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Le Garçon Marcus Malte Zulma 2016

Le livre s’ouvre sur la mort de la mère du Garçon. Alors qu’ils ont toujours vécu seuls, dans la forêt, le jeune homme, muet décide de retourner à la civilisation. Dans un village isolé, il loue ses bras contre le gîte et le couvert. A la suite d’un ale-garcon_marcus-malteccident, il est contraint de s’enfuir. Errant sur les routes, il va de rencontres en rencontres. Frôlant la mort, il est hébergé par Auguste et sa fille Emma. Il découvre avec elle l’amour jusqu’à ce que la guerre l’arrache à sa nouvelle famille. Roman d’apprentissage, la vie du Garçon fait figure de fresque de ce début du 20ème siècle.

Marcus Malte a une plume superbe. Il a d’ailleurs été fort justement récompensé par le prix Fémina. Dommage que certains chapitres, comme un trop-plein, ne sont qu’une succession de mots et de listes. Un livre dense. **

Suite des prix littéraires

Le Grand Prix du roman de l’Académie française a été décerné le 29 octobre à l’ écrivain algérien Boualem Sansal 2084(« 2084 ») et à Hédi Kaddour (« Les Prépondérants »).

Le premier a écrit une dystopie qui se déroule dans un pays imaginaire, l’Abistan, du nom du prophète Abi. La pensée personnelle y est proscrite. Il y a obligation de soumission au Dieu prépondérantsunique.

Le deuxième roman décrit les changements provoqués par l’arrivée d’une équipe de tournage
américaine dans un village du Maghreb, dans les années 20.

 

 

 

 

Christine Angot a reçu le 2 novembre le prix Décembre pour « Un Amour impossible ». Roman angotautobiographique dans lequel l’auteur décrit la relation entre son père, intellectuel bourgeois et sa mère secrétaire. Elle parle également de l’inceste dont elle a été victime.

 

 

cacheLe prix Fémina a été attribué hier à Christophe Boltanski pour « La Cache ». C’est un retour sur l’histoire de sa famille à travers les pièces de la maison et notamment la cache qui servit à son grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale

Le prix Médicis couronne Nathalie Azoulai avec « Titus n’aimait pas Bérénice ». Elle revisite la vie de Racine à travers l’histoire d’amour de Bérénice.azoulai

Reste encore le Prix Interallié, le 12 novembre.

Les prix ont donc couronné des auteurs différents. La rentrée littéraire francophone s’avère assez éclectique, sans domination écrasante. Les favoris Boualem Sansal et Delphine de Vigan ont été récompensés sans pour autant monopoliser les prix. On retrouve toujours la forte propension à l’autofiction (exploration de la vie de l’auteur sous forme romancée) qu’on connait depuis quelques années. Autre thème qui inspire les écrivains : les pays musulmans et leurs évolutions.