! Car ces livres se dévorent aussi en version papier … Voir la sélection

Découvrir l’offre complète sur notre site.

LITTERATURES EUROPEENNES CONTEMPORAINES : une sélection

Programme un peu impressionnant, vu le titre, mais non ! Tout va bien..Il s’agit juste, suite à une formation suivie la semaine dernière,  de partager les découvertes et les auteurs européens remarqués pendant  une formation.  Les commentaires de lecture qu’en ont fait les stagiaires et le formateur me donnent assez de matière pour en faire une sélection à partager sans modération.

Voici donc des pistes de lectures qui vont vous faire voyager à travers l’Europe, le rire, l’amour, le drame, la solidarité, le combat …

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Marie-Hélène LAFON et ses romans paysans qui peuvent être proposés aux lecteurs de romans de terroir où beaucoup de personnes peuvent se retrouver avec un style tout à fait remarquable.

« Grace » de Paul LYNCH, Traduit de l’anglais (Irlande) par Marina BORASO.  Autre roman de terroir mais aussi de terreur se déroulant pendant la famine qui a ravagé les campagnes irlandaises sept années au milieu du 19è siècle. Les campagnes étaient alors peuplées de mendiants plus proches des fantômes que des vivants, les autres ayant fuit vers l’Amérique souvent. Grace, une jeune fille de 14 ans fait partie de ceux qui errent, expulsée de chez elle pour la protéger du pire. Amateurs de fantastique bienvenus !

Autre parcours de femme qui va conquérir sa liberté morceau par morceau :  » Zouleïka Ouvre les yeux » de la russe  Gouzel IAKHINA.  Zouleïka une jeune fille, débute mal sa vie d’adulte, mariée de force et quasi esclave domestique de sa belle-mère et de son mari. Dans les années 30, dans le Tatarstan, au cœur de la Russie, l’heure de la confiscation des maigres terres possédées par les paysans a sonné. Elle va devoir partir, et conquérir son  indépendance en se dépouillant de ses anciens dogmes religieux.

Pour les amateurs de plantes cultivées, Lucien SUEL propose « Mort d’un jardinier » ou le regard plein d’acuité et de sensibilité d’un jardinier victime d’un malaise sur la terre qu’il va peut être quitter.

La magnifique  poésie de François CHENG aborde aussi ces thèmes  : vie, mort, nature…

Petit aperçu des textes cités en formation « Littératures européennes »

Quittons la campagne pour aborder la patrie et sa défense dan sun roman issu de la littérature punk : « Noirs paradis » de Rosa LIKSOM nouvelles traduites par Anne PAPART. L’intérêt, en dehors d’un style assez sauvage et de l’humour au deuxième degré, c’est la revendication féministe dans les années 90 à travers la conquête d’un territoire réservé aux hommes : la guerre et le fascisme. Ce genre de procédé est courant aujourd’hui, mais pas à l’époque . Peut être Virginie DESPENTES avec « Baise moi »  ?

Dans le genre littérature déjantée (parue après la chute du mur de Berlin, une exploration de la liberté), on a cité « Métal »  de Janis JONEVS ; Traduit par Nicolas Auzanneau Prix du premier roman en Lettonie, 2014. En plein cour des années 90, c’est une plongée dans l’univers urbain  déserté par la conscience politique et la religion.  Le rock métal et la culture alternative occupent cette place laissée vide chez une partie de la jeunesse. Un éclairage  sur la vie quotidienne en Lettonie, jeune nation européenne encore méconnue en France.

Toujours au sujet du régime communiste et ses conséquences sur la société, les familles, même après sa défaite.  Dans « Revu et  corrigé »,  traduit du hongrois par Agnès JARFAS, Peter ESTERAZY, découvre après l’ouverture des archives de l’Etat, que son père, torturé par les services secrets soviétiques, est un agent au service de l’État de terreur. C’est donc une énorme rupture qu’il doit assumer puisque  après cette trahison. De plus,, son père étant mort, il ne peux plus rien lui demander. 

L’Europe a été traversée par la violence brutale et les romans qui y font référence sont nombreux . La première guerre mondiale est abordée avec succès par Pierre LEMAITRE en France avec « Au revoir là-haut », mais aussi  par « Guerre et térébenthine » par Stefan HERTMANS traduit par Isabelle ROSSELIN en ce qui concerne la Belgique. L’auteur nous parle de son grand-père marqué par la guerre qu’il appelait  « son épouvante » et du tournant qu’a pris sa vie après sa retraite, quand il devient peintre. Mais il s’agit aussi de la bascule de la société dans l’industrialisation et de la grandeur des petites gens apparemment inintéressants mais qui ont une vie immensément riche.

La violence extrême se retrouve aussi dans les romans ou récits inspirés par les camps de concentration. Là, un livre de témoignage tout juste paru en avril : « Et si c’était à refaire » de Boris PAHOR. Ici, ce sont des entretiens avec l’auteur, un centenaire italien écrivant en slovène, rescapé de plusieurs camps de concentration.  Séminariste déserté par la foi, il a cependant réussi à pardonner aux allemands et aux italiens qui ne représentent, selon lui, qu’un des visages de l’horreur humaine. Un livre qui fait du bien à mettre en regard du classique « Et si c’était un homme » de

Pour l’humour libérateur, on peut se tourner vers Slavomir MROZEK dans « l’Eléphant »; où l’auteur polonais, sous couvert d’un style faussement naïf, à réussi à passer à travers les mailles de la censure en 1957.

Akli TADJER, algérien d’origine, utilise aussi l’humour pour parler du racisme et de l’intolérance dans « Qui n’et pas raciste ici ? » Récit d’une rencontre qu’il a faite dans un lycée où il a été confronté lors d’une rencontre avec des élèves, à leur lâcheté  mais aussi à leur magnifique potentiel humain face au racisme et à  la peur des autres.

Pour rester en territoire humoristique, vous pourrez tenter de percer le secret de la « 7è fonction du langage » de Laurent BINET. Quel est le pouvoir qu’elle offre à celui qui a décrypté cette énigme ?  Ici, pas de drame, mais les conflits qui déchirérent le monde feutré des universités dans les années 1980. A cette période, un des gardiens de  la sémiologie, (une  partie de la linguistique) était Roland Barthes. Le grand homme se fait renverser et l’énigme de sa mort,(peut être le résultat d’un complot lié aux cercles du pouvoir), est confiée aux Renseignements Généraux. Ce roman, basé sur des faits réels est l’occasion d’un exercice qui peut paraître un peu artificiel pour certains mais au passage, on apprend beaucoup sur cette matière passionnante qu’est la sémiologie qui s’intéresse à toute forme de langage, tout objet qui a une signification dans notre société de communication. L’humour vient du décalage entre des langages, des personnages, des situations bien terre à terre confrontés à la grandeur d’un personnage comme Roland Barthes, signifiant beaucoup pour certaines personnes et rien du tout pour la plupart d’entre nous.

Le formateur, Guy FONTAINE, nous a aussi parlé de la maison d’écrivain et du musée Marguerite YOURCENAR  qui surplombe la plaine picarde. Elle est située sur le  « Mont Noir » où a grandi l’auteure de l »Oeuvre au noir » qui nous plonge dans le Bruges du 16è siècle où sévit l’Inquisition.et les alchimistes.  Autre titre phare :  » Les « Mémoires d’Adrien » reconstituent le récit de la vie de cet empereur qui les adresse à  Mac Aurèle, dans l ‘Antiquité finissante du 4è siècle.

Il y aurait encore des titres à rajouter, évidemment, mais voilà déjà de quoi capter une petite part de cette diversité littéraire qui vient de territoires qui ont connu des drames et dont les frontières, parfois mouvantes donnent lieu à des frictions très fertiles.

Beaucoup de ces titres à réserver  sont présents au catalogue des bibliothèques municipales du Haut-Rhin.

 

SELECTION DE ROMANS ETRANGERS (pour la plupart) MILLESIME 2018

Parmi les romans croisés cette année, j’en ai lu certains, j’en ai ouvert d’autres, parfois, ils ont été appréciés par des collègues, des lecteurs ou des libraires. J’ai pu les prendre en main ou en découvrir seulement la couverture sur internet, les réseaux sociaux, les blogs. Le principal, c’est qu’ils aient ému, bouleversé, fait rire, cultivé, renforcé, perturbé des personnes, et pas forcément en nombres incalculables, bref, qu’ils aient vécu leur vie de livres.

J’en ai retenu quelques uns pour des raisons différentes.

Commençons par ceux que j’ai lus !

« My absolute Darling » de Gabriel TALLENT ; trad. par Laura DERAJINSKI  chez Gallmeister. Le récit de Turtle dans sa lutte violente pour se libérer de l’emprise malsaine de son père charismatique et pervers.

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« Des jours sans fin » de Sébastian BARRY ; trad. par Laetitia DEVAUX chez Joëlle Losfeld Pour son style à la fois poétique et simple, les aventures extraordinaires  de Thomas et John, la force de leur amour et celui de la famille improbable née pendant la guerre de Sécession où il s’agissait souvent de simplement survivre.

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« Imperium » de Christian KRACHT; Trad. par Corinna GEPNER chez Phébus Pour l’humour, le côté Robinson Crusoé et la description des terres allemandes de Nouvelle Poméranie

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« A l’Orée du verger  » de Tracy CHEVALIER; Trad. de Anouk NEUHOFF Pour l’approche de la psychologie intime des personnages, la description d’une étape de la conquête de l’Amérique et la rudesse des conditions de vie  chez Quai Voltaire Voir la Chronique

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain TESSON  chez Gallimard Pour le style de l’écriture poétique et précise, pour l’aventure humaine intime, l’amour de la nature

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« Paysages perdus : de l’enfant à l’écrivain » de Joyce Carol OATES ; trad. par Claude SEBAN chez Philippe Rey Pour l’acuité de l’auteur, son intelligence redoutable mis aus service d’une grande empathie,  l’exploration de son univers et de celui des écrivains en général !

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« Je m’appelle Lucy Barton » de Elizabeth STROUT ; trad. par Pierre BREVIGNON chez Fayard Là aussi, pour la lucidité de l’auteure, la description au plus près  des relations entre les personnages, sa volonté de s’arracher grâce à la littérature, à une vie dont la violence et la dureté  auraient pu l’engloutir. « Tout est possible », la suite est parue il y a peu.

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Les autres, qui m’ont donné envie de les lire ! :

« Manhattan beach » de Jennifer EGAN ; trad. Aline WEILL, chez Robert Laffont Pour le sujet : une femme se bat contre les préjugés dans l’ Amérique des années 1930 pour réaliser son rêve de devenir la première scaphandrière de l’histoire. En toile de fond, le milieu des gangsters, des syndicalistes, des banquiers.

« 33 tours » de David CHARIANDY ; Trad. par Christine RAGUET  chez Zoé Deux frère élevés par une mère dans la banlieue de Toronto. L’appel de la rue à contenir, mais aussi, le racisme, et d’autres obstacles à franchir pour s’en sortir, aidé par l’amour et l’empathie.

« Le monarque des ombres de Javier CERCAS » ; trad.par Aleksandar GRUJICIC et Karine LOUESDON Un roman autobiographique pour éclairer l’histoire familiale de l’auteur et le mystère autour de la mort de son grand oncle à la bataille de l’Ebre (Espagne) en 1938.

 » Les fureurs invisibles du cœur » de John BOYNE; Trad. par Sophie ASLANIDES Pour l’Irlande des années 1950 , le courage nécessaire à Cyril Avery, homosexuel, pour se trouver une place dans ce pays en plein bouleversement mais aussi la puissance de l’amitié, de l’amour.

« La Papeterie Tsubaki » de Ito OGAWA ; Trad. de Myriam DARTOIS-AKO chez Philippe Piquier Comme dans le « Restaurant de l’amour retrouvé », il y a des gens simples qui se transforment grâce à une personne qui les écoute enfin. Ici, c’est  Hatoko, qui, en devenant  écrivain public,  change la vie des autres.

 » L’Arbre monde «  de Richard POWERS; trad. par Dominique FORTIER, aux éditions du Cherche Midi, pour le thème : l’importance de la nature dans l’avenir de l’humanité, les choix que l’on doit faire pour la protéger et les erreurs possibles.

Et encore, à la volée, « Magnifica » de Maria Rosaria VALENTINI ; Asta de Jon KALMAN STEFANSSON ; Un gentleman à Moscou de Amor TOWLES

Sur les centaines de titres parus, la sélection est difficile, mais elle reflète une partie de la variété grandissante des sorties annuelles. Certaines vous accompagneront peut -être dans le passage à la nouvelle année !

SELECTION GUILLAUME APOLLINAIRE

 

 

 Dans ce début de siècle et jusqu’à sa mort en 1918, Apollinaire semble complètement en phase avec le monde qui l’entoure et celui de l’art en particulier. La volonté de se faire reconnaître alors qu’il est étranger, la guerre d’un nouveau genre qu’il vit comme combattant, l’arrivée de la machine dans la vie quotidienne et la société qui en découle, il connaît tout cela. Son parcours si particulier fuyant tout cloisonnement et sa culture autodidacte évoluant sans cesse en feront un homme nourri aux classiques mais avide d’expériences nouvelles dont il sera toujours le témoin combattant et l’acteur en tant que critique d’art, poète central et ami chaleureux. S’ajoute à ces dimensions celle de l’amoureux déçu puisant dans ses désillusions l’inspiration pour ses poèmes les plus populaires et ses romans les plus lubriques !

 

Cette sélection de livres issus pour la plupart des fonds de la Médiathèque départementale du Haut-Rhin est complétée par des liens vers des documents en ligne. Bonnes (re)découvertes !

Apollinaire : contemporain et acteur de l’art moderne

Contrairement à la plupart de ses contemporains, Apollinaire refuse d’emblée, comme non fondée, l’alternative entre tradition et modernité, et perçoit les risques de banalité et de facilité qu’implique le modernisme » Anna BOSCHETTI.

  • Apollinaire : le regard du poète : Musée de l’Orangerie Beaux-arts éditions 11/05/2016

A l’occasion de l’exposition organisée par le musée d’Orsay et le musée de l’Orangerie, un compte rendu de l’activité de critique d’art qu’a menée le poète et de son influence sur l’art moderne.

  • Guillaume Apollinaire Les peintres cubistes Ed. de Paris-Max Chaleil ;2018Cubisme « Art de peindre des ensembles nouveaux avec des éléments empruntés non à la réalité de la vision, mais à la réalité de conception »

    Apollinaire exprime son point de vue sur la peinture cubiste en tant que réalité conçue et non pas art d’imitation. Le poète et critique d’art s’intéresse ici à la naissance et à l’évolution de cette façon de montrer absolument nouvelle défrichée par des peintres comme Pablo Picasso, Albert Gleizes, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Georges Braque ou Jean Metzinger.

  • Apollinaire : le regard du poète Gallimard  ; Musée d’Orsay 15/04/2016Catalogue d’une exposition consacrée à l’activité de critique d’art de G. Apollinaire dans le cadre de la revue « L’Intransigeant » notamment. Les nombreuses reproductions et des textes mettent en avant l’importance des critiques du poète et son rôle dans le tournant de l’art moderne. Son regard scrute tout ce qui émerge : le cubisme, les nouveaux artistes, (souvent ses amis) comme H. Matisse, P. Picasso ou G. Braque mais aussi d’autres qu’il a été un des seul à pressentir comme Juan Gris, Chagall, Brancusi, Duchamp. Les arts premiers et les arts populaires font partie de ses inspirations. Ses propres attirances ne masqueront ni les découvertes que sa grande curiosité dénichera ni la volonté de témoigner pours ses lecteurs de cette époque merveilleuse.

 

  • Guillaume Apollinaire /Correspondance avec les artistes : 1903-1918 édition établie, présentée et annotée par Laurence Campa et Peter Read ; Gallimard 26/11/2009

Paris, carrefour des artistes où se tient Apollinaire, sémaphore humain, pour les guider, qu’ils soient français ou étrangers et quel que soit leur mode d’expression … Il leur montre le chemin à travers cette galaxie de l’imagination au moment où beaucoup s’exportent pour disséminer le fruit de toute la révolution de l’art moderne. Beaucoup sont présents ici : Derain, Picasso, Max Jacob, Marie Laurencin, Rousseau, Gleyzes, Signac et d’autres moins connus : Edmond-Marie Poullain, Jean Coraboeuf… Ce sont leur correspondance avec Apollinaire retrouvées, donc parfois incomplètes, que rassemble ce livre. On verra à travers les années le style d’Apollinaire style évoluer vers le professionnalisme, fort de son expérience auprès de tant d’artistes variés et au sein de plusieurs revues d’art très influentes à l’époque. Lui aussi sera l’objet de tentatives de séduction à mesure que grandira son expertise et son aura à son apogée entre 1910 et 1914, date où la guerre va dynamiter ce magnifique élan, mais pas pour longtemps. La créativité reprendra le dessus habitant de nouvelles avant-gardes dont Apollinaire continuera d’être un représentant et un défenseur.

  • Dan Franck /Le temps des bohèmes Grasset 14/10/2015

Divisé en trois parties, ce récit met en scène les artistes, peintres, écrivains, sculpteurs et musiciens qui ont fait de Paris la capitale de l’art moderne au XXe siècle. Le lecteur les suit ainsi les trottoirs de Montmartre et de Montparnasse, puis de Paris à Marseille, New York et Berlin durant l’Occupation. Adapté en vidéo en 2015 sous le titre « Les aventuriers de l’art moderne. « 

  • Franck Balandier/ Le Paris d’Apollinaire Alexandrines 05/10/2018

Consacré à l’attachement d’Apollinaire pour Paris, la ville qui le voit évoluer, entouré de ses amis Picasso, Max Jacob, André Billy, Raoul Dufy, etc., et devenir le chantre et le précurseur d’une formidable épopée littéraire et artistique

Guillaume s’en va en guerre (et il n’est pas le seul)

 

Toujours engagé pour faire reconnaître certains artistes, poètes et lui-même, Guillaume Apollinaire s’est également battu dans les tranchées après avoir acquis difficilement le droit de le faire, étant donné qu’il n’était pas né en France.

  • Guillaume Apollinaire / Calligrammes : poèmes de la paix et de la guerre Flammarion 18/09/2013

Si le mot « Calligramme » a été inventé par le poète, cette forme poétique étonnante mêlant le fond et la forme du texte (calligraphie et idéogramme) existait déjà. Engagé volontaire après sa naturalisation en 1916, Apollinaire y parle de la guerre, avec son corollaire, la paix, symbolisée par la colombe. Sept mois avant sa mort, Apollinaire publie des poèmes « De la paix et de la guerre » écrits entre 1913 et 1916 confiés à des personnes de confiance alors qu’il combat sur le front en attendant la possibilité de les faire publier. Il s’inspire de la peinture de Delaunay et sa décomposition du spectre lumineux –l’« Orphisme »- utilisant la couleur des mots et leurs contrastes. Puis le cubisme lui inspire des poèmes dont il faut embrasser d’un seul regard l’ensemble, composé de fragments réorganisés. Toutes ses recherches ont largement contribué à la libération de la poésie dès 1910.

  • Ecrivains en guerre, 14-18 : nous sommes des machines à oublier Gallimard Historial de la Grande Guerre 26/05/2016

Les parcours d’écrivains français, anglais et allemands (Blaise Cendrars, Ernst Jünger, Guillaume Apollinaire, J.R.R. Tolkien, etc.) qui se sont exprimés sur la Première Guerre mondiale, à travers carnets, lettres, manuscrits, poèmes, livres illustrés, dessins et photographies, revues, journaux de tranchées, affiches, programmes de spectacles, oeuvres graphiques, etc.

  • La Grande Guerre des écrivains : d’Apollinaire à Zweig Gallimard 20/05/2014

Ce livre rassemble des extraits d’œuvres d’écrivains de toutes nationalités portant sur la Première Guerre mondiale. Ils sont présentés sous forme thématique : l’été 14, le front, les échelons, l’arrière, la mémoire et l’oubli. Les textes font tous l’objet d’une préface destinée à situer l’écrivain ou l’œuvre dans leur contexte. Un condensé des écrits les plus marquants…

Poèmes et autres écrits

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  • Guillaume Apollinaire/ Louis Marcoussis Alcools Gallimard Bibliothèque nationale de France 25/10/2018

Poèmes composés par Apollinaire entre 1898 et 1913.

Ce coffret contient le fac-similé de l’exemplaire unique aquarellé par le peintre cubiste Louis Marcoussis, accompagné de 40 eaux-fortes inédites gravées par l’artiste et d’une étude consacrée à l’ouvrage.

  • Guillaume Apollinaire /Tout terriblement : anthologie illustrée de poèmes d’Apollinaire Edition et préface de Laurence Campa Gallimard  25/10/2018

Choix de poèmes illustrés d’oeuvres d’artistes, amis du poète, dont Matisse, Marie Laurencin, Picasso et De Chirico.

  • Guillaume Apollinaire/ Lettres à Madeleine Gallimard 26/04/2013

La rencontre le 1er janvier 1915 d’Apollinaire et de Madeleine dans le train qui ramène le poète de Nice à Marseille fut à l’origine d’une correspondance dans laquelle il se confie sur son art, ses lectures, ses projets d’écriture alors que les combats font rage.

  • Guillaume Apollinaire /Lettres à Lou Gallimard 26/04/2010

Recueil des lettres adressées par le poète, alors mobilisé sur le front, à l’une de ses plus profondes liaisons sentimentales, jusqu’à sa mort.

  • Guillaume Apollinaire /Le flâneur des deux rives Eclat 03/05/2018

Commandé par Cendrars et Cocteau, cet écrit posthume paru en 1919 est un montage réalisé à partir de chroniques parues dans le Mercure de France augmentées de parties inédites. Avec Apollinaire comme guide, on y arpente des quartiers pittoresques, souvent cachés et anciens de Paris et c’est souvent l’occasion de rencontres avec des personnages qui y vivent. Le texte qui annonce le surréalisme a exercé une influence profonde.

 

BIOGRAPHIES

  • Laurence Campa /Apollinaire : la poésie perpétuelle Gallimard 10/09/2009

L’itinéraire d’Apollinaire est retracé, des années italiennes de sa petite enfance à la Grande Guerre, en passant par le Paris cosmopolite des années 1910, au sein duquel les artistes ont inventé l’art du XXe siècle. En parallèle de la présentation des oeuvres majeures du poète, l’univers de la Belle Epoque est évoqué, les avant-gardes, l’Europe en guerre.

  • Jean-Michel Lecat /Guillaume Apollinaire : le poète combattant Encre bleue éditeur 10/04/2014

Dans la tête d’Apollinaire : une chronique vivante de la vie de ce totem de la création parisienne et internationale de la fin de la Belle époque au début des Années folles sans oublier les années de combattant de la Grande Guerre. Ce sont ses amis et relations qui en parlent le mieux et il y en a beaucoup de connus et de moins connus. Une biographie chronologique des années Apollinaire complète le livre.

  • André Parinaud /Apollinaire (1880-1918) Lattès 01/01/1994

Du portrait front bandé par Chirico à la photographie du trépané, l’image d’Apollinaire surplombe ce qu’on allait appeler la modernité. Il fut également un critique d’art ayant reconnu et soutenu Picasso, Braque, Delaunay et bien d’autres.

Julie Birmant, Clément Oubrerie /Pablo Volume 2, Apollinaire Dargaud 07/09/2012

A Paris, en 1905, Guillaume Apollinaire et Max Jacob aident Picasso à reconquérir Fernande. Alors que son art est délaissé par les galeristes, la famille américaine Stein, richissime et cultivée, commence à s’intéresser à lui. Pablo exécute le portrait de Gertrude Stein.

 

ROMANS

  • Franck Balandier / Apo Castor Astral

Dans le Paris de 1911, la Joconde vient d’être dérobée. Apollinaire est accusé du vol. Incarcéré à la prison de la Santé, le poète est en proie au doute. En 2015, Elise, jeune universitaire, demande l’autorisation de visiter la cellule dans laquelle l’artiste a été incarcéré. Elle y fait une étrange découverte.

  • Anne Berest ; Claire Berest /Gabriële Stock 23/08/2017Portrait vivifiant sous forme de dialogues entre Gabriële Buffet Picabia, arrière-grand-mère et les romancières mariée au peintre Francis Picabia. Femme libérée exerçant des métiers comme alpiniste et compositrice, elle influence les artistes de son époque et fait partie des intellectuels qui réfléchissent sur l’art moderne, comme l’a fait Apollinaire. D’ailleurs, ce dernier fait partie d’une bande formée par Picabia, Duchamp et elle–même. Elle vit également une histoire d’amour avec Marcel Duchamp et voyage avec lui et son mari à New-York notamment.

 

  • Raphaël Jerusalmy / Les obus jouaient à pigeon vole Doucey éditions 19/02/2016

17 mars 1916. Apollinaire est atteint par un éclat d’obus dans une tranchée, alors qu’il lit une revue littéraire qui vient, selon l’auteur, d’être retrouvée en Bavière. R. Jérusalmy commente les heures avant l’impact, le drame humain qui se joue et le regard d’Apollinaire sur les hommes, la guerre et la création littéraire.

 

Le document complet sur le site de la Médiathèque du Sundgau

 

 

 

 

 

Calligramme « Saignante flèche » Domaine public

Une sélection sportive au pas de course : l’occasion de se débarrasser de certains a priori ?

Comme une envie de se (re)mettre au sport avec la belle saison ? Allez -y, courez ! sautez ! mais si cette idée a encore du mal à prendre corps et préfère attendre une meilleure conjoncture, vous pouvez déjà pratiquer la lecture sportive !  Seul équipement nécessaire : un bon fauteuil, ou tout autre support moelleux, une boisson plus ou moins infusée, et un livre !

 

Le sport a été choisi en 2018 comme thème de la manifestation organisée par la Médiathèque départementale du Haut-Rhin, »Bibliothèques à la une » (en ce moment dans plusieurs bibliothèques du 68) Une première sélection puis une deuxième vous avait été proposée par Aurélie. Je poursuis avec mes lectures étrangères que j’ai orientées vers la course à pied.

Marathon man de William GOLDMANN « Babe », étudiant juif et de nature assez lâche, veut devenir « Le Marathonien » et pas seulement un marathonien quelconque. Il veut ajouter à ce titre l’excellence d’un diplôme universitaire. D’où les entraînements intensifs, la vie préréglée qui va voler en éclats après qu’il a été pris en chasse par un ancien nazi qui n’a pas perdu la main (la fameuse scène de torture chez le dentiste dans le film de John Schlesinger vient de là). Son objectif sportif va lui être utile dans la lutte pour sa survie et pour comprendre la machination ubuesque dont il est la victime avec sa famille.

Le zoulou de l’ouest de Elmore LEONARD

Imaginez un western, mais sans les grands espaces. Dans ce livre, la vue est en général limitée par des barreaux. Ici, on est dans un western carcéral. Sauf pour deux pensionnaires particuliers, un noir et un indien, qui bénéficient de l’esprit bienveillant du nouveau Directeur–pasteur de la prison, destinée à fermer. Il a décidé de ramener ces brebis égarées dans le troupeau de Dieu et de leur redonner leur fierté à travers un entraînement quotidien à la course à l’extérieur de la prison. Pour réussir votre évasion, ajoutez un chef de bande tordu, une prisonnière et un sens aigu du dialogue.

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond de Haruki MURAKAMI

A travers son journal de bord sans concession, décrivant sa mue en coureur de fond, Murakami se dévoile entièrement. Au départ, il y avait sa volonté de devenir écrivain et la nécessité à ses yeux de trouver une discipline pour se maintenir en forme. Il va s’apercevoir que la course à pied et la rigueur qu’elle demande lui procurent des bienfaits qui s’appliquent parfaitement à l’exercice de l’écriture : ténacité, dépassement de soi, concentration. A la clé également, une meilleure connaissance de soi qui servira ses deux activités.

La solitude du coureur de fond de Alan SILLITOE

Smith, un jeune homme, est repéré pour ses qualités d’athlète par le directeur de la maison de redressement où il est censé se réinsérer. Mais il n’est pas dupe de la liberté qu’on lui accorde pendant ses séances d’entraînement à l’extérieur. Va-t-il rester fidèle à ses valeurs en refusant d’être instrumentalisé par le directeur qui ne rêve que d’une victoire à la course pour son établissement ? Une nouvelle qui ne va pas dans le sens du poil moral, toute empreinte de noirceur.

Invisible sous la lumière de Carrie SNYDER (coup de cœur)

Etats-Unis, années 20, autant dire une période rude. C’est pour survivre et non pour la gloire qu’Agatha va déployer son talent pour la course et sera sélectionnée dans la première équipe féminine d’athlétisme aux JO de 1928.

C’est ce qui poussera deux documentaristes à lui faire raconter sa vie. Personnage fort, mais pas insensible aux drames frappant son entourage, elle avance, rencontre l’amour et l’amitié, confrontée à la rivalité. Sa vie est aussi une lutte pour le respect des femmes. Un style juste et bouleversant surtout dans la description de l’enfance, des liens au sein d’une fratrie.

Et un français

Courir de Jean ECHENOZ (lu par Marie-Hélène, celui-là !)

Tu cours bizarrement mais tu cours pas mal » lui dit un entraîneur. Pendant la seconde guerre mondiale, un ouvrier tchécoslovaque se met à courir et va marquer l’histoire des compétitions de fond et demi-fond des années 50. Jean Echenoz nous offre ici un vrai plaisir de lecture par son évocation du coureur Emil Zapotek qui collectionna les records et les titres olympiques, tout en s’accomodant des pesanteurs du régime communiste de l’époque. Emboitez sans hésiter la foulée de Zapotek, coureur au style atypique, inventeur du sprint final et de nouveaux modes d’entraînement.

 

Ultimes sélections de romans

 

Plusieurs revues ou journaux nous ont proposé leur sélection pour l’année 2017, toujours utile et surtout en période post « mauvais choix de Noël  »

Le Monde des livres : Le monde des Livres : Les meilleurs livres de l’année 2017

Magazine Elle Les 17 meilleurs livres de l’année 2017 selon le magazine Elle

Les Inrockuptibles : Le top 25 des livres 2017

Le choix des critiques de Livres Hebdo

Ceux de Télérama : une partie est proposée par les rédacteurs, une autre par des  lecteurs

Nouvel Observateur

Pour les livres en VO, donc susceptibles d’être traduits (essentiellement américains)

Le New York Times The 10 best books of 2017

Réseau social Goodreads : The winners of the 2017 goodreads choice awards

L’année 2017 est vraiment terminée, place à 2018 et sa rentrée littéraire de janvier !!

 

Nos romans préférés en 2017 : sélection d’Aurélie , Bénédicte et de quelques collègues de la Médiathèque départementale 68

L’année s’achève et souvent, cela signifie : bilan. Et bien, pas de chiffres ici, mais des coups de cœur lus et plus qu’appréciés par les deux blogueuses de Larges Visions. Ceux qu’on conseille autour de soi en espérant qu’ils bouleverseront, transporteront, feront du bien, résonneront avec les pensées les plus profondes des lecteurs qui les découvriront en se disant : « c’est tout à fait ça !! »

Et les mêmes qui, parfois, n’ayant  rien provoqué de tout cela à leurs lecteurs nous feront nous poser des questions avant de se dire que, ce ne sont « que » des livres et ils sont chaque fois différents selon leur lecteur. Ouf !

Donc, il s’agit de romans qui ont été chroniqués pour la plupart sur le blog.

Pour les étrangers traduits, je propose :

Margaret Atwood : La servante écarlate. Editions Robert Laffont chroniquée ici
Jean Hegland : Dans la forêt. Éditions Gallmeister. voir ici
Lauren Groff : Les Furies. Editions de l’Olivier ici
Colson Whitehead : Underground Railroad. Prix Pulitzer. Éditions Albin Michel  ici
Naomi Wood : Mrs Hemingway. Quai Voltaire (édition) ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les francophones, Aurélie a particulièrement aimé :

Monica Sabolo : Summer. Éditions JC Lattès / Le Masque c’est ici
Cécile Coulon : Trois saisons d’orage. Éditions Viviane Hamy , ici
Sébastien Spitzer : Ces rêves qu’on piétine. Éditions de l’Observatoire.

Ces rêves qu'on piétine_SpitzerTrois saisons d'orage_Cécile Coulon

 

 

Pour compléter l’offre, voici les choix de plusieurs collègues :

Paolo Cognetti : Le Garçon sauvage. Editions Zoé Du même auteur : « Les huit montagnes » avait été chroniqué ici

Andrus Kivirähk : L’Homme qui savait la langue des serpents. Éditions Attila

 

Michel Le Bris : Kong. Editions Grasset et Fasquelle

Olivier Norek Officiel : Entre deux mondes. Editions Michel Lafon
Erwan Larher : Le livre que je ne voulais pas écrire. Quidam Editeur.
Naomi Ragen : Le Silence de Tamar. Editions Yodea.
Craig Johnson : La Dent du serpent. Éditions Gallmeister

Stéphane Bataillon : Où nos ombres s’épousent. Éditions Bruno Doucey (Poésie)


Jeanne Benameur : L’Enfant qui. Actes Sud.

Pour le rédacteur du blog Alsace et  alsatiques de la MD68 :

Barbara Honigmann : L’Agent recruteur. Éditions Denoël.
Régine Robin : Un roman d’Allemagne. Editions Stock
En VO / Barbara Honigmann : Chronik meiner strasse. Hanser Literaturverlage. Voir la chronique

Nathan Hill : Les Fantômes du vieux pays. Gallimard
Kate Atkinson : L’Homme est un dieu en ruine. Éditions JC Lattès / Le Masque.
Douglas Coupland : Miss Wyoming. Au diable vauvert.
Virginie Despentes : Vernon Subutex 3. Editions Grasset et Fasquelle.
James Runcie : Sidney Chambers et les périls de la nuit. Actes noirs / Actes Sud.

Et, aimons nous les uns les autres, ne boudons pas les polars ni la Science fiction :

Sir Arthur Conan Doyle : Le Chien des Baskerville
Fred Vargas : Quand sort la recluse. Flammarion
Pierre Lemaitre : Travail soigné. Le Livre de Poche.

En direct du blog  Mauvais Genres 68 
Jo Walton : Mes vrais enfants. Éditions Denoël Chroniqué également ici
Christelle Dabos : La Passe-Miroir. Gallimard Jeunesse
Erika Johansen : La Reine du Tearling. Éditions JC Lattès / Le Masque
Becky Chambers : L’espace d’un an. Éditions L’Atalante

Sur la page Face Book de la MD68, il y aussi quelques références  de séries,  BD et de musique

ET si vous aimez ça, des sélections faites par des revues suivront !

Donc, arrive le temps des bonnes résolutions du style : je ne lirai pas forcément jusqu’au bout les livres  que j’ai repérés et qui ne me plaisent pas vraiment, ou/et : je ne serai pas trop optimiste quand je sauterai sur tous les romans qui m’attirent mais que je sais pertinemment que n’aurai pas le temps de lire.

En attendant de les mettre en application, je vous souhaite une bonne transition vers l’année 2018 et la rentrée littéraire de janvier !!

En descendant dans nos jardins (petite sélection)

Romans

 

Certains  de ces livres étaient en friche, mais ne demandent qu’à être pris en main pour reverdir…

AUDUR Ava Olafsdottir : Rosa candida ; Zulma (Littérature étrangère)

Le jeune Arnljotur quitte la maison familiale, son frère autiste, son père octogénaire. Sa mère est récemment morte dans un accident de voiture durant lequel elle a eu la force de téléphoner à son fils pour lui dispenser ses dernières volontés. Arnljotur partageait avec sa mère le jardin et la serre où elle cultivait une espèce rare de Rosa candida à huit pétales.

Du même auteur :

AUDUR AVA Olafsdottir :  Le rouge vif de la rhubarbe ; Zulma (Littérature étrangère)

Augustina, sorte de Fifi Brindacier islandaise, est profondément libre, et ce ne sont pas ses jambes en coton qui l’empêcheront de tracer sa route. D’ailleurs, elle a comme projet de gravir une vraie montagne, celle qui surplombe le village du bord de mer. Des mots comptés, précis et pleins de chaleur, comme ceux des lettres qu’elle échange avec sa mère du bout du monde et dont est rempli ce livre fort et sensible.

 

Didier DECOIN : Je vois des jardins partout ; Lattès

L’auteur se souvient des jardins qui l’ont enchanté et bouleversé, qui lui ont appris l’essentiel de la vie. Quand un amoureux des jardins emploie sa plume à nous les décrire…

 

Anne FINE : Dans un jardin anglais ; Ed. de l’Olivier

Le jardin comme champ de bataille où s’affrontent les membres d’une famille anglaise à travers complots et amertume. L’humour, parfois noir, pour masquer les blessures de chacun : réjouissant !!

 

Rodrigo FRESAN : Les jardins de Kensington ; Seuil

Les jardins de Kensington sont « l’éventuel cœur de l’univers, point d’énergie pure où tout est né et finira par revenir ». Lieu d’inspiration en plein centre de Londres, fréquenté par James-Matthew Barrie, éternel enfant perdu après plusieurs décès au sein de sa famille et auteur de Peter Pan. Rodrigo Fresan en fait le portait en s’adressant à son fils Keiko, récit croisé avec celui de Peter Hook dans le Londres des Swinging sixties. Un tour de force halluciné !

 Extrait de Peter Pan and Wendy (en anglais)

 

Hella Serafia HAASSE Les jardins de Bomarzo : Seuil

Enquête dans un jardin italien

L’auteur tente de répondre aux questions qui entourent l’histoire d’un jardin italien peuplé de statues étrange, unique en son genre. Il subsiste seulement des indices sur son origine et rien n’est assez solide pour expliquer son évolution. Au milieu des fantasmes qui entourent ce jardin de pierre mystérieux, seule la présence de grandes familles italiennes de la Renaissance qui y sont liées est une certitude. Un roman /documentaire passionnant.

 

Erik ORSENNA / Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre, 1613-1700 ; Fayard

Jamais l’art des jardins n’a connu un tel état de perfection qu’avec André Le Nôtre (1613-1700), contrôleur général des jardins du Roi, et créateur des jardins de Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Versailles, des Tuileries, etc. Disciple et ami des peintres et architectes de son temps, son caractère heureux a su attirer sur lui la faveur des grands seigneurs et de Louis XIV.

 

Pascal QUIGNARD : Dans ce jardin qu’on aimait ; Grasset (Collection littéraire)

Le révérend Simeon Pease Cheney a noté tous les chants des oiseaux qui venaient pépier dans son jardin, dans les années 1860-1880. Passionné par les sons, il portait un amour absolu à sa femme disparue.

 

Donatella RIZZATI : La petite herboristerie de Montmartre ; Charleston

Paris, novembre 2004. Viola Consalvi, passionnée de naturothérapie, découvre une herboristerie près de la rue Lepic. Elle tombe amoureuse du lieu, ce qui conforte son choix d’étudier la médecine alternative. Son diplôme en poche, elle revient à Rome, où elle rencontre Michel. Après six ans de bonheur, il décède brutalement d’une crise cardiaque. Bouleversée, elle décide de retourner à Paris.

 

Francis WYNDHAM : L’autre jardin ; Bourgois (Littérature étrangère)

Un autre jardin anglais, pendant la deuxième guerre, dans un petit village épargné par les combats directs. Dans ce havre de paix, le jeune narrateur peut se réfugier et découvrir la vie à travers le cinéma, les livres et l’amitié. Un livre refuge.

 

Virginia WOOLF : Kew Gardens et autres nouvelles ; Le livre de Poche (Les langues modernes Bilingue)

Dans un jardin public anglais, un tableau impressionniste représentant un massif de fleurs évoluant dans les lumières de la journée. Des groupes s’y arrêtent, le dépassent tout en bavardant. Voilà une des nouvelle de ce recueil, toutes pleines d’humour et d’amour des détails comme savait en composer Virginia Woolf.

 

Et si cela vous a donné envie, pourquoi ne pas « cultiver votre jardin « ?? Grâce à quelques documentaires afin de pouvoir en profiter ensuite (les fruits et légumes récoltés) et comme cadre de vos lectures !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph CHAUFFREY : Mon petit jardin en permaculture : durable, esthétique et productif ! ; Terre vivante-Facile & bio

Des outils pour créer un petit jardin biologique ultra-productif en milieu urbain, périurbain ou campagnard selon les principes de la permaculture, une méthode systémique s’inspirant de l’écologie naturelle et de la tradition pour une production agricole durable. Avec des QR codes permettant d’accéder à des reportages vidéos.

 

Laurent RENAULT : Mon premier jardin : c’est facile ! ; Rustica

Sous forme de fiches-projets, des conseils à l’intention des débutants qui veulent commencer leur premier jardin : la pelouse, les arbres et les arbustes, les massifs de fleurs, le coin potager, etc.

 

Martin STAFFLER : Le jardin vertical : jardiner sans jardin, c’est possible ! : 20 projets à faire soi-même ; Larousse

Pour gagner de l’espace cultivable, vingt projets créatifs permettant de jardiner à la verticale, expliqués en pas à pas : recycler des palettes de bois, utiliser de la toile de jute ou encore réaliser un kokedama ou un mur végétal. Avec un répertoire de cinquante plantes qui s’adaptent facilement à ce mode de culture.

 

Alain BARATON : Le camélia de ma mère ; Grasset

Selon la légende, le camélia aurait été découvert par le mythique empereur de Chine Shennong, qui en aurait tiré un breuvage, le thé. De Venise aux samouraïs, de Coco Chanel à La dame aux camélias d’Alexandre Dumas, l’histoire de cet arbuste offre autant de prétextes à l’auteur pour évoquer sa mère et ses souvenirs d’enfance.

 

Erik ORSENNA : Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre, 1613-1700 ; Fayard

Jamais l’art des jardins n’a connu un tel état de perfection qu’avec André Le Nôtre (1613-1700), contrôleur général des jardins du Roi, et créateur des jardins de Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Versailles, des Tuileries, etc. Disciple et ami des peintres et architectes de son temps, son caractère heureux a su attirer sur lui la faveur des grands seigneurs et de Louis XIV.

 

Enfin, après tous ces efforts, et pour le plaisir de l’œil !

Végétal : explorer le monde botanique ; Phaidon

300 illustrations qui célèbrent la beauté des plantes et des fleurs ainsi que leur grande diversité. Ce bel ouvrage nous le montre à travers un choix de dessins, de gravures, d’aquarelles et de photos, accompagnés de commentaires et d’anecdotes sur ces artistes qui, bien souvent, ont été des botanistes et des jardiniers talentueux.

Saisons d’Alsace (Les), n° 72 L’Alsace, ce beau jardin ; Dernières nouvelles d’Alsace

Un numéro consacré aux plus beaux jardins d’Alsace : publics ou privés, botaniques, monastiques ou ouvriers, romantiques ou contemporains.

RMN-Grand Palais : Jardins

Histoire de l’art des jardins et des créations qui y sont liées à travers la présentation d’oeuvres diverses : peintures, sculptures, photographies, dessins et installations.

En prolongement de la magnifique exposition du même nom au grand Palais jusqu’au 26 juillet 2017. Que diriez-vous d’une petite visite guidée ?

Comme d’habitude, ces livres sont ( moyennant plus ou moins d’attente ) disponibles aux lecteurs du réseau des bibliothèques du Haut-Rhin et du Médiabus. A réserver

Pour les autres, rendez-vous auprès de tous vos fournisseurs habituels de lecture !

Cultivons l’été !

 

 

Collections été 2017 : sélection de romans francophones et étrangers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi tous les titres parus au printemps, voici une petite sélection de romans pour l’été : il y a du léger, du sentimental, de l’historique et du roman tout court. Bref, c’est un reflet de nos collections à savourer avec ou sans modération…

LES LIVRES « QUI FONT DU BIEN »( les autres aussi, mais d’une autre façon !)


Les jours meilleurs/Ahern, Cecelia- Milady

En panne d’inspiration, Kitty tente d’en retrouver auprès de la femme qui lui a tout appris de son métier de journaliste et qui est sur le point de mourir. Elle trouvera dans cette quête bien plus que des idées.

 

Le jour où les lions mangeront de la salade verte/ Giordano, RaphaëlleEyrolles

Romane s’est donnée pour mission de réduire de façon originale ce qu’elle appelle le taux de burnerie, ce mal répandu dont les symptômes sont le sentiment de supériorité, l’égocentrisme, le penchant pour le pouvoir ou encore la mauvaise foi.

 

Petites surprises sur le chemin du bonheur/Wood, Monica –  Kero

Dans la même veine … Lorsque le scout qui s’occupait d’elle disparaît, Ona (104 ans tout de même),son père, Quinn, lui succède. L’homme, meurtri par sa défaillance parentale, embarque la vieille femme dans un périple aux conséquences surprenantes pour l’un comme pour l’autre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai/ Marquis, Serge – La Martinière

Maryse du Bonheur, éminente neuropédiatre, cherche désespérément la reconnaissance. Par ses questions philosophiques et existentielles, son fils de 9 ans, Charlot, la pousse dans ses derniers retranchements.

 

ET ENCORE…

La petite herboristerie de Montmartre /Rizzati, Donatella – Charleston

 

INSPIRES DE PERSONNES AYANT EXISTE

Jours barbares : une vie de surf/ Finnegan, William –  Ed. du sous-sol

L’auteur, raconte sa vie, partagée entre son travail de reporter de guerre pour le New Yorker et sa passion du surf. L’océan se révèle une échappatoire aux horreurs de la guerre, un moyen de prendre du recul sur sa carrière et sur sa réussite.

 

Mrs. Hemingway/ Wood, Naomi – Ed.La Table ronde
L’histoire romancée des femmes qu’Ernest Hemingway a connues au cours de sa vie.

 

 

Agatha/ Deghelt, FrédériquePlon Miroir

Dans ce monologue, Agatha Christie dépeint le vide dont elle fut saisie lorsque la perte de sa mère adorée se doubla de la trahison d’Archi, son mari.

 

 

Ne nous quittons pas/ Expert, Jacques- Albin Michel

Années 1960, dans une station balnéaire du sud-ouest de la France. Le père du petit Jacques, maître-nageur saisonnier, voit arriver sur la plage Jacques Brel et sa famille

Et aussi La veuve des Van Gogh /Sánchez, Camilo ; Ed.Liana Levi

 

LES ROMANS TOUS AZIMUTS

La tresse/ Colombani, Laetitia- Grasset

Les destins croisés de trois femmes,sur trois continents différents. Le bouche à oreille a accompagné ce beau succès de librairie.

Farallon islands/ Geni, Abby – Ed..Actes Sud

Miranda, une jeune photographe spécialisée dans la faune sauvage, découvre sur une île déserte un monde parallèle où vit une petite communauté scientifique inhospitalière. Exotisme et mystère.

Les furies/ Groff, Lauren – Ed. de l’Olivier

Lotto et Mathilde représentent l’archétype du couple glamour. Lui, dramaturge à succès sur lequel plane l’ombre de Shakespeare, elle qui lui est dévouée. Cette passion durable issue d’un coup de foudre pourrait cacher en son sein des monstres beaucoup moins lisses qu’il n’apparaît… En cours de lecture, je n’ai qu’une hâte m’y plonger tous les jours !

Les jours enfuis/ McInerney, Jay – Ed. de l’Olivier

A New York, Russell lutte pour garder sa maison d’édition tandis que sa femme, Corrine, se consacre aux plus démunis. Mais un homme avec qui Corinne a eu une liaison au lendemain du 11 septembre ressurgit dans leur entourage et fragilise l’équilibre de la famille. L’auteur revient en forme !

Dans la forêt/ Hegland, Jean – Ed . Gallmeister

La société américaine s’est écroulée. Nell et Eva, deux adolescentes, se retrouvent livrées à elles-mêmes dans leur maison perdue dans la forêt. Elles luttent pour survivre et découvrent les richesses de leur milieu naturel et vivent leur passion pour la danse et l’écriture. Celui-ci, je l’amène en vacances !

 

Un été invincible/ Adams, Alice –  Albin Michel

Des amis, séparés par la vie, se retrouvent de façon surprenante, la trentaine arrivée.

ET PLUS ENCORE ! : Sous le ciel qui brûle/ Nguyen, Hoai Huong ;Ed. Viviane Hamy ,

Fendre l’armure/ Gavalda, Anna – Dilettante

Dans ce jardin qu’on aimait/Quignard, Pascal- Grasset

Le retour de Jules/ Van Cauwelaert, Didier

 

EXOTISME

A l’ombre de l’arbre kauri/ Lark, Sara- Archipel

En 1875, en Nouvelle-Zélande, Lizzie et Michael Drury sont bouleversés par l’enlèvement par un chef maori de Matariki, leur fille adoptive. De son côté, Katherine Burton, l’ancienne fiancée de Michael, apprend le retour au pays de son fils Colin. Exotisme et amour garantis !

L’espoir est une terre lointaine Volume 1, L’île du maudit/ McCullough, Colleen- Archipel

Au XVIIIe siècle, à Bristol, Richard Morgan est accusé de vol à tort et envoyé en prison. Les prisons sont pleines, et lil est dirigé vers les terres lointaines de Norfolk Island. Mais, une fois sa peine purgée, il restera sur cette terre.Exotisme et aventures au rendez-vous!

 

Lonesome Dove : l’affrontement Lune comanche ; Lonesome Dove (série)/ McMurtry, LarryGallmeister

Au coeur du désert texan. Le chef comanche Buffalo Hump tient tête aux colons, ce qui donne lieu à de violents affrontements. Côté Mexique, le bandit Ahumado sème la terreur. Un grand auteur de littérature western contemporaine.

HISTORIQUE

Les lionnes de Venise Volume 1

Les lionnes de Venise, n° 1/ Calmel, MireilleXO

Venise, 1627. Lorsque trois hommes masqués enlèvent son père imprimeur, la jeune Lucia, 17 ans, échappe de justesse à un tir de pistolet. Elle cherche alors à découvrir la vérité cachée sous cette attaque.

 

Les serpents et la dague/ Young, Robyn –  Fleuve éditions

Complots familiaux en 1483, entre Séville et l’Angleterre .

 

 

Et encore :

Deux hommes de bien/ Pérez-Reverte, Arturo- Seuil

A la fin du XVIIIe siècle, deux Espagnols sont chargés de trouver l’intégralité de l’Encyclopédie. Commence alors un pénible voyage de Madrid à Paris, perturbé notamment par un espion chargé de faire échouer leur mission.

 

SENTIMENTS

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie/ Grimaldi, VirginieFayard

Pauline, quittée par son mari Ben, se retrouve obligée de vivre chez ses parents avec son fils de 4 ans. D’abord abattue, elle décide de ranimer ce qui avait fait tenir sa relation avec Ben jusque-là.

La mélodie de l’été/Macomber, Debbie – Charleston

Jo Marie Rose poursuit ses activités au sein de sa maison d’hôtes, avec son ami Mark. Elle accueille trois nouveaux visiteurs : Ellie Reynolds, venue rencontrer un homme avec lequel elle correspond, ainsi que Maggie et Roy Porter, qui prennent leurs premières vacances sans leurs enfants et espèrent retrouver l’alchimie des débuts. Amour et sentiments.

 

Le souffle des feuilles et des promesses/ McCoy, SarahM. Lafon

New York, fin du XIXe siècle. Hallie Erminie cherche un éditeur pour publier son roman et rencontre Post Wheeler, un journaliste, célibataire endurci. Mais Post part subitement en Alaska. Durant une dizaine d’années, leurs chemins se croisent… Amour, toujours !

La plage de la mariée/ Sabard, ClarisseCharleston

La vie de Zoé, 30 ans, bascule lorsqu’un coup de téléphone lui apprend que ses parents ont eu un grave accident : son père est mort sur le coup et sa mère est trop grièvement blessée pour espérer s’en sortir. Avant de mourir, elle confie cependant à Zoé que l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Pour retrouver ce dernier, elle lui donne un seul indice : la plage de la mariée.

HUMOUR

Tout un été sans Facebook/ Puértolas, Romain – Dilettante

Agatha Crispies, lieutenant de police, a créé un club de lecture au commissariat de New York, petite ville du Colorado.. Mais ses connaissances littéraires ne sont pas d’un grand secours  pour la résolution de l’enquête qui s’annone. L’absence de réseau numérique l’isole encore plus.

ET AUSSI

Amuse-bouche/Carlier, Stéphane – Le Cherche Midi

 

Voilà, nous pensons qu’avec ça, il y aura forcément de bonnes rencontres… Bonnes vacances. Le blog va lui aussi adopter un rythme plus estival.

Tous ces livres peuvent être réservés sur le catalogue de la médiathèque départementale68 : ici